vignette|Matsudaira Sadaaki, le dernier Kyoto shoshidai, en uniforme occidental. Le poste de est une importante fonction administrative et politique qui exista au Japon du à 1867.. Le rôle et les pouvoirs de cette fonction sont codifiés par le troisième shogun, Tokugawa Iemitsu, qui transforme la création originale en un élément bureaucratique d'un ensemble uniforme et cohérentFrank Brinkley et al., A History of the Japanese People from the Earliest Times to the End of the Meiji Era, 1915, ..
Représentants durant le shogunat de Kamakura Ces officiels étaient les représentants personnels des chefs militaires Oda Nobunaga et Toyotomi Hideyoshi puis des shoguns TokugawaLouis-Frédéric Nussbaum, « Kyōto-shosidai », . N.B. : Louis-Frédéric est le pseudonyme de Louis-Frédéric Nussbaum, voir ..
La fonction était similaire à celle de rokuhara tandai au et . Le terme tandai désignait toute fonction gouvernementale judiciaire ou militaire importante dans une zone déterminée durant le shogunat de Kamakura. Cet ancien poste devient très important sous les régents Hōjō et fut toujours tenu par un membre de confiance de la familleJames Murdoch, A History of Japan, 1996, , n. 1..
Représentants durant le shogunat Tokugawa Les pouvoirs du poste furent plus tard augmentés et son rôle codifié en tant qu'officiel du shogunat Tokugawa. Le shoshidai, généralement choisi parmi les fudai daimyo, était le représentant du shogun dans la région de Kyoto, et était responsable du maintien des bonnes relations entre le shogunat et la cour impérialeW. G. Beasley, Select Documents on Japanese Foreign Policy, 1853-1868, 1955, .. Non moins important, il était aussi chargé de contrôler les entrées des daimyos (gouverneurs de provinces) à la cour. Il était nommé pour contrôler les mesures financières et la cour et assurer la sécurité personnelle de l'empereur et celle de la cour impérialeBrinkley, .. Par exemple, le shoshidai aidait le magistrat ou le (machi-bugyō de Kyoto) dans la prévention des incendies des palais royauxMaruyama Toshiaki, « The Fire Fighting for the Royal Palace by Kyoto Shoshidai and Machi-bugyō-shō: A study on the fire fighting in Kyoto under Tokugawa Era (京都所司代・京都町奉行所と御所の消防 : 江戸時代の京都の消防の研究(その3), Journal of Architecture and Planning, ), , , 2005, , résumé.. Dans cette situation, le fait de collaborer avec le shoshidai faisait d'eux les administrateurs de la cour de l'empereur régnant (kinri-zuki bugyō)Nussbaum, « Kinri-zuki », . et ceux de la cour de l'ancien empereur (le sendō-zuki bugyō), toutes deux nommées par le shogunatBrinkley, .. Le shoshidai était à la tête d'un réseau d'espions chargés de découvrir et de signaler toute volonté de sédition, d'insurrection ou n'importe quel autre troubleJames Murdoch, A History of Japan, 1915, ..
En tant que gouverneur-général de Kyoto et des huit provinces environnantes, le shoshidai était également responsable de la collecte des taxesBrinkley, .. Les administrateurs municipaux de Nara et de Fushimi, en plus de la gouvernance municipale de Kyoto, le représentant de Kyoto (daikan), et les officiels du palais de Nijō étaient subordonnés au shoshidai. Il portait un uniforme officiel et avait un contrôle total sur les temples et les sanctuaires. Le shoshidai disposait d'une garde personnelle (yoriki) et la police (dōshin)Nussbaum, « Dōshin », . était sous son commandement.
En plus de ses fonctions administratives, le shoshidai pouvait assister aux cérémonies officielles destinées à consolider et renforcer le pouvoir du shogunat. Par exemple, en , une délégation coréenne est accueillie par Tokugawa Hidetada au château de Fushimi, et Katsuhige est convoqué pour deux raisons : premièrement, pour les Coréens, pour souligner l'importance accordée à l'ambassade, et ensuite pour les courtisans kuge en présence, pour être sûr qu'ils soient impressionnésRonald Toby, State and Diplomacy in Early Modern Japan: Asia in the Development of the Tokugawa Bakufu, 1991, ..
Pour être admissible à cette haute fonction, il valait mieux avoir été au préalable gouverneur d'Oska. Les étroits liens avec le shogun étaient entretenus par des voyages à Edo tous les cinq ou six ans pour transmettre son rapport directement au shogun. La promotion traditionnelle pour le gouverneur d'Osaka (judai) était de devenir shoshidai de Kyoto puis membre du conseil des Anciens (rōjū). Le shoshidai avait une rente annuelle de , en plus de ses revenus de ses propres zones administrées.
En , une fonction concurrente pratiquement égale fut créée, celle de Kyoto Shugoshoku, afin de renforcer l’union entre la cour impériale et le shogunat (kōbu gattai). Cette alliance entre les seigneurs féodaux et les nobles de cour mena à un partage du pouvoir mais ne détruisait nullement le shogunat, à la différence de l'action menée par une faction beaucoup plus radicale, la tōbaku (« Renverser le shogunat »), qui comptait dans ses rangs des hommes comme Okubo Toshimichi. Le poste de shugoshoku avait quasiment les mêmes pouvoirs que celui de shoshidai mais était considéré comme légèrement supérieur. Seuls deux membres du clan Matsudaira ont tenu cette fonction.
