, connu sous son nom de plume Kan Kikuchi (qui utilise le même kanji que son nom véritable), est un écrivain et dramaturge japonais né à Takamatsu, préfecture de Kagawa au Japon. Il fonde la maison d'édition Bungeishunjū, le magazine mensuel éponyme, l'association des écrivains japonais et les prix littéraires Akutagawa (financement semi-annuel de l'Association pour la littérature japonaise accordée à de jeunes écrivains peu connus) et Naoki en 1935.
Ses premières pièces attirent d'abord peu d'attention. Après que sa nouvelle autobiographique Mumeisakka no nikki (1918) et le récit Onshū no kanata ni (1919) sont parus, il figure temporairement à côté de Ryūnosuke Akutagawa en tant que principal représentant du néo-réalisme. À partir de 1920, il se tourne davantage vers le roman de divertissement et devient rédacteur de mode de son temps.
Il est également le premier président de la société de production Daiei à sa création en 1942. Après la guerre, il fait l'objet d'une purge des fonctions publiques en raison de son soutien à l'effort de guerre.
C'était par ailleurs un joueur passionné de mahjong.
Liste des œuvres traduites en français
1921 : Le Double suicide de Shimabara, dans Neuf nouvelles japonaises, nouvelle traduite par Serge Elisséev, G. Van Oest, 1924 (rééditions Le Calligraphe-Picquier, 1984 et Editions Philippe Picquier, 2000). 1935 : La Littérature japonaise contemporaine, dans France-Japon n°15 (p. 27-28), article, janvier-. ? : Mariage d'amour, dans France-Japon n°16 (p. 55-57), nouvelle traduite du japonais par Julien Vocance, mars-.
Les écrits publiés de Kan Kikuchi comptent 512 ouvrages en 683 publications en 7 langues.
Adaptations de ses œuvres au cinéma L'œuvre de Kan Kikuchi a fait l'objet de plus d'une quarantaine d'adaptations au cinéma, auxquelles s'ajoutent plusieurs scénarios originaux. Romancier et dramaturge populaire, lui-même président de la société de production Daiei, il voit ses récits et ses pièces portés à l'écran dès les années 1920, et plus encore durant la décennie 1930, où ses romans-feuilletons alimentent abondamment tous les grands studios (Shōchiku, Nikkatsu, P.C.L. puis Tōhō). De nombreux cinéastes de premier plan adaptent ses œuvres, parfois à plusieurs reprises : Kenji Mizoguchi, Hiroshi Shimizu, Mikio Naruse, Kajirō Yamamoto, Kazuo Mori ou encore Heinosuke Gosho.
Parmi les adaptations notables :
1929 : La Marche de Tokyo, de Kenji Mizoguchi 1929 : Perle éternelle, de Hiroshi Shimizu 1937 : Les Vicissitudes de la vie I, de Mikio Naruse 1937 : Les Vicissitudes de la vie II, de Mikio Naruse 1938 : , de Kajirō Yamamoto (remake en 1955 par Kazuo Mori) 1944 : L'Histoire de Musashi Miyamoto, de Kenji Mizoguchi 1953 : La Porte de l'enfer, de Teinosuke Kinugasa (Grand Prix du Festival de Cannes 1954)
Source Asai Kiyoshi. (1994). Tokyo: Shinchōsha. ; OCLC 31486196
Notes et références
Liens externes
Kan Kikuchi sur Aozora Bunko Tombe de Hiroshi Kikuchi Der Irre auf dem Dach (anglais; PDF-Datei; 36 kB) Father Came Home
Article connexe Prix Kan-Kikuchi
Source de la traduction
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