Vendresse est une commune française située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Dans le pays des crêtes préardennaises, elle est à mi-distance entre Villers-le-Tilleul () et Chémery-sur-Bar (), à de Sedan et de Charleville-Mézières.

Entouré de bois, de champs et traversé par la Bar et le canal des Ardennes, le village est à orientation agricole. Par le passé, il abritait une grande fonderie (le haut-fourneau), que le a transformé en lieu résidentiel. Autour du haut-fourneau se dresse désormais le domaine de Vendresse qui, avec le couvent de la Cassine, fait partie des sites touristiques de la commune..

Géographie Localisation

Vendresse est une commune agricole située sur la rive gauche de la Bar, à dix kilomètres de la Meuse, à Flize. La superficie de la commune est de . L'altitude moyenne du territoire est de . L'habitat est concentré en un bourg (celui de Vendresse) et différents hameaux. La commune est traversée par la Pont-à-Bar/Authe.

Géologie, relief et hydrographie thumb|left|Le canal et son écluse de La Cassine.|alt= Vendresse s'étend sur . 56 % du territoire est constitué de bois (soit .). Elle s’établit au pied des forêts domaniales de Vendresse, d'Élan, du Mont Dieu, des Bois de La Cassine, Chagny et Omicourt. Elle est située dans la vallée de la Bar, dominée par la butte d'Omont (un des lieux les plus élevés du plateau formant les crêtes pré-ardennaises) et le Mont Joly (un autre sommet s'élevant à au cœur de la Mazarin.).

La vallée de la Bar était le lieu de passage d'une ancienne grosse rivière qui récoltait les eaux de l'Aire.Elle a aujourd'hui laissé place à la petite rivière qu'est la Bar. De nos jours, la vallée accueille aussi le Canal des Ardennes qui longe cette rivière. Vendresse se trouvant en contrebas de la vallée, il n'est pas rare que la Bar déborde vers la fin de l'hiver, inondant tout ou partie des pâtures entre la ferme de la Morteau et Ambly-sur-Bar. De plus, le sol vendressois est composé d'argile mais aussi de grève, très utilisée dans l'industrie du Bâtiment et des travaux publics pour faire du béton. C'est pour cette raison que la commune est entourée d'un grand nombre d'étangs, d'anciennes gravières d'une douzaine de mètres de profondeur pour les plus récentes. Actuellement, deux sont utilisées dans la commune, sur d'anciennes pâtures.

thumb|center|Carte du canal de La Cassine à la Meuse de R. Vuillaume datant 1885.|alt=

La commune est également traversée par les ruisseaux des Petits étangs, de l'étang des Vivaubières, du Donjon, de la Fontaine Saint-Rémy, du Batardeau, des Aules et du prés de la Noue.

Hydrographie La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Bar, le canal des Ardennes (versant Meuse), le ruisseau le Donjon, le ruisseau de la Fontaine St-Remy, le ruisseau des Aules et le ruisseau du Batardeau..

La Bar, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Harricourt et se jette dans la Meuse à Dom-le-Mesnil, après avoir traversé .

Le canal des Ardennes (versant Meuse), d'une longueur de , est un chenal et un cours d'eau naturel navigable qui a son origine dans la commune de Bairon et ses environs et se jette dans la Meuse à Dom-le-Mesnil, après avoir traversé .

Le ruisseau le Donjon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune d'Omont et se jette dans la Bar à Chémery-Chéhéry, après avoir traversé . Son lit a été déplacé pour que l'eau soit employée au haut-fourneau. Elle traverse d'ailleurs un étang, situé en face de la ferme de la Lobbe, servant autrefois à laver les minerais de fer. Le Donjon a, par le passé, repris temporairement son ancien cours.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Vendresse. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Vendresse ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Lorraine, plateau de Langres, Morvan ». Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Launois-sur-Vence à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports Réseau routier thumb|Ancienne gare de Vendresse.|alt= thumb|Réseau ferré des Ardennes au début du Historiquement, Vendresse s'est constitué autour de deux axes ; une route (aujourd'hui la départementale 12) allant de Pont-à-Bar à Authe et une route, aujourd'hui la départementale 333, qui relie la commune à Omont, ancien haut-lieu féodal.

