Bragelogne-Beauvoir est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.
Géographie Description
Bragelogne-Beauvoir est un petit village situé dans le canton des Riceys qui né de la fusion de deux communes en 1973 : Bragelogne et Beauvoir-sur-Sarce dans le cadre de la loi du .
Il se trouve dans la zone d'emploi de Troyes et dans le bassin de vie de Bar-sur-Seine
Communes limitrophes
Géologie et relief
La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
La commune est située dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie.
Elle est drainée par la Sarce, qui traverse la commune dans le vestige du vannage aval de l'ancien moulin de Gaviot. et divers autres petits cours d'eau..
La Sarce, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans un bras de la Seine à Virey-sous-Bar, après avoir traversé .
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cruzy-le-Châtel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Bragelogne-Beauvoir est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022..
Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (77 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,6 %), forêts (21,6 %), cultures permanentes (7,4 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %), zones urbanisées (1,6 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Habitat et logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 189, alors qu'il était de 190 en 2016 et de 189 en 2011..
Parmi ces logements, 63 % étaient des résidences principales, 11,6 % des résidences secondaires et 25,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,7 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bragelogne-Beauvoir en 2022 en comparaison avec celle de l'Aube et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (11,6 %) supérieure à celle du département (5,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). + Le logement à Bragelogne-Beauvoir en 2022. Typologie Bragelogne-Beauvoir. Aube. France entière. Résidences principales (en %)6385,782,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)11,65,19,7 Logements vacants (en %)25,49,28
Toponymie Bragelogne est citée dès le sous le nom de « Brachenoile ». Le cadastre de 1835 présente au territoire : Basset, la Bergerie, la Chapelle, Charmoy, le Châtelot, la Coque, les Coupes, les Fauconniers, Fizotat, le Rû des Fontaines, le Fourneau, Gaviot, Monsois, la Potence, Rames, Sainte-Elisabeth, Saint-Thomas de Cantorbéry. Beauvoir au Quantin, Cart. gén. Yonne, II, 294. sous le nom de « Grangia de Bello Visu » (pouvant se traduire par grange ancienne avec beau point de vue). Le cadastre de 1834 présente au territoire : le Mont-Olivet, le Châtelet, Saint-Médar, les fontaines Edidier, Fontaine Aubert, Sur Mignier et Fontaine-Etouffée. Le village prend le nom officiel de Beauvoir-sur-Sarce par décret du .
Histoire Moyen Âge
Les deux villages faisaient partie du fief "Saint Vincent" qui relevait des comtes de Tonnerre et en arrière fief des évêques de Chalon (sur Saône), après que Gui III, comte de Tonnerre eu reconnu à la fin du que les domaines dépendant auparavant du duc de Bourgogne étaient désormais de la mouvance de l'Église de Chalon. Dans les registres paroissiaux de Beauvoir on trouve parfois les appellations de Beauvoir Dalbain et Beauvoir-Tonnerrois. Cette dernière appellation se retrouve dans la description de la généralité de Paris de 1759.
On relève une famille de Bragelo(n)gne, seigneurs de Bragelogne au puis du au .
Au , Agnès de Plancy, dame de Bragelogne, épouse Gaucher de Rochefort, seigneur du Puiset et de Tanlay et apporte ainsi Bragelogne aux Rochefort qui le posséderont jusqu'à leur extinction au milieu du .
Le château (motte féodale) est cité, en 1317, comme maison forte appartenant à Jean de Rochefort. En 1360, il est occupé par les Anglo-navarrais et le traité de Brétigny en stipule l'évacuation. Il fut détruit sous Jean sans Peur, les profonds fossés sont encore bien visibles sur le site actuellement propriété privée. Les premières franchises accordées aux habitants de Bragelogne datent de 1231 et furent confirmées en 1308 par Robert de Rochefort, sire de Bragelogne et Agnès de Tanlay son épouse, elles portaient sur les charrois. Les Rochefort furent également seigneurs de Beauvoir. Beauvoir est signalé par ailleurs comme fief des seigneurs de Bagneux-la-Fosse.
Temps modernes
En 1580, Antoinette de Faoucq fait don de prairies et de terres labourables à la fabrique de l'église de Bragelogne pour en améliorer les revenus.
En 1789, Beauvoir et Bragelogne dépendaient de l'intendance et de la généralité de Paris, de l'élection de Tonnerre et du bailliage de Sens. Jusqu'en 1833, le hameau de Ramel occupant la rive droite de la Sarce à l'entrée ouest de Beauvoir-sur-Sarce y compris le moulin faisait partie de la commune de Bragelogne, c'est une ordonnance royale du qui rattacha ce hameau à la commune de Beauvoir-sur-Sarce.
Révolution française et Empire
Les registres paroissiaux des BMS qui constituaient l'État civil sous l'ancien régime sont signés "Grattepain, curé" et on constate que les registres de l'état civil républicain sont signés, pendant de nombreuses années après la Révolution, "Grattepain, procureur". Le curé Grattepain n'aurait donc, semble-t-il, pas été réfractaire au nouveau régime.
Époque contemporaine En 1973, Bragelogne et Beauvoir-sur-Sarce, fusionnent et deviennent Bragelogne-Beauvoir dans le cadre de la Loi sur les fusions et regroupements de communes du , dite loi Marcellin. Auparavant, une proposition de fusion avait été avancée entre Les Riceys et Beauvoir-sur-Sarce et une association entre Bragelogne, Channes et Beauvoir-sur-Sarce a également fait l'objet de discussions préliminaires mais ces préliminaires n'ont pas abouti.
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Troyes du département de l'Aube.
Elle faisait partie depuis 1802 du canton des Riceys. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton des Riceys, porté de 7 à 57 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aube.
Intercommunalité Bragelogne-Beauvoir était membre de la très petite communauté de communes de la Région des Riceys, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2010 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de , cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes du Barséquanais en Champagne, dont est désormais membre la commune.
Liste des maires
Équipements et services publics
Population et société
Les habitants sont appelés les Doubet-Talibautiers.
Démographie
Ci-dessous la démographie de Bragelogne, puis de Bragelogne-Beauvoir à partir de 1975. Le maximum de la population a été atteint en 1800 avec .
Ci-dessous la démographie de Beauvoir-sur-Sarce avant la fusion :
Pyramide des âges En 2021, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 23,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,0 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 33,2 % la même année, alors qu'il est de 28,2 % au niveau départemental.
En 2021, la commune comptait pour , soit un taux de 51,75 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,70 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Aire de Gaviot (plan d'eau pêche en , terrain de foot). Croix de la Chapelle (calvaire du lieudit Derrière la Cure). Croix de la Croisette (calvaire du lieu-dit la Croisette). Croix de Sainte Elisabeth (calvaire du lieu-dit Sainte Elisabeth). Croix du Pré carré (calvaire du lieudit les Encintres). Croix du Réméré (calvaire du lieudit Bas du Réméré). Église Notre-Dame-de-l'Assomption, Beauvoir sur Sarce, rue Notre-Dame. Elle dépendait en 1789 du diocèse de Langres et du doyenné de Saint-Vinnemer, elle était dédiée à l'Assomption de la Sainte-Vierge. Ses bâtiments sont du pour les parties les plus anciennes comme le transept.vignette|Église Notre-Dame-de-l'Assomption.