L'église Notre-Dame d'Athenay est une église du premier âge roman, ancienne église paroissiale, située dans le hameau d'Athenay à Chemiré-le-Gaudin, dans le département français de la Sarthe. Propriété de la commune elle est entretenue et animée par l'association Les amis de l'église d'Athenay depuis 1987. L'ancienneté de sa construction et son abondant patrimoine mobilier, particulièrement sa statuaire de céramique du , caractérisent cette petite église rurale.
Historique Probablement construite en réutilisant un édifice gallo-romain, la construction de la nef est complétée au , les portails sud et ouest finalisent la nef romane au . Elle est mentionnée dans le cartulaire de Saint-Vincent dès cette époque. Au sont ajoutées deux chapelles formant transept, ainsi qu'une sacristie accolée au mur ouest de la chapelle nord, une de ses baies porte la date de 1670.. Église paroissiale d'Athenay, elle perd ce statut lors du rattachement du bourg à la commune de Chemiré-le-Gaudin par décret impérial en . Le Grand Hiver marque l'histoire de la paroisse en 1709, il détruit récoltes, vignes et noyers et entraîne famine et disette.. Depuis un pèlerinage à la Vierge est organisé le puis depuis 1987 le samedi qui suit le . Des vitraux modernes de Cathy Van Hollebeke sont installés en 2023, ils évoquent l'évènement et le pèlerinage.. Un hôpital , aujourd'hui démoli, est mentionné derrière l'église sur le site de la commune.. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis le .
Description Extérieur L'église Notre-Dame d'Athenay est orientée avec une inclinaison sud de dix degrés, elle mesure environ vingt et un mètres avec une nef de six mètres quinze de large, elle se compose d'une nef romane du , d'un chœur du et d'un transept du . La façade ouest, en petit appareil calcaire cubique, présente un curieux décor en sablier de grès roussard. Sa seule ouverture est un portail en plein cintre sans tympan s'inscrivant dans une ancienne ouverture plus grande et décalée au nord. Le mur nord de la nef, du même appareil que la façade sur la majorité de sa hauteur, est percé de trois fenêtres étroites situées juste au-dessous de la toiture, leurs linteaux échancrés monolithiques présentent des rainures radiaires simulant des claveaux. Cette façade et une grande partie du mur nord serait, d'après Alain Valais, la réutilisation d'un édifice gallo-romain. La sacristie est accolée au mur est de la chapelle nord et s'aligne avec le pignon du chevet sans lien ni chainage entre les murs. La façade du chevet plat est centrée par une grande baie obstruée. Le mur sud de la nef est constitué d'un appareil plus irrégulier laissant supposer une construction romane plus tardive. Le portail sud , qui donnait sur le cimetière, est semblable en taille et en forme avec le portail occidental probablement contemporain, les claveaux de l'arc forment un décor coloré en alternant grès roussard et calcaire. La nef est surmontée dans sa partie occidentale d'une flêche en charpente formant clocher.
Au milieu de l'ancien cimetière de l'église se trouve une croix monumentale du , inscrite aux monuments historiques depuis le .
Intérieur L'église n'est pas voùtée, un berceau en lambris recouvre les différentes parties de l'édifice. À l'intérieur de la première partie de la nef unique, quatre poteaux soutiennent la charpente du clocher et, pour les deux poteaux les plus à l'ouest, une tribune. Des fragments de peintures médiévales persistent sur le mur nord de la nef et dans la chapelle sud. La pose des dix vitraux de Cathy Van Hollebeke en 2023 est l'occasion de réhabiliter les trois petites fenêtres du mur nord qui étaient obstruées. Ils évoquent le Grand Hiver de 1709 et le pèlerinage dont il a été suivi. Mobilier Le retable en menuiserie du maître-autel du , inscrit à titre d'objet monument historique depuis 1975, est orné de panneaux peints et supportent une riche statuaire de terre cuite polychrome de la même époque. En haut, le groupe sculpté de la Visitation du , classé surmonte le registre inférieur avec saint Joseph et L'Enfant Jésus classés, le tabernacle et ses panneaux peints et le groupe sculpté de l'Éducation de la Vierge, également classé.
La croisée est occupée par une clôture de chœur et des bancs de fidèles du également inscrits. Une poutre de gloire avec un Christ en terre cuite polychrome du , inscrite, marque l'entrée du chœur.
Dans la chapelle sud, un panneau en bois sculpté polychrome, classé, du , représentant l'adoration des mages, est posé sur l'autel, il est surmonté de trois statues du inscrites, saint Étienne, saint Michel terrassant le dragon et saint Blaise. À l'entrée de la chapelle, un bâton de procession terminé par un édicule triangulaire à colonnes torsadées contenant deux statuettes de la Visitation du est au centre de la procession annuelle du mois de juillet.
Dans la chapelle nord, le mur oriental supporte trois statues, deux terres cuites du , saint Sébastien et une Vierge à l'Enfant et une en pierre polychrome du , inscrite, saint Hyacinthe de Cracovie.
Dans la nef avec accès par le croisillon nord se trouve la chaire à prêcher, du inscrite et, sur le mur nord, à côté des restes de peintures médiévales, se dresse une statue de Vierge à l'Enfant allaitante en terre cuite polychrome du classée. Plus bas, au début de la nef côté sud, sont installés des fonts baptismaux en calcaire, du inscrits
Près de l'entrée sud est posé un tronc ancien, bois et ferronnerie, probablement du .
Annexes
Articles connexes Liste des monuments historiques de la Sarthe Liste des églises de la Sarthe Chemiré-le-Gaudin
Liens externes
Bibliographie
Notes et références Notes
Références
Notre-Dame d'Athenay Catégorie:Église romane dans la Sarthe Catégorie:Monument historique inscrit en 1988 Chemire-le-Gaudin