Le Lightning de Tampa Bay (en anglais : ), est une franchise professionnelle de hockey sur glace de la Ligue nationale de hockey en Amérique du Nord. L'équipe est basée à Tampa en Floride aux États-Unis et joue dans la division Atlantique de l'association de l'Est. L'équipe est familièrement appelée les , et ce surnom est utilisé sur leur troisième uniforme actuel. Ils jouent leurs matchs à domicile à la Benchmark International Arena, à Tampa.

La dénomination « » est souvent utilisée pour décrire une zone géographique métropolitaine qui englobe les villes autour de la baie de Tampa tel que Tampa, St. Petersburg, Clearwater et Bradenton. Le terme « » dans les noms des franchises sportives professionnelles locales (Buccaneers, Rays, Rowdies, etc.) dénote que celles-ci représentent toute la région de la baie, et pas seulement les villes de Tampa ou St. Petersburg.

Historique Entrée dans la LNH : 1992-1993 Aréna : Amalie Arena Couleurs de l'uniforme : Bleu et blanc Logo : Un cercle stylisé transpercé par un éclair Participations aux finales de la Coupe Stanley (5) : Champions (3) : 2004, 2020 et 2021 Finalistes (2) : 2015 et 2022

Histoire de la franchise

Les débuts Quand Tampa s’est vu attribuer une franchise dans la LNH en 1991, la direction de l’équipe a commencé par recruter des vedettes. La nouvelle franchise a engagé l’étoile des Bruins de Boston des années 1970 Phil Esposito comme président et directeur général, son frère Tony, un gardien de but légendaire qui avait joué principalement pour les Black Hawks de Chicago, comme chef des opérations mineures et Terry Crisp (qui a joué pour les Flyers de Philadelphie quand ils ont gagné deux Coupes Stanley au milieu des années 1970 et a mené les Flames de Calgary à une Coupe en 1989) pour être le premier entraîneur chef.

Un groupe de St. Petersburg (mené par la future direction des Whalers de Hartford : Peter Karmanos et Jim Rutherford) était également pressenti mais a perdu parce que les Esposito étaient la « vitrine » du groupe de Tampa Bay. Cependant, dans un signe inquiétant des choses à venir, les partenaires américains d’Esposito se sont retirés quelques mois avant la première saison de l'équipe, et il dut recruter un consortium d’affaires japonais dirigé par Kokusai Green, propriétaire d’un parcours de golf, pour garder la franchise.

Phil Esposito a tenté au début de recréer la mystique électrique des Bruins des années 1970 ; il a ainsi engagé son ancien compagnon de ligne Wayne Cashman comme entraîneur adjoint et l’ancien soigneur des Bruins John « Frosty » Foristal comme soigneur de l’équipe. L’équipe a essayé de nombreux joueurs durant les camps d’entraînement avec notamment Manon Rhéaume, qui est devenue la première femme à jouer un match avec une équipe de la LNH, faisant la première de ses deux apparitions dans une partie d’exhibition contre les Blues de Saint-Louis le . À vingt ans, elle est la première femme à participer à un match de l'un des quatre sports professionnels les plus en vue en Amérique du Nord.

Le Lightning a fait sa première apparition sur la glace le 1993, jouant dans le petit Expo Hall de au Florida States Fairgrouds. Ils ont surpris l'équipe visiteuse, les Blachawks de Chicago, 7 buts à 3 avec quatre buts du peu connu Chris Kontos – une prouesse qu'aucun joueur du Lightning n'a pu renouveler par la suite. Le Lightning était au sommet de la division Norris pour un mois, avec Kontos qui marquait à un rythme soutenu et une saison révélatrice de Brian Bradley, avant de vaciller pour finir à la dernière place. Leurs 53 points lors de cette première saison étaient cependant le meilleur total jamais réalisé par une équipe d’expansion de la LNH, et les 42 buts de Bradley donnaient de l’optimisme pour la saison suivante ; c'est un record d’équipe jusqu’à la saison 2006-2007 quand Vincent Lecavalier l’a dépassé avec un sommet en carrière de 52 buts.

