Le château de Fages est un château français situé à Saint-Cyprien, dans le Périgord noir dans le département de la Dordogne.
Il fait l'objet d'une protection au titre des monuments historiques.
Historique Le château se trouve sur le site d'un oppidum gallo-romain. Au il existe un château cité dans les textes comme Turris dicta de Fagas. Il subsiste un donjon de plan barlong du XII ou au centre qu'un quadrilatère de remparts. Il reste un rempart au nord qui était doublé d'un fossé. À gauche de l'entrée se trouve une chapelle carrée, voûtée d'ogives, sous laquelle se trouve une chambre funéraire.
Face à l'entrée se trouve un logis à étages, rebâti au , retouché au qui contient le grand escalier à deux volées droites par étage. Il est accosté au donjon.
Au sud, un nouveau pavillon Renaissance est construit au sur des caves voûtées mais aucun texte ne permet de préciser à quel moment sa construction a commencé.
Le château a appartenu au milieu du à Jean de Fages et à sa femme, Anne de Salignac de La Mothe. Leur fille, Anne, a été la dame d'honneur de la reine de Navarre. En 1553, elle épouse Joachim de Monluc, sieur de Lioux, frère de Blaise de Montluc, mort avant 1567. Ce dernier a été reçu au château par sa belle-sœur au cours de ses combats contre les huguenots, peu avant la bataille de Vergt. Le château est attaqué et pillé par les protestants en 1568Louis Carvès, « Prise, pillage et incendie du château de Fages », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, année 1885, tome 12, (lire en ligne).
Anne de Fages se marie en 1570 avec Jean de Monlezun, sieur de Caussens, un des exécuteurs de l'amiral de Coligny au cours du massacre de la Saint-Barthélemy. Le seigneur de Limeuil prend le château en 1574 qui est détruit partiellement par une explosion de poudre. Le château est occupé en 1585 par un chef de bande, le capitaine Piolletou.
En 1637, le château appartient à Bernard de Montesquiou, chevalier, seigneur de Fages, Saint-Cyprien, Tursac, Le Bousquet, etc. Le , sa fille, Catherine de Montesquiou-Monluc-de-Sainte-Colombe épouse au château Jean-Jacques de Saint-AstierNicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France: ou Recueil général des maisons nobles de ce royaume, Volume 17, 103, Paris, 1820 Texte
Le , Marie de Montesquieu de Montluc a épousé Bernard de Hautefort, dit le marquis d'Ajat, et lui a apporté le château de Fages, d'où : Marie-Thérèse de Hautefort, seigneur d'Ajat, Bauzens, Fages et autres places après la mort de son frère, mariée à Jacques Arlot de Frugie (†1795), comte de La Roque, seigneur d'Ajat ou Ajac, Bauzens, Fages, le Bousquet, le Mas, etc., lieutenant général des armées du roi, commandeur de l'ordre de Saint-Louis ; Suzanne-Thérèse d'Arlot de Frugie de la Roque mariée en 1759 avec Henri-Jacques de Taillefer (1739-1805)Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, Paris, 1818, tome 14, (lire en ligne) ; Henry François Athanase de Taillefer, appelé comte Wlgrin de Taillefer, Charles Alduin Wulgrin de Taillefer (1818-1885), marié en 1869 avec Emma Félicie Taillardat de la Maisonneuve (vers 1848-1933), Madeleine Wlgrin de Taillefer (1871-1933) mariée en 1895 avec Georges Joseph Camille Armand de Maillard-Lacombe (1869-1944), Comte d'Hust et du Saint-Empire, Thérèse Marie Valentine de Maillard-Taillefer (1896-1920) mariée à Jean Marie Richard de Boysson (1888-1920), Catherine Thérèse Wlgrin de Taillefer (1823-1904) mariée en 1841 avec Albert de Calvimont (1804-1858) qui a été préfet de la Dordogne en 1851, Marie-Thérèse-Fortunée de Taillefer (1760- ) mariée en 1780 avec Guillaume-Joseph de Lartigue de Casaux, président au parlement de Bordeaux ;
L'édifice a été laissé à l'abandon à la fin du et la propriété est dépecée. Le château est repris par Valentine de Maillard-Taillefer qui veut restaurer le château avec l'aide de son mari, mais le couple meurt dans le naufrage du paquebot "Afrique", le . Le château est abandonné. Il sert de séchoir à tabac puis est acheté par M. Clouzel qui y installe un élevage d'asticots. Le domaine intéresse les Sucreries Say. En 1954, M. Lafuge, directeur des Sucreries Say, démantèle le domaine qui passe de 44 hectares à 1,4 hectare. Le château est pillé et saccagé.
Le château est en cours de restauration par l'association de sauvegarde de l'église de Castels et du château de Fages et il peut être visité, notamment lors des Journées européennes du patrimoineBoris Rebeyrotte, « La restauration du château de Fages se poursuit », Sud Ouest édition Dordogne, , ..
Protection La chapelle et les ruines du château sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le et le pavillon Renaissance est classé le ..
Notes et références
Annexes
Bibliographie
Aymar de Saint-Saud, « Famille d'Arlot : Fages », dans Recherches sur le Périgord et ses familles. III, Généalogies périgourdines : famille de La Croix, de Beaudet, de Malleret, de Barraud, de Marsoulier, de Coustin de Bourzolles, d'Arlot, d'Aurout, de Brons, de Fayolles de Puyredon, de Thomasson, Imprimerie générale du Sud-Oest, Bergerac, 1898, (lire en ligne)
Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord: Châteaux, manoirs, gentilhommières, chartreuses, maisons-fortes, 105-106, Sud-Ouest, 1996 Jean-Pierre Babelon, Châteaux de France, 571, 761, Flammarion / Picard, Paris, 1989 , Gilles Séraphin, Le château de Fumel et la Renaissance dans le Haut-Agenais et le Périgord méridional au temps de Catherine de Médicis, dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 1996, (lire en ligne)
Articles connexes Liste des monuments historiques de l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda Liste des châteaux et demeures de la Dordogne
Liens externes
Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Aquitaine : Château de Fage (ruines) et ses abords Fondation du patrimoine : Château de Fages à Saint-Cyprien
Fages Catégorie:Monument historique classé en 1965 Catégorie:Monument historique inscrit en 1933