Le traité de Münster, également connu en tant que paix de Münster, est un traité de paix conclu le à Münster entre le roi d'Espagne et les seigneurs des États généraux des Provinces-Unies. Il officialise la scission des Pays-Bas espagnols en deux entités et octroie l'indépendance aux Provinces-Unies par rapport à leur souverain, le roi d'Espagne. Le traité fait partie de la paix de Westphalie qui met fin à la guerre de Trente Ans et à la guerre de Quatre-Vingts Ans.
Contexte national
Les Dix-Sept Provinces des Pays-Bas sont passées sous souveraineté espagnole depuis que l'Empereur Charles Quint les a léguées à son fils, Philippe II.
La révolte des gueux, ou guerre de Quatre-Vingts Ans (1566-1648), est la révolte des sept Provinces-Unies des Pays-Bas contre leur souverain espagnol de la maison des Habsbourg.
L'Espagne réussit, dans un premier temps, à éliminer la rébellion. Cependant, en 1572, les rebelles conquièrent Brielle, relançant la rébellion. Durant la révolte, les Pays-Bas septentrionaux deviennent indépendants et connaissent une forte croissance au point de devenir une puissance mondiale grâce à leur importante flotte marchande. Cette période de croissance économique est aussi scientifique et culturelle. Toutefois, les Pays-Bas méridionaux restent sous domination espagnole. Malgré de nombreuses tentatives, les Hollandais ne parviennent pas à expulser les Espagnols. Durant les dernières années de la guerre, les Français s'allient aux Hollandais et prennent les Espagnols à revers.
Dès 1648, d'importantes régions des Pays-Bas méridionaux sont perdues au profit de la France et, malgré les succès militaires d', de Cornelis de Graeff et d'autres, un compromis semble le meilleur moyen de mettre un terme au conflit entre la couronne espagnole et les provinces révoltées.
Négociations et paix thumb|300px|L'Europe après la paix de Westphalie en 1648. thumb|300px|La célébration du paix de Münster par la Garde civique de Amsterdam par Bartholomeus van der Helst (1648). Les négociations entre les belligérants commencent en 1641 dans les villes de Münster et d'Osnabrück.
Malgré le fait qu'il ne sont pas reconnus officiellement comme État indépendant, les états généraux des Provinces-Unies sont autorisés à participer aux négociations de paix. En , huit représentants des Provinces-Unies (dont deux de Hollande et un de chacune des six autres provinces) arrivent à Münster pour commencer les négociations. Les représentants espagnols ont reçu d'importants pouvoirs de la part du roi espagnol Philippe IV qui souhaite la paix depuis des années. Le , les parties parvinrent à un accord et le texte est envoyé à La Haye et à Madrid afin d'être signé. Le , la paix était instaurée et les Provinces-Unies sont reconnues comme État indépendant.
Une copie originale du traité se trouve au Rijksarchief (archives nationales néerlandaises) à La Haye.
Conséquences
Chambre mi-partie (1648-1675)
Organisation
Compétences et activités
Ministres plénipotentiaires Les deux ministres plénipotentiaires du roi d'Espagne sont. : Don Gaspar de Bracamonte y Guzmán, comte de Penaranda ; Antoine Brun, chevalier et conseiller du roi pour les affaires des Pays-Bas et de Bourgogne.
Les ministres plénipotentiaires des états généraux des Provinces-Unies sont : Bartolt van Gent, seigneur de Loenen et de Meynerswick, sénéchal et dycgrave de Bommel, Tieler et Bommelverden et député de la noblesse de l'État de Gueldre ; Johan van Matenesse, seigneur de Matenesse, Rivere, Opmeer, Souteven et député au Conseil ordinaire des États de Hollande et de Westfrise ; Adrian Pauw, chevalier et seigneur de Hemstede, Hogersmilde, député à l'Assemblée des seigneurs des états généraux, représentant l'État de Hollande ; Jean de Knuyt, chevalier et seigneur de Vieux et Nouveau Vosmar, premier représentant de la noblesse aux États et Conseil du comté de Zélande et député à l'Assemblée des seigneurs des états généraux ; Godard de Reede, seigneur de Nederhorst, Vredelandt, Cortehoeff, Overmeer, président de l'Assemblée de la province d'Utrecht et député à l'Assemblée des seigneurs des états généraux ; François de Donia, seigneur de Hinnema et Hielsum, député à l'Assemblée des seigneurs des états généraux, représentant la Frise ; Guillaume Ripperda, seigneur de Hengeloo, Boxberghen, Boculo et Ruffenbergh, député de la noblesse de la province d'Overryssel, à l'Assemblée des seigneurs des états généraux ; Adrian Clant de Stedum, seigneur de Nittersum et député ordinaire de la province et de la ville de Groeninghen et Ommelandes à l'Assemblée des seigneurs des états généraux.
Sources
Références
Bibliographie
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Compléments Lectures approfondies C. Streefkerk, De Chambre Mi-Partie van het Munsterse Vredentraktaat ; een verkennend onderzoek naar de geschiedenis van een internationaal hof van justitie, Amsterdam, 1980. C. Streefkek, « Cedant arma togae ; de sententiën van de Chambre Mi-Partie, 1654-1657 », dans Verslagen en mededelingen van de Stichting tot uitgaaf der bronnen van het oud-vaderlandse recht, nouvelle série, t. V, 1987, p. 103-116. L. Van Aitzema, Saken van Staet en Oorlogh, t. V, La Haye, 1669-1771, p. 610-611. E. Helin, J. Grauwels et M.R. Thielamans, Inventaire des archives de la Jointe des terres contestées, Bruxelles, 1952.
Articles connexes Paix de Westphalie Liste de traités de paix
Liens externes
Documents des Archives nationales de La Haye sur la Paix de Münster Scans des Archives nationales de La Haye (version néerlandaise de la paix de Westphalie)
Munster, 1648 01 Munster Munster Catégorie:Histoire de la Belgique Munster, 01 1648, 01 Catégorie:Relations entre l'Espagne et les Pays-Bas