La saison suivante a vu le Lightning déménager au Florida Suncoast Dome (un bâtiment initialement conçu pour le baseball) à St. Petersburg, qui a été modifié pour le hockey et renommé « Thunderdome ». L’équipe a recruté le gardien Daren Puppa, l’ailier gauche marqueur Petr Klima ainsi que le tireur d’élite vieillissant Denis Savard. L’acquisition de Puppa a eu pour résultat une amélioration significative du nombre de buts concédés, alors que Savard avait déjà dépassé son apogée et que Klima n'a pas été à hauteur des espérances du fait de ses défaillances défensives. Le Lightning a fini la saison à dernière place de la division Atlantique. Une autre saison décevante suivit dans la saison raccourcie par le lock-out de 1995.

Du grand succès à l'échec complet À leur quatrième saison, en 1995-1996, avec Bradley menant toujours l’équipe au niveau des buts, le joueur de deuxième année Aleksandr Selivanov, auteur de 31 buts, et le défenseur Roman Hamrlik (le premier choix de repêchage de l’histoire de l’équipe en 1992), qui réalisa une grande saison, les Bolts se sont finalement qualifiés pour les séries éliminatoires. Même si l'équipe a perdu lors du premier tour en six parties contre les Flyers de Philadelphie, cela demeure une saison magique pour les partisans du Lightning. Les présents au Thunderdome lors du match du contre les Flyers représentent le record d'affluence pour une partie de la LNH, un record qui ne fut battu qu'en 2003 à Edmonton.

Le Lightning a réclamé le tireur d’élite Dino Ciccarelli des Red Wings de Détroit durant l’intersaison de 1996 et il n’a pas déçu, marquant 35 buts en 1996-1997, avec Chris Gratton marquant 30 buts de plus. L’équipe prit un bon départ dans leur nouvel aréna, le Ice Palace (aujourd'hui appelé Amalie Arena) et les espérances étaient bonnes pour une nouvelle qualification en séries éliminatoires. Malheureusement, les blessures frappèrent : Puppa subit des maux de dos qui l'empêchèrent de jouer plus de 50 parties entre 1996 et sa retraite en 2000. Bradley a également été blessé, jouant seulement 49 parties dans les trois saisons suivantes. Le centre John Cullen a développé un cancer qui a finalement pu être guéri. Décimé par ces blessures et ces maladies, le Lightning a manqué de peu les séries éliminatoires. Il faudra attendre sept saisons avant que le Lightning revienne en série.

La plupart des vedettes du Lightning des premières saisons ne sont plus là en 1999 en raison de l’autonomie et des échanges fait par Esposito. Le Lightning a passé la fin des années 1990 dans les dernières places de la LNH. Crisp a été renvoyé après onze parties en 1997-1998 et remplacé par Jacques Demers. Bien que Demers avait dirigé les Red Wings dans les années 1980 et mené les Canadiens de Montréal à une Coupe Stanley en 1993, il fut incapable d'améliorer le sort de l’équipe. Le Lightning a perdu 55 parties en 1997-1998, 54 en 1998-1999, 58 en 1999-2000 et 53 en 2000-2001, devenant la première équipe de la LNH à avoir quatre saisons consécutives de 50 défaites.

Un facteur majeur de leur déclin était Kokusai Green. Des rumeurs ont commencé à circuler dès la deuxième saison de l’équipe selon lesquelles le Lightning était au bord de la faillite et l’équipe faisait partie d’une organisation de blanchiment d’argent pur le crime organisé, les Yakuza. L’Internal Revenue Service a enquêté sur l’équipe en 1995. Même lors de sa première participation aux séries, l’équipe était en déficit et Kukusai Green voulait vendre. La plupart des échanges d’Esposito sont venus parce qu’il avait reçu l’ordre de couper dans le registre du personnel pour rendre l’équipe plus attractive sur le marché.

