Le groupe de la rue Saint-Benoît désigne un groupe d'amis, principalement composé d'intellectuels, qui se réunit de manière informelle au domicile de Marguerite Duras, au 5 rue Saint-Benoît dans le arrondissement de Paris, de 1946 aux années 1960Jean Mascolo et Jean-Marc Turine, Autour du groupe de la rue Saint-Benoît. L'Esprit d'insoumission, éditions Benoît Jacob, 1992..
Histoire Le groupe de la rue Saint-Benoît se définit autour d'une citation de Friedrich Hölderlin : Dionys Mascolo déclare, à ce propos : « le lieu où nous vivons ensemble est un lieu ouvert en permanence aux amis, une maison de verre comme Breton dit qu'il en rêvaChristophe Bident, Maurice Blanchot, partenaire invisible, éd. Champ Vallon, 1998, p. 376.. »
Dionys Mascolo, Robert Antelme et Marguerite Duras forment le noyau dur du groupe. Duras reçoit les convives et cuisine, elle participe également aux débats philosophiques, littéraires et politiques, qui animent le groupeMarguerite Duras à Paris, terresdecrivains.com, 14 août 2003.. Les réunions se déroulent de manière informelle, comme le note Claude Roy dans le deuxième tome de sa somme autobiographique, Nous :
Certains membres du groupe sont issus de la résistance intérieure française.
Après-guerre, le groupe radicalise ses aspirations politiques et se place désormais . Ses membres sont dès lors perçus comme des « dangereux subversifs »Dominique Denes, Marguerite Duras : écriture et politique, L'Harmattan, 2005, p. 136.. Toutefois, si une majorité des membres du groupe était encartée au parti communiste français, ils en sont exclus pour
Plusieurs membres du groupe signent le Manifeste des 121, titré « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie ».
Avec le recul historique, la notion de « groupe » est aujourd'hui discutée par certains : . Toutefois, la plupart des critiques et historiens reconnaissent qu'
Membres du groupe Liste non exhaustive d'intellectuels ayant participé, de manière suivie ou discontinue, aux réunions du groupe :
Documents Vidéographie Jean Mascolo et Jean-Marc Turine, Autour du groupe de la rue Saint-Benoît. L'Esprit d'insoumission, documentaire, DVD , éditions Benoît Jacob, 1992. Bibliographie Juan Goytisolo, « Marguerite Duras et le groupe de la rue Saint-Benoît », Thélème. Revista complutense de estudios franceses, Université complutense de Madrid, n° 22, 2007. Jean Mascolo et Jean-Marc Turine, extraits d'Autour du groupe de la rue Saint-Benoît, en annexe au Bureau de poste de la rue Dupin, Gallimard, 2006. Jean-Marc Turine, 5, rue Saint Benoît étage gauche. Marguerite Duras, éditions Métropolis, 2006.
Notes et références
Articles connexes Éditions de la Cité Universelle Le 14 juillet
Catégorie:Marguerite Duras Catégorie:Réseau ou mouvement de la Résistance française Catégorie:Ancienne organisation communiste en France *