Charles-Olivier, dit Olivier Blanc, né le à Montivilliers, est un historien et conférencier français.

Biographie Ancien élève au lycée François- du Havre et de la faculté de droit (1969) puis des lettres de l’université de Rouen à Mont-Saint-Aignan, ancien journaliste, il a consacré, dès 1977, ses recherches à l’étude d’archives du , particulièrement de la Révolution française. Il a mis au jour et publié un grand nombre de documents inédits comme des lettres d’adieu de condamnés à mort de la Terreur. Ses recherches sur l’influence et le renseignement tendent à redéfinir la réalité du travail de diplomate sous la Révolution française, et notamment l’espionnage entre puissances européennes.

Domaines de recherche Le premier ouvrage important d’Olivier Blanc est une biographie d’Olympe de Gouges parue en 1981, qui participe de l'entreprise de réhabilitation de cette révolutionnaire qui donna une visibilité à l'engagement politique au féminin, militante de l’abolition de l'esclavage et qui, proche des Girondins, fut victime de la Terreur.

En 1984, il publie un recueil de lettres ultimes écrites par des condamnés à la guillotine à Paris entre 1793 et 1797. Sous le titre La Dernière Lettre, prisons et condamnés de la Révolution, cet essai construit à partir des archives dites de Fouquier-Tinville témoigne des mentalités du temps et peut être vu comme un réquisitoire contre les violences de la Révolution française. Traduit en une dizaine de langues, il a fait l'objet de nombreuses recensions tant dans la presse française que dans la presse étrangèrePour la presse française, la plupart des articles dont ceux du Monde, de Libération, du Figaro, du Point, de l'Express ont été publiés dans l’édition de poche de La Dernière lettre (collection « Pluriel » chez Hachette). Pour la presse internationale : l’International Herald Tribune (7/8/1987), le Washington Post (16/8/1987), le New York Times, le Times (16/3/1987), le New Zealand Herald (10/10/1987), le Times Literary Supplement (6/3/1987), Books and Bookmen (16/6/1987).

Ses autres travaux se concentrent également sur les archives de la fin du , de la Révolution et du Premier Empire. Les Hommes de Londres (1989) s'appuie sur un corpus de documents, notamment les archives Carnot, pour expliciter la thèse de la duplicité de figures de la Révolution, comme le général Santerre ou Bertrand Barère, membre du comité de salut public. Dans la même thématique, La Corruption sous la Terreur (1992) et « Les Espions du Comité de salut public » (dans Les Espions de la Révolution et de l'Empire, 1995) veulent s'inscrire dans la suite des recherches menées sur le sujet par l'historien Arnaud de LestapisAuteur, entre autres, de la thèse La « conspiration » de Batz (1793-1794), Paris, Société des Études robespierristes, 1969., soulignent l’influence des affrontements entre factions sur le développement de la Terreur, et essaient de relativiser la thèse des « sévérités nécessaires » dans leur rapport exclusif à la guerre. Olivier Blanc revendique également une continuité avec les travaux d'Albert Mathiez, qui avait esquissé en son temps la question des rivalités internes au sein des comités et leur poids relatif dans l'histoire de la Terreur.

D'autres ouvrages (Les Libertines (1997) et L'Amour à Paris sous Louis XVI (2003) se concentrent sur la société et les mentalités, comme le libertinage ou les biographies de personnalités du .

Le travail d'Olivier Blanc s'effectue essentiellement à partir de documents issus des Archives nationales, des archives du quai d'Orsay, des archives de Paris, mais aussi dans les fonds privés et à l’étranger. Sa recherche tend à interpréter les causes de la Terreur à travers le prisme des rivalités politiques au sein des comités de gouvernement, en soulignant l'implication de Bertrand Barère dans le développement de ces rivalités et les liens que ce conventionnel aurait entretenu avec des agents d'influence et espions du gouvernement britannique, au rôle censément déterminant.

Télévision En tant qu'historien, il a collaboré à l'émission Secrets d'Histoire, intitulée Les femmes de la Révolution diffusée le sur France 2.

