Un ovoo (), signifiant « talus de pierre », parfois orthographié obo, est un cairn Daniel Miller and Dennis Sheehy, The relevance of Owen Lattimore's writings for nomadic pastoralism research and development in inner Asia, in Nomadic Peoples, vol. 12, issue 2, 2008, : . utilisé au sein de la culture chamanique mongole, notamment pour les sacrifices d'animaux aux déités des montagnes.

Aire de diffusion et usages

On en trouve majoritairement en Mongolie et les régions chinoises de Mongolie-Intérieure où la culture mongole est omniprésente.

Les Mongours de l'est du Qinghai honorent leurs divinités des montagnes au moyen de l'ovoo. Au sommet d'une montagne sacrée, on plante, à l'occasion de tsagaan Sar (équivalent de la fête du printemps chez les Mongols), un poteau censé permettre aux hommes de communiquer avec ces esprits. Autour du poteau, on empile des pierres, de préférence blanches, en un tas palissadé dans lequel on fiche des épieux, de longues flèches et des branches de cyprès. Des drapeaux de prière sont fixés au poteau et aux autres bouts de bois. À des cordes fixées au mât, on attache des os de mouton, de petits drapeaux de prière et des lambeaux de laine rouges. Souvent, des tas plus petits sont élevés à côté du tas central, devant lequel on a posé de grandes dalles pour servir de table à offrandes. Un mouton y sera sacrifié devant les villageois présents Louis M. J. Schram, with Owen Lattimore, The Monguors of the Kansu-Tibetan Frontier: Their Origin, History, and Social Organization, Édition réimprimée, Kessinger Publishing, 2006, section « Cult of the Obo », : ..

Les populations kalmoukes de la fédération de Russie, qui sont d'origine mongole et pratiquent le bouddhisme tibétain mêlé de chamanisme, élèvent, elles aussi, des ovoo, censés abriter les esprits des lieux et servant à accomplir divers rituels KALMYKIA : ..

Au Tibet et dans le reste de l'espace himalayen tibétophone on les appelle Lhapsa John Vincent Belleza, Flight of the Khying, sur le site Tibet Archaeology and all things Tibetan, mars 2010..

Ovoo et lhapsa sont souvent dressés au col : le voyageur s'y arrête et ajoute sa pierre au tas pour manifester sa gratitude de ce que le voyage se passe bien Emma Inveen, A Summer's holiday in Eastern Tibet, in East of Asia Magazine, vol. IV (1905), : ..

Selon Gaëlle Lacaze, le culte des ovoo se généralisa pendant le premier tiers du à la suite de l'intensification de la campagne de conversions au bouddhisme. Les ovoo se substituèrent aux . Toutefois, en se pérennisant dans les pratiques populaires mongoles, ce culte a perdu aujourd'hui ses connotations bouddhiquesGaëlle Lacaze, Mongolie : pays d'ombres et de lumières, Éditions Olizane, 2014, 336 p., ..

Articles connexes Cairn Lhapsa

Liste du patrimoine culturel immatériel de la république de l'Altaï

Notes et références

Bibliographie Louis M. J. Schram, with Owen Lattimore, The Monguors of the Kansu-Tibetan Frontier: Their Origin, History, and Social Organization, Édition réimprimée, Kessinger Publishing, 2006, rubrique « Cult of the Obo », Gaëlle Lacaze, Mongolie : pays d'ombres et de lumières, Éditions Olizane, 2014, 336 p. .

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