Les théories conspirationnistes sur les attentats du regroupent l'ensemble des théories conspirationnistes qui contestent la version couramment admise concernant le déroulement des attentats du aux États-Unis.

vignette|La nature de l'effondrement des deux tours du World Trade Center et du bâtiment 7 voisin (sur cette photo, l'immeuble marron à gauche des tours) est un sujet central des théories du complot sur le 11 septembre.

Les partisans de ces théories soutiennent que le rapport officiel n'est pas assez complet et comporterait des mensonges et des omissions. Beaucoup de ces critiques visent l'administration Bush qui, bien qu'avertie de l'imminence des attentats, aurait laissé faire les terroristes ou aurait participé d'une manière active à ces attentats ou en serait même l'instigatrice.

Certaines de ces théories ont été initialement portées par le 9/11 Truth Movement, un mouvement dont se réclament les associations ou personnes qui remettent en cause l'explication et le déroulement couramment admis des attentats. Les partisans de cette thèse s'appuient notamment sur des erreurs, des confusions et des contradictions émises par le gouvernement américain ou des journalistes pendant ou peu après les événements. Ils s'appuient également sur leurs propres interprétations de vidéos et de données scientifiques concernant les attentats.

Malgré plusieurs commissions d'enquête, notamment les travaux de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, qui a publié son rapport en 2004, et le fait que plusieurs personnes en lien avec les terroristes et leurs attaques, comme Zacarias Moussaoui et Khalid Cheikh Mohammed (interpellés respectivement le et le ), aient été condamnées ou inculpées, des collectifs aux États-Unis et à l'étranger continuent en 2021 de demander l'ouverture d'une enquête internationale et indépendante sur les événements du .

Par ailleurs, de nombreuses personnalités, telles que l'intellectuel Noam Chomsky, l'ancien vice-président du sénat américain Walter Mondale, le général Wesley Clark, parfois regroupées au sein d'associations, mettent en doute différents aspects de la thèse officielle et des travaux de la commission. Ces sceptiques n'entrent pas dans le cadre de cet article dans la mesure où ils n'échafaudent pas de théorie en regard des questions qu'ils soulèvent.

Ces théories sont dénoncées par leurs adversaires comme « conspirationnistes », néologisme utilisé pour désigner en particulier les partisans d'une théorie du complot intérieur, ou bien « révisionnistes » ou « négationnistes ».« Pourquoi les complotistes sont des ennemis de la démocratie ? » - Laurent Joffrin, Le Nouvel Observateur, .« Les écueils de la pensée », Académie de Créteil, .. Des sites internet, comme celui de Conspiracy Watch par exemple, observent les théories du complot, les analysent et les jugent fallacieuses et dénuées du moindre fondement scientifique.

Historique

Historique de la polémique vignette|Manifestant du mouvement 9/11 Truth à Los Angeles en octobre 2007. Dans les semaines qui suivent les attentats, des associations de familles de victimes réclament de la part du gouvernement comme de la presse une commission d'enquête indépendante.. Des élus proposent un texte de loi mais le président Bush et le vice-président Cheney refusent dans un premier temps d'ouvrir une nouvelle enquête.. Plus tard, les « Jersey Girls », quatre femmes du New Jersey dont les époux ont péri dans les tours, jouent un rôle capital dans la création de la « Commission sur le 11 Septembre ».... Cette commission, qui voit le jour le , est alors présidée par Tom Kean, politicien le plus populaire du New Jersey, après que Henry Kissinger eut démissionné du poste.. La commission promet aux familles de fournir toutes les réponses à leurs questions dans son rapport final.

George W. Bush est l'un des premiers responsables américains à reconnaître publiquement l'existence de théories du complot autour des attentats, en appelant à ne dans un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies le .

Entre 2002 et 2004, d'après deux sondages CBS News, la proportion d'Américains estimant que l'administration Bush sur ce qu’elle savait antérieurement aux attentats, passe de 8 à 16 %..

Naissance du 9/11 Truth Movement Les associations et se constituent afin de suivre les travaux de la commission... C'est ainsi que naît le 9/11 Truth Movement.

En 2002, ces différentes associations organisent plusieurs manifestations, notamment à San Francisco sous le slogan « Bush l'a fait », le jour anniversaire des attentats.. En 2004, le , créé en 2003, organise une manifestation à Ground Zero avec des slogans accusant le président américain d'avoir décidé l'effondrement des tours..

Le , le Rapport final de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis est publié. Il est qualifié de « rapport final de l'omission » par les associations de familles de victimes, fournissant une tentative de réponse à seulement 30 % des questions posées..

L'histoire du mouvement et ses rapports avec la commission sont retracés dans le documentaire 9/11: Press for Truth (2006) du cinéaste Ray Nowosielski.

Principales catégories Il faut d'abord souligner que dans l'expression « théorie du complot », le complot se définit comme une .. À ce titre, les attentats du 11 Septembre sont le fruit d'un complot de la part de membres d'Al-Qaïda.

Les résultats et les conclusions des enquêtes menées après les attentats imputent le complot à Al-Qaïda. Ces résultats et conclusions sont appelés la par ses détracteurs. Ces derniers ont fait naître toute une série de théories parfois contradictoires qui, le plus souvent, considèrent les rapports des enquêteurs comme des mensonges ayant pour objet de couvrir un . Ces théories alternatives sont regroupées sous le néologisme de « théories conspirationnistes »Entrée « conspirationniste » dans le Larousse 2012, citée dans Rudy Reichstadt, « Conspirationniste fait son entrée dans le Petit Larousse 2012 », ..