À partir de 1997-1998, Green a refusé de dépenser le moindre centime pour l’équipe. Il était en retard sur ses paiements des débiteurs ainsi que sur les impôts fédéraux pendant les derniers mois de sa possession. Dans la revue de 1997, Forbes magazine a déclaré que le Lightning était la pire franchise de tous les sports majeurs professionnels, avec une dette astronomique de 236% de sa valeur. Bien que le Ice Palace ait été construit pour le hockey et que le Lightning était le seul locataire majeur, Forbes a déclaré que l’équipe ne ferait pas de revenu pour les 30 prochaines années. Finalement, en 1998, après avoir perdu plus de 100 millions de dollars en six ans, Green a vendu l’équipe à l'homme d’affaires d’assurance Art Williams. Avec cet achat, Williams a acquis une situation financière difficile.

Williams en savait très peu sur le hockey, mais il a injecté tout de suite 6 millions de dollars supplémentaires dans la masse salariale de l’équipe pour revirer la situation. Il a assuré publiquement que les Esposito étaient sûrs, mais les a renvoyés après deux parties lors de la saison 1998-1999. Demers est devenu le directeur général de l’équipe de même que l’entraîneur. Williams a été considéré comme incompétent et était une cible facile pour ses collègues de la LNH, qui l’appelaient « Jed Clampbett » derrière son dos en raison de son accent du sud des États-Unis et de ses vues de chrétien fondamentaliste. À l'automne 1999, le Lightning a perdu 10 parties consécutives pour commencer une nouvelle saison sans séries. Plusieurs blâment Williams pour cette chute. Il a nommé le joueur de deuxième année Vincent Lecavalier capitaine, une promotion sans précédent pour un joueur à seulement sa deuxième saison dans la LNH.

Retour à la respectabilité Au printemps de 1999, Williams en avait assez vu. Il n’avait pas assisté à une partie depuis quelque temps parce que « cette équipe a brisé son cœur ». Il a perdu 20 millions de dollars lors de la saison 1998-1999, somme qu'il pensait dépenser en cinq ans.

Williams a vendu l’équipe pour 115 millions de dollars – 2 millions de moins qu’il avait payé pour l’équipe un an auparavant – à Bill Davidson, le propriétaire des Pistons de Détroit, qui avait possédé aussi les Vipers de Détroit de la Ligue internationale de hockey, aujourd'hui défunte. Davidson avait été un des candidats pour l’équipe en 1998, perdant face à Williams.

Davidson est resté à Détroit, mais Tom Wilson a été nommé président d’équipe pour en contrôler la direction au quotidien. Wilson a renvoyé tout de suite Demers, qui malgré ses meilleurs efforts et son attitude paternelle envers Vincent Lecavalier, était incapable de surmonter les dommages de la possession de Kokusai Green. Wilson a persuadé le directeur général des Sénateurs d'Ottawa Rick Dudley de reprendre le travail comme directeur général du Lightning. Dudley a emmené l’entraîneur des Vipers, Steve Ludzik, comme nouvel entraîneur. Dudley et Ludzik avaient aidé les Vipers à être une des meilleures franchises et avaient remporté la Coupe Turner à seulement leur troisième saison à Détroit.

Cependant, comme ça avait été le cas avec Demers, les dommages des dernières saisons sous Kokusai Green étaient trop importants pour que Ludzik les surmonte, même avec un échange de talent de Détroit à Tampa (un mouvement qui a finalement condamné les Vipers qui ont quitté la LIH en 2001). Il a été remplacé au début de l’année 2001 par l’assistant de carrière dans la LNH John Tortorella. La saison 2001-2002, la première complète de Tortorella, a vu quelques améliorations. Alors qu’il finissait loin derrière les séries éliminatoires, le Lightning a néanmoins montré quelques signes de vie, marquant plus de 60 points pour la première fois depuis 1997. Tortorella a retiré à Lecavalier le grade de capitaine en raison des difficultés de négociations qui avaient fait manquer le début de la saison 2001-2002 à Lecavalier.

Deux saisons de rêve et la Coupe Stanley