L'escadron est un type de formation que l'on trouve dans les deux principales subdivisions de la Gendarmerie nationale Le mot « gendarmerie », lorsqu'il désigne l'organisme d’État à caractère unique, e.g. dans les expressions « la Gendarmerie » ou « la Gendarmerie nationale », prend une majuscule comme cela est préconisé dans l'article sur les Wikipédia:Conventions typographiques, notamment au § Organismes uniques et au § Unités militaires ; dans les autres cas, il garde la minuscule, comme pour la « gendarmerie mobile » ou les « forces de gendarmerie ». : la gendarmerie départementale et la gendarmerie mobile La garde républicaine fait partie de la même subdivision d'arme que le gendarmerie mobile.
Dans la hiérarchie des unités, l'escadron est l'équivalent de la compagnie, comme dans l'armée de terre, mais, contrairement à cette dernière, la Gendarmerie utilise souvent les deux types d'unités au sein de la même subdivision (voir ci-dessous).
Dans la gendarmerie mobile et la garde républicaine, un escadron regroupe environ cent dix personnes. Dans la gendarmerie départementale, l'effectif des escadrons départementaux de sécurité routière dépend de la taille du département d'implantation et de l'importance de son réseau routier et autoroutier.
Placé sous le commandement d'un capitaine ou d'un chef d'escadron, un escadron est subdivisé en pelotons Les escadrons départementaux de sécurité routière comportent également des brigades..
L'échelon supérieur est un groupement dans la gendarmerie départementale ou la gendarmerie mobile. Dans la garde républicaine, c'est un régiment.
Escadrons et compagnies dans la gendarmerie
La Gendarmerie, comme l'Armée de terre, comporte des escadrons et des compagnies mais alors que, dans l'Armée de terre, l'escadron est une unité appartenant aux armes dites « à cheval » et la compagnie une unité appartenant aux armes dites « à pied », dans la Gendarmerie, cette règle n'est pas toujours respectée.
En effet, si les grades de la Gendarmerie sont bien ceux des armes dites "à cheval" (par exemple chef d'escadron ou maréchal des logis-chef), la gendarmerie départementale, bien qu'elle en porte les galons blancs (argentés), comprend surtout des compagnies alors que la gendarmerie mobile, qui porte les galons jaunes (dorés) des armes dites " à pied ", comprend des escadrons. Quant à la garde républicaine, toutes ses unités - y compris ses escadrons - portent les couleurs des armes à pied.
Mais l’étude de l’historique de l'Arme montre que les compagnies de la gendarmerie départementale étaient, lors de leur formation, des subdivisions d’escadrons (comme c'était le cas sous l’Ancien Régime) et que les escadrons de la gendarmerie mobile étaient à l’origine des compagnies !
Rappel historique Lors de sa création en 1791, la gendarmerie départementale est organisée en divisions, départements et compagnies. En 1801, elle est réorganisée en légions, escadrons et compagnies Dans l'armée (de terre) de l'époque, un escadron était une formation tactique regroupant deux compagnies sous le commandement du plus ancien de leurs deux capitaines. mais la subdivision intermédiaire constituée par l’escadron est supprimée une première fois en 1810 puis rétablie, puis de nouveau supprimée en 1817 Voir l’article : "L’histoire de la gendarmerie" sur le site du Service Historique de la Défense (SHD), notamment et 895 - en référence externe ci-dessous:. Jusqu'en 1958, la compagnie correspondait à l'échelon départemental (aujourd'hui c'est le groupement de gendarmerie départementale) et la section à l'échelon de l'arrondissement (aujourd'hui c'est la compagnie)Général Besson : Encyclopédie de la Gendarmerie Nationale tome II Éditions SPE Barthelemy Paris 2007. Dans l'organisation actuelle, la compagnie s'intercale entre la brigade (ou la communauté de brigades) et le groupement.