Le dernier Kyoto shoshidai, Matsudaira Sadaaki, était originaire du domaine de Kuwana. Officiellement, le poste fut aboli après sa démission en 1867 mais dans les faits, la date exacte est incertaine. Après la promulgation d'un édit impérial sanctionnant la restauration d'un gouvernement impérial (), il y eut un laps de temps avant la dissolution du shoshidai () et les affaires de la ville de Kyoto furent temporairement entre les mains des clans Sasayama (Aoyama), Zeze (Honda) et Kameyama (Matsudaira)Richard Ponsonby-Fane, Kyoto: the Old Capital, 794-1869, 1956, ..
Liste des Kyoto shoshidai durant l'époque d'Edo Liste des Kyoto shoshidai durant le shogunat Tokugawa # Nom Durée du service NotesLes shoshidai de l'époque d'Edo étaient très importants pour le maintien de l'ordre. 1 Okudaira Nobumasa 1600-1601 2 Itakura Katsushige 1601-1619 3 Itakura Shigemune 1619-1654 4 Makino Chikashige 1654-1668 5 Itakura Shigenori 1668-1670 6Nagai Naotsune 1670-1678 7 Toda Tadamasa 1678-1681 8 Inaba Masamichi 1681-1685 9 Tsuchiya Masanao 1685-1687 10 Naitō Shigeyori 1687-1690 11 Matsudaira Nobuoki 1690-1691 12 Ogasawara Nagashige 1691-1697 13 Matsudaira Nobutsune (Sasayama) 1697-1714 14 Mizuno Tadayuki 1714-1717 15 Matsudaira Tadachika 1717-1724 16 Makino Hideshige 1724-1734 17 Toki Yoritoshi 1734-1742 18 Makino Sadamichi 1742-1749 19 Matsudaira Sukekuni 1749-1752 20 Sakai Tadamochi 1752-1756 21 Matsudaira Terutaka 1756-1758 22 Inoue Masatsune 1758-1760 23 Abe Masasuke 1760-1764 24 Abe Masachika 1764-1768 25 Doi Toshisato 1769-1777 26 Kuze Hiroakira 1777-1781 27 Makino Sadanaga 1781-1784 28 Toda Tadatō 1784-1789 29 Ōta Sukeyoshi (I) 1789-1792 30 Hotta Masanari 1792-1798 31 Makino Tadakiyo 1798-1801 32 Doi Toshiatsu 1801-1802 33Aoyama Tadayasu 1802-1804 34 Inaba Masanobu 1804-1806 35 Abe Masayoshi 1806-1808 36 Sakai Tadayuki 1808-1815 37 Ōkubo Tadazane 1815-1818 38 Matsudaira Norihiro 1818-1823 39 Naitō Nobuatsu 1823-1825 40 Matsudaira Yasutō 1825-1826 41 Mizuno Tadakuni 1826-1828 42 Matsudaira Muneakira 1828-1832 43 Ōta Sukemoto 1832-1834 44 Matsudaira Nobuyori 1834-1837 45 Doi Toshitsura 1837-1838 46 Manabe Akikatsu 1838-1840 47 Makino Tadamasa 1840-1843 48 Sakai Tadaaki 1843-1850 49 Naitō Nobuchika 1850-1851 50 Wakisaka Yasuori 1851-1857 51 Honda Tadamoto 1857-1858 52 Sakai Tadaaki 1858-1862 53 Matsudaira Munehide 1862 Daimyo de Tango-Miyazu qui participe plus tard à des négociations internationales. 54 Makino Tadayuki 1862-1863 Daimyo de Nagaoka. 55 Inaba Masakuni 1863-1864 56 Matsudaira Sadaaki 1864-1867 Dernier shoshidai. Frère de Matsudaira Katamori.
Références
Annexes Bibliographie , Treasures Among Men: The Fudai Daimyo in Tokugawa Japan, New Haven, Yale University Press, 1974 . W. G. Beasley, Select Documents on Japanese Foreign Policy, 1853-1868, Londres, Oxford University Press, 1955 ; réimpression Routledge, Londres, 2001 . Francis Brinkley et le baron Kikuchi, A History of the Japanese People from the Earliest Times to the End of the Meiji Era, New York, Encyclopædia Britannica, 1915. James Murdoch et Isoh Yamagata, Londres, Kegan Paul, Trubner, 1903-1926 . Louis Frédéric Nussbaum et Käthe Roth, Japan Encyclopedia, Cambridge, Harvard University Press, 2005 . Richard Ponsonby-Fane, Kyoto: The Old Capital of Japan, 794-1869, Kyoto, The Ponsonby Memorial Society, 1956 . Ronald P. Toby, State and Diplomacy in Early Modern Japan: Asia in the Development of the Tokugawa Bakufu, Princeton, Princeton University Press, 1984 .
Articles connexes Bugyō Rokuhara tandai
Catégorie:Époque d'Edo Catégorie:Fonctionnaire du shogunat Tokugawa