La La thèse d'un complot des terroristes d'Al-Qaïda qui auraient détourné des avions pour provoquer les attentats du 11 septembre 2001 (sans intervention ou « laisser-faire » du gouvernement) est appelée par ceux qui la critiquent. Ils font remarquer que cette thèse a été rapidement soutenue par l'administration Bush et a servi à justifier la guerre en Afghanistan puis en Irak. Au début, l'administration américaine soutenait que Saddam Hussein était impliqué dans les attentats, en affirmant que des liens existaient entre lui et Oussama ben Laden. Il a été depuis prouvé et accepté par les autorités américaines que l'ancien président irakien n'avait aucune confiance en Al-Qaida et lui refusait toute aide, comme l'atteste le Sénat des États-Unis Iraq’s Links to Terrorism.. Depuis, le président américain a reconnu que Saddam Hussein n'avait rien à voir dans ces attentats « Bush promet la capture de Ben Laden », lefigaro.fr (avec AP, Reuters et AFP), ..

Dès 2002 apparaît l'idée, sur des sites conspirationnistes, selon laquelle la version officielle est une théorie du complot. David Ray Griffin intègre notamment la notion de au titre d’un de ses livres..

Pour le spécialiste des structures, Jérôme Quirant, il n'existe pas de mais seulement une et qui ..

Le vignette|« (Le 11 septembre a été commis de l'intérieur) - Bush menteur assassin terroriste », pancarte à Washington, L'idée selon laquelle les événements survenus le sont le fait d'un complot intérieur au sein des États-Unis se divise en deux catégories définies ainsi par Webster G. Tarpley : thèse « LIHOP » () : le gouvernement a laissé survenir les attentats et avait donc une connaissance préalable de ce qui se préparait. thèse « MIHOP » () : le gouvernement a lui-même organisé et provoqué les actions terroristes sur son territoire.

Les partisans de ces théories soulignent que différents éléments ou axes d'enquête ont été ignorés par le gouvernement américain et que le premier rapport du Congrès a été expurgé de 28 pages à la demande de l'administration Bush ssl.tnr.com, truthout.org, usatoday.com..

Le fait que des agents aient été mandatés pour assurer l'évacuation de citoyens originaires d'Arabie Saoudite hors du territoire des États-Unis au lendemain des attentats « Evacuation of Saudi Nationals »., afin d'éviter qu'ils soient interrogés, sème le doute. D'autant plus qu'au même moment, tous les vols intérieurs étaient cloués au sol jusqu'au .

LIHOP (laisser-faire délibéré)

Cette thèse va dans le sens d’une connaissance préalable, par le gouvernement américain, de ces projets d'attentats, et donc de la possibilité d’une « complicité objective » visant à tirer de leur survenue des bénéfices politiques ou économiques : contrôle des ressources énergétiques au Moyen-Orient ; délits d'initiés, destruction de nombreux éléments d'enquête sur les scandales financiers et boursiers tels qu’Enron, dans l'effondrement inattendu de la tour du 7 World Trade Center (WTC 7), abritant les bureaux de l'IRS, du FBI et de la CIA ; guerre en Afghanistan et en Irak ; justification des lois sécuritaires.

À l'appui de cette thèse : le NORAD, organisme militaire chargé de la défense de l'espace aérien américain n'aurait pas réagi assez rapidement.

MIHOP (déclenchement délibéré) Cette thèse va dans le sens d’une implication directe du gouvernement (ou d'organisations liées à celui-ci) dans les attentats. Le but aurait été de produire un impact médiatique, émotionnel et politique maximum sur la population et le congrès américain traditionnellement hostiles à la guerre. Un rapport du groupe de réflexion néo-conservateur « projet pour un nouveau siècle américain » indiquait en 2000 : De plus, le processus de transformation, même s'il apporte un changement révolutionnaire, sera probablement long en l'absence d'un événement catastrophique et catalyseur - comme un nouveau Pearl Harbor Rebuilding America's Defenses: Strategy, Forces and Resources For a New Century, , .. Webster G. Tarpley analyse ces propos comme une indication que l'administration Bush – dont lui et Griffin soulignent que nombre de ses membres sont liés au PNAC – avait conscience que le soutien de la population à une nouvelle politique impérialiste américaine ne pourrait être obtenu rapidement qu'avec la survenue d'un évènement catalyseur, à l'image de l'attaque sur Pearl Harbor qui avait entraîné les États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale. Ces auteurs rapprochent les attaques du 11-Septembre de précédents historiques, comme l'Opération Northwoods – projet refusé d'opération false flag au début des années 1960 – pour appuyer la thèse selon laquelle une partie des plus hautes autorités militaires et gouvernementales a toujours été prête à cibler et manipuler sa propre populationGriffin écrit notamment : « qu'y a-t-il de plus banal que de voir une puissance impérialiste ourdir une opération sous faux pavillon, dans le but de donner prétexte à une aventure militaire ? […] en 1961 par exemple, l' opération Northwoods devait, selon leurs propres termes . » in La Faillite des médias. Une conspiration du silence, ..

Ils avancent donc que le gouvernement américain aurait pu infiltrer des groupes terroristes et préparer les attentats pour accuser Al-Qaïda de les avoir réalisés, afin d'avoir un prétexte (attaques étrangères sur son sol, lien présumé entre Al-Qaïda et Saddam Hussein) pour envahir l'Afghanistan et l'Irak. Le but de ces opérations serait de prendre militairement le contrôle des ressources énergétiques (champs de pétrole, projets d'oléoducs) de ces pays tout en maintenant par ce contrôle l'hégémonie du dollar US sur le marché pétrolier mondial.