On trouve également des escadrons dans la gendarmerie départementale : les escadrons départementaux de sécurité routière. Créés au , ils sont rattachés à l'échelon du groupement. Le choix de l'appellation d'escadron semble être dû à la motorisation de ce type d'unités.
Quant à la gendarmerie mobile, elle s'appelle à l'origine garde républicaine mobile (GRM) et comprend des compagnies mais, lors de l'armistice de 1940, la GRM est dissoute, remplacée (en zone libre) par la Garde et rattachée à la direction de la cavalerie et du train de l'armée. À cette occasion ses compagnies deviennent des escadrons, appellations qui seront conservées lors de son retour dans le giron de la gendarmerie en 1944 sous le nom de garde républicaine (elle ne prendra son nom actuel de gendarmerie mobile qu'en 1954).
Enfin, la garde républicaine comporte des compagnies dans ses régiments d’infanterie et des escadrons dans son régiment de cavalerie. L’escadron motocycliste appartenait à l’origine au régiment de cavalerie mais il a été rattaché au d'infanterie en 1978. L'ensemble de la garde porte les galons dorés des armes à pied.
Les formations spécialisées de la gendarmerie (la Gendarmerie maritime, la Gendarmerie de l'air et de l'espace, la Gendarmerie des transports aériens, la Gendarmerie de l'armement, la Gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires ne comportent que des compagnies.
L'escadron dans l'organisation actuelle De nos jours, la Gendarmerie utilise l’appellation d’escadron pour quatre types d’unités :
les escadrons de cavalerie de la garde républicaine les escadrons de la gendarmerie mobile l’escadron motocycliste de la garde républicaine les escadrons départementaux de sécurité routière de la gendarmerie départementale
Les escadrons de cavalerie de la garde républicaine
Le régiment de cavalerie de la garde républicaine, qui est la dernière unité à cheval des forces armées française L'expression "dernière unité montée de l'armée française", parfois employée, est équivoque car la Gendarmerie, si elle appartient aux forces armées, n'appartient pas à l'Armée de terre auquel le terme "armée française" peut faire penser. , comprend quatre escadrons : trois dits "de marche" et un autre escadron, simplement qualifié de quatrième escadron, plus particulièrement spécialisé dans la sécurité publique Le régiment de cavalerie sur le site de la garde républicaine https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/garde-republicaine/unites/le-regiment-de-cavalerie - consulté le 21 juillet 2021.
Chaque escadron de marche, commandé par un capitaine ou un chef d'escadron, compte un effectif d’environ 115 hommes et femmes, répartis en trois pelotons. Le quatrième escadron comprend notamment deux groupes (Paris et Marseille) et des postes à cheval permanents ainsi que différents services du régiment (maréchaux-ferrands, artisans etc.) .
En dehors des services d’honneur, cérémonies et autres défilés, les cavaliers du régiment participent aux autres missions de sécurité de la gendarmerie, notamment – mais pas exclusivement - dans les espaces boisés et les parcs de la région parisienne. Pour ces missions, les escadrons mettent en œuvre des patrouilles équestres, des escouades (3 à 6 cavaliers) ou des pelotons d’intervention à cheval.
Les escadrons de gendarmerie mobile (EGM)
Ce sont des unités autonomes entraînées pour le maintien et le rétablissement de l’ordre et, plus généralement, pour les situations demandant des effectifs nombreux (par exemple services d'ordre, battues lors de recherches de personnes etc.).
Les EGM fournissent également des renforts ponctuels ou saisonniers à la gendarmerie départementale et assurent, par roulement, des missions permanentes de sécurité (par exemple en région parisienne ou dans les DOM-COM).