Le chemin de la vierge amène vers le bois de la Vierge et l'allée de douglas centenaires importés de Vancouver et plantés au début du siècle dernier (1912) par Pol Bouin, qui donna son nom à la rue principale du village (la D 12), site de Balado, consulté le 27 mai 2012..

Transports interurbains et scolaires Les cars de la RDTA constituent le réseau interurbain des Ardennes. Pour permettre le déplacement de tous les habitants du département dans de bonnes conditions de transport, le conseil général a confié à la RDTA la mise en place d'un réseau de car traversant chaque commune, qui, à partir des 463 communes du département, permet d'atteindre les villes-correspondances du réseau.. La commune est donc desservie par les lignes : 3., 14., 16. et 17..

En plus, il existe des lignes gérées par la RDTA, assurant les déplacements scolaires sur l'ensemble des 93 communes de la communauté de communes.

Ancienne voie ferrée La Compagnie du chemin de fer départementaux des Ardennes exploite le réseau ferré des Ardennes notamment au début du comme le montre cette carte : les liaisons ferroviaires qui desservaient Vendresse sont Poix-Terron - Raucourt et Poix-Terron - Le Chesne - Buzancy. Trois arrêts ont lieu sur la commune : un premier au bourg de Vendresse, un second à Terron-lès-Vendresse et le troisième à La Cassine.

Transport fluvial et maritime Le canal des Ardennes est un canal navigable construit entre 1823 et 1831, possédant 44 écluses. Il relie l'Aisne à Vieux-lès-Asfeld à la Meuse à Pont-à-Bar (Dom-le-Mesnil). Sa voie d'eau est utilisée pour le transport de marchandise entre Le Havre embouchure de la Seine, confluent de l'Oise elle-même confluent de l'Aisne et Rotterdam, embouchure de la Meuse, ce qui en fait un des carrefours important du trafic fluvial européen. Il n'est cependant utilisé principalement que par les touristes sur des péniches. Car sur le plan économique il est en concurrence avec le canal du Nord.

Urbanisme Typologie Au , Vendresse est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charleville-Mézières, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (56,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (56,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,3 %), prairies (27 %), terres arables (13,9 %), zones urbanisées (0,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine Les habitants de la commune sont dispersés en un gros bourg qui concentre la majorité de la population et de cinq hameaux issus de diverses fusions (par nombre d'habitants décroissant) : La Cassine, Terron-lès-Vendresse, Ambly-sur-Bar, la ferme de la Morteau et la ferme de la Lobbe.

Toponymie

Le nom de Vendresse vient de Vindonissa qui signifie en langue gauloise . En guise de comparaison, un autre Vendresse, dans l'Aisne, était encore appelé Vindonissa au Moyen Âge dans le Testament de Saint Rémi.

Ses habitants sont appelés les Vendressois..

Histoire Préhistoire et âge du fer L'exploitation intensive d'une gravière a permis aux archéologues de découvrir à Vendresse une zone fréquentée par l'homme durant la Préhistoire. Ce site a été habité de l'âge du fer (-800) jusqu'au début de l'époque gallo-romaine, sur les bords de la Bar. On a retrouvé les traces d'un enclos délimité par un fossé et de nombreux trous de poteau et quelques fosses, vestiges d'un habitat celte.

Construction de l'église La construction s'est déroulée en plusieurs étapes. Au , le vaste territoire de Vendresse est boisé et fertile. Il est occupé par différentes seigneuries aux châteaux de la Lobbe, de la Morteau et d'Ambly qui ont apporté de nombreux dons pour la construction de l'église. Cette construction a débuté en 1155 par la nef et le chœur, puis la voûte des bas-côtés a été construite aux , les gravures sur les clefs de voûte en font foi et indiquent les familles donatrices, la famille Laire de la Morteau par exemple. Ensuite, au , les meurtrières, toujours présentes de nos jours, sont creusées. Puis sous l'influence d'Hortense Mancini et son mari, fervents catholiques, les transepts sont agrandis avec des ouvertures plus importantes, le chœur remanié et surélevé pour accueillir le maitre-hôtel et l'orgue est installée par le facteur d'orgue de Sedan, Borrant.