La chapelle Notre-Dame-des-AubagnansÉgalement écrit Notre-Dame-des-Aubagnons nom sur lequel elle est enregistrée aux monuments historiques est une chapelle romane fortifiée située sur la commune de Rochegude. Le fief des Aubagnans fut une enclave du Dauphiné dans le Comtat Venaissin. La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1926..

Mense du prieuré de Saint-Ruf C'est une chapelle romane dont le gros œuvre date du . Elle est située au nord de Rochegude, sur la route de Bollène, où se trouvait le vicus d’Albagnanius, l'un des plus anciens de la régionNotre-Dame des Aubagnans sur le site www.par-monts-et-par-vaux.eu. La chapelle dépendit à titre de prieuré dès 1115 de l'abbaye Saint-Ruf de Valence, dont le titulaire était décimateur à Rochegude et dans une partie de la paroisse de Suze-la-Rousse. Elle a été édifiée sur un petit mamelon de ( d’altitude) et fortifiée au .

Origines Une statue en marbre blanc, représentant Bacchus debout a été découverte au quartier des Aubagnans et se trouve exposée au musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye, dans les YvelinesLes Aubagnans sur le site OT (attention site invalide)Notre-Dame des Aubagans sur le site www.tricastin-grignan-enclave.com (attention site invalide).

Le premier nom connu est Albagnanius puis Albagnanei, au . Il évolue en 1609 vers Beatae Mariae de Albagnoneto loci Rupecute et Albanhai. La graphie devient Albanhanei, en 1611, Beatae Mariae de Bagnolet sive d'Albignan, en 1687 et Albagnanea, en 1689. Au cours du , la chambre des comptes note AlbanineiNotre-Dame des Aubagnans sur le site www.archive.org. Ce toponyme est à rapprocher d'Aubignan Les formes anciennes sont Albegnano (951), Albagnano (1135), Albanhano (1206) et Albanhanum (1319). Ce qui permet de proposer comme origine, le nom d’un homme gallo-romain Albanius avec le suffixe -anumAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1676..

Historique thumb|left|Bâtiments ruinés Le fief des Aubagnans était initialement sous la suzeraineté de la baronnie de Montauban-sur-l'Ouvèze, avant de passer Dauphins du Viennois. Au , la paroisse de Rochegude fut subdivisée en trois co-seigneuries dont les deux tiers relevaient du domaine pontifical et le troisième restait tenu en fief par le Dauphin. Guigues VIII de Viennois, en 1330, le donna aux Baux d'Orange. Ce qui n'empêcha pas, en 1343, que Clément VI revendiqua la totalité de Rochegude puis transigea avec Humbert II de Viennois. Les Aubagnans restèrent au Dauphiné, devenant une enclave delphinale dans le Comtat Venaissin jusqu’à la Révolution. Puis ce fief et son prieuré passèrent, par héritage, vers 1409 aux Saluces, qui l'unirent à Rochegude tout en rendant hommage au Dauphin de France. Enfin, Robert d’Acqueria, en devint propriétaire avec la totalité du village en 1667.

En dépit de son passage en commende, le prieuré resta desservi, jusqu'en 1774, par les chanoines de Saint-RufAndré Lacroix, L'arrondissement de Montélimar : géographie, histoire et statistique (1868 à 1893).

Église fortifiée thumb|left|Le mâchicoulis appelé assommoir L’édifice roman, remanié au , est le type bien caractérisé de l’église fortifiée du Moyen Âge. La porte d’entrée à l’ouest est surmontée d’un mâchicoulis appelé assommoir qui en fait une rareté. L’extérieur de l’abside, en petit appareil régulier, paraît en partie dater du . L’épaisseur des murs, les meurtrières et les créneaux permirent à l'église de servir de refuge aux habitants en cas d’attaque.

La bâtisse fut saccagée et sans doute ruinée par les grandes compagnies venues de France par le pont du Saint-Esprit.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Guy Barruol, Dauphiné roman, Zodiaque, Collection Nuit Des Temps, , 1992,

Article connexe Liste des monuments historiques de la Drôme

Liens externes

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