Depuis 2025, la gendarmerie mobile compte 116 escadronsBulletin officiel du ministère de l'intérieur (BOMI) du Le nombre d'escadrons a varié assez fréquemment au cours des années suivant la Seconde Guerre mondiale, augmentant pendant la Guerre d'Algérie, puis diminuant après la fin de cette dernière pour ré-augmenter après les événements de mai 1968. De la fin des années 1980 jusqu'à la réorganisation de 2010-2011, il y avait 123 escadrons., commandés chacun par un capitaine ou un chef d'escadron. L'échelon supérieur est le groupement de gendarmerie mobile qui comprend entre cinq et onze escadrons, sous les ordres d'un lieutenant-colonel ou d'un colonel ou d'un général de brigadeEn 2020, les deux groupements implantés en région parisienne sont commandés par des généraux de brigade. Voir par exemple le décret du 18 décembre 2019 portant nominations dans la 1re section des officiers généraux https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=16B812A906625EC73F935A4C733F447A.tplgfr25s_2?cidTexte=JORFTEXT000039638781&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039637156 .
Un escadron compte environ 110 militaires, répartis entre un peloton hors rang et quatre pelotons de marche (Des exceptions à cinq pelotons ont existé ponctuellement, après les attentats de 2015 et jusqu’en 2019, par exempleMagazine Gend'info no 408, février-mars 2019. Il s'agissait des escadrons 26/2 (Bouliac), 31/2 (Toulouse), 15/3 (Vannes), 22/3 (Le Havre), 26/3 (Dreux), 35/3 (Saint Nazaire), 11/5 (Sathonay-Camp), 21/5 (Chambéry), 22/5 (Annecy), 23/5 (Pontcharra), 24/5 (Grenoble), 26/5 (Belley), 11/6 (Marseille), 14/6 (Perpignan), 15/6 (Nîmes), 21/6 (Hyères), 24/6 (Antibes), 13/7 (Thionville), 23/7 (Sélestat), 13/9 (Calais), 14/9 (Valenciennes) et 19/9 (Noyon).) dont un peloton d'intervention Cette structure, dite quaternaire, est similaire à celle des Compagnies républicaines de sécurité, de la Police Nationale (CRS) et a été adoptée depuis le début des années 2000 afin de favoriser la modularité et la « sécabilité » des escadrons sur le terrain. Auparavant, les escadrons comptaient un peloton hors rang et trois pelotons de marche.. Sur le terrain, un escadron déploie en général un groupe de commandement et trois ou quatre pelotons de seize gendarmes.
Chaque escadron dispose d'un véhicule de commandement et de neuf véhicules de transport de groupe (deux par pelotons de marche, trois pour le peloton d'intervention). Les escadrons du groupement blindé de Gendarmerie mobile de Satory et certains escadrons implantés en province sont également dotés de véhicules blindés VIPG Centaure.
Les escadrons de marche C'est-à-dire tous les escadrons à l’exception de quelques escadrons de la région parisienne qui assurent des missions de sécurité et de soutien. Ces dernières unités ne se déplacent pas et ne sont pas engagées au maintien de l’ordre comme les escadrons de marche. interviennent sur l’ensemble du territoire métropolitain et outre-mer et ils peuvent participer aux opérations extérieures (OPEX) à côté des autres forces armées.
Lorsque la situation nécessite l'emploi coordonné de plusieurs escadrons, ceux-ci sont regroupés au sein d'un Groupement Tactique de Gendarmerie ou GTG Cette appellation a remplacé celles de Sous-Groupement Opérationnel de maintien de l'ordre (SGOMO) qui était auparavant employée. (plus de 2 escadrons) ou un Groupement opérationnel de maintien de l'ordre ou GOMO (2 GTG ou plus), commandé par un commandant de groupement de gendarmerie mobile.
L'escadron motocycliste de la garde républicaine
La Garde républicaine a comporté un embryon d’unité motocycliste dès 1935 quand un peloton motocycliste avait été créé au sein du groupe spécial autonome de la garde républicaine mobile de Satory pour assurer les escortes du président de la République. La création de l’escadron motocycliste actuel remonte à 1952 lorsque la mise en service du nouvel aéroport d’Orly, trop loin de la capitale, a imposé le remplacement du cheval pour l’escorte des chefs d’États et autres visiteurs de marque.