Publications Ouvrages Olympe de Gouges (avec une préface de Claude Manceron), Éditions Syros, Paris, 1981, , , . Réédition, revue et augmentée, sous le titre « Olympe de Gouges : une femme de libertés » : coédition Syros et Alternatives, Paris, 1989, de planches illustrées, , . La Dernière Lettre, prisons et condamnés de la Révolution, préface de Michel Vovelle, Robert Laffont, 1984 & Collection Pluriel 1986 (avec critiques et commentaires). Madame de Bonneuil : femme galante et agent secret, 1748-1829 (avec une préface de Jacques Godechot), Éditions Robert Laffont, , Paris, 1987, de planches illustrées, , . Les Hommes de Londres, histoire secrète de la Terreur, Éditions Albin Michel, Paris, 1989, de planches illustrées, , . . Les Espions de la Révolution et de l’Empire, Éditions Perrin, Paris, 1995, , , , présentation en ligne Les Libertines : plaisir et liberté au temps des Lumières, Éditions Perrin, Paris, 1997, , , L’Amour à Paris au temps de Louis XVI, Éditions Perrin, , Paris, 2002, de planches illustrées, , L’Éminence grise de Napoléon : Regnaud de Saint-Jean d’Angély, Éditions Pygmalion, Paris, 2002, de planches illustrées, , . Marie-Olympe de Gouges : une humaniste à la fin du , Éditions René Viénet, Belaye, 2003, , , . Portraits de femmes : artistes et modèles à l’époque de Marie-Antoinette, Éditions Didier Carpentier, , Paris, 2006, , , . L'ombre de la Terreur : Jean-Nicolas Pache, maire de Paris, Versailles, Via Romana, 232 p. 2025

En collaboration L’État de la France pendant la Révolution (1789-1799), ouvrage collectif sous la direction de Michel Vovelle, Éditions de la Découverte, Paris, 1989, (« Tribunaux et prisons » 200-203; « La Terreur », , 219-220 ; « La guillotine, une mort propre », , 220-222.) Mélanges Michel Vovelle, Paris, Société des études robespierristes, 1997 (« Aux origines du 9 thermidor », 261-270). Hôtels particuliers de Paris (texte d’Olivier Blanc, photographies de Joachim Bonnemaison), Éditions P. Terrail, Paris, 1998, 207, , Études sur l’histoire du renseignement, ouvrage collectif sous la direction du Professeur Maurice Vaïsse, Lavauzelle, 1998. La Démocratie « à la française » ou les femmes indésirables, ouvrage collectif sous la direction d’Éliane Viennot ; CEDREF/Université Paris 7, Denis Diderot, 1996. (« Féminisme et politique : l’exemple d’Olympe de Gouges, 1789-1793 », )

Articles « Les indics de la Révolution », L’Histoire, 62, 1981. « Enquête sur le vol des diamants de la couronne », L’Histoire, 75, 1983. « La Terreur », Le Monde de la Révolution, . « La Révolution contre l’Église : la déchirure », Historama, , . « Les "affaires" des Jacobins : des corrompus contre l’Incorruptible », Historama, 32, . « Résistances à la Révolution, l’influence des femmes », Les femmes et la Révolution française, actes du colloque international d’, Université de Toulouse le Mirail, Presses universitaires du Mirail, 1989. « Les maisons de santé sous la Terreur », La Cité, Société historique et archéologique des III, IV et XI arrondissements de Paris. Nouvelle série, 12, , . « Un ami de cœur de Marcel Proust : Clément de Maugny (1873-1944) », Bulletin Marcel Proust, 1995, 45, 48-61. « The Italian Taste in the time of Louis XVI (1774-1792) », Review of Homosexuality in French History and Culture, edited by Jeffrey Merrick and Michael Sibalis, The Haworth Press, New York, 2001, . « Visibilité du libertinage féminin sous Louis XVI », Mémoires libertines, sous la direction d’Anne Richardot, Presses universitaires de Rennes, Paris, 2002. « Une humaniste au : Olympe de Gouges », 1789-1799 : combats de femmes. Les révolutionnaires excluent les citoyennes, Évelyne Morin-Rotureau (dir), Paris, Éditions Autrement, 2003, . .

Débat Tribunal de grande instance de Paris, bicentenaire de la Révolution (…) débat du sur le Tribunal révolutionnaire avec MM. Olivier Blanc, Jean-Denis Bredin, Jean-François Fayard et Luc Willette, brochure réalisée par le service administratif du TGI de Paris, Paris, 1989.

Notes et références Notes

Références

Liens externes

Isabelle Brouard-Arends, « Olivier Blanc, Marie-Olympe de Gouges. Une humaniste à la fin du », Cahors, Éditions René Viénet, 2003, , Clio, , 2005, Utopies sexuelles, mis en ligne le . Consulté le

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