Le Royal Olympic Club Flémalle ou plus communément le ROC Flémalle, anciennement OC Flémallois et ROC Flémallois, était un club de handball situé à Flémalle près de Liège en Belgique.

Premier Champion de Belgique, premier vainqueur de la Coupe de Belgique ainsi que premier représentant belge en Coupe d'Europe, le ROC Flémalle est le pionnier dans le monde du handball belge, remportant entre 1957 et 1976 seize titres, dix Championnats de Belgique, 2 championnats provinciaux, 1 championnats de Belgiqu à onze et trois Coupes de Belgique. Histoire 1924-1956 : La création du matricule 006 Au début des années 1920, le liégeois Jules Devlieger, professeur d'éducation physique, accompagne le club de gymnastique de l'Union beynoise aux Olympiades ouvrières de à Prague... Jules et ses camarades, le flémallois Joseph Demaret et du sérésien Clément Lambinon, découvrirent un sport encore inexistant en Belgique, le handball qui était alors joué dehors, sur un terrain de football et à onze.. Tous trois se donnent alors la tâche d'importer ce sport en Belgique.

Les premiers clubs du pays voient alors le jour en Province de Liège : Devlieger crée une section dans le club de l'Union beynoise qui devient le deuxième sport du club, Demaret fonde l'Unif de Liège, le Handball Villers 59 et l'Olympic Club Flémallois en 1924. avec le numéro de matricule 006.

Peu à peu, de jeunes joueurs de la région commencent à pratiquer ce sport tels que Jean Mossoux et Lido Agnelli qui s'affilient tous deux en 1949. ou encore Richard Lespagnard en 1950.

De 1957 à 1966 : Flémalle au sommet du handball belge À la fin des années 1950, les compétitions officielles voient le jour en Belgique et l'Olympic Club Flémallois s'impose comme le meilleur club du pays grâce notamment à des joueurs comme Richard Lespagnard, Lido Agnelli, Marcel Dewar ou encore le capitaine Jean Mossoux.

Après une première édition qui se serait jouée dans son format à onze et aurait été remportée par le club., le championnat de Belgique est officiellement créé en 1958 dans son format à 7 joueurs et est remporté par l'OC Flémallois.

Lors de cette même saison 1958/1959, l'OCF participe à la Coupe des clubs champions mais Flémalle est éliminé au premier tour par les Français du ASPOM Bordeaux, 11 à 10 après 20 minutes de prolongation. La saison suivante, l'OCF réalisa le doublé puisqu'en plus de remporter pour la troisième fois le championnat, il décroche la première édition de la Coupe de Belgique. En revanche, en Coupe des clubs champions, le club est éliminé dès le premier tour par les Portugais du FC Porto 11 à 21.

En 1961, l'OCF réalise une nouvelle fois le doublé mais ne participe pas à la Coupe d'Europe puisqu'elle n'eut pas lieu à cause du Championnat du monde 1961.

Lors de la saison 1961/1962, les mauves et blanc réalisent pour la troisième fois consécutive le doublé. En Coupe des clubs champions, l'OC Flémallois rencontre le futur champion d'Europe, le Frisch Auf Göppingen, et concède une lourde défaite de 34 à 7.

À l'issue de la saison 1962/1963, l'OC Flémallois remporte de nouveau le championnat mais pas la Coupe de Belgique puisque celle-ci ne fut pas organisée, ne suscitant pas un grand intérêt au sein des clubs malgré les efforts du Journal "Les Sports", l'organisateur des trois premières éditions, pour la rendre plus attrayante. En Coupe des clubs champions, Flémalle connait sa première victoire, face aux luxembourgeois du HB Dudelange, battu 17 à 11 lors du premier tour. Mais, au deuxième tour l'OC Flémallois affronte à nouveau le Frisch Auf Göppingen et subit une seconde lourde défaite de 14 à 40.

Si le club remporte de nouveau le championnat lors de cette saison 1963/1964, il a dû dire adieu à son statut d'invincibilité en championnat puisqu'après 115 matchs victorieux, l'OCF a concédé à un match nul face à l'Unif, 13 à 13. Cette même saison, la Coupe d'Europe n'est pas organisée à cause du mondiale de 1964.

En 1964, le club acquiert le statut honorifique de société royale du fait de ses quarante ans d'existance et prend alors le nom de Royal Olympic Club Flémalle.

Lors de la saison 1964/1965, Flémalle est pour la huitième fois champion de Belgique mais lors de cette saison, l'OCF concéda à sa première défaite, face au CH Schaerbeek Brussels 12 à 9 ce qui prouva que le championnat devenait de plus en plus compétitif. Sur le plan international, nouvelle participation et nouvelle élimination prématurée en Coupe des clubs champions après une défaite face aux Suisses du Grasshopper Club Zurich, 9 à 27.

La saison suivante, 1965/1966, le club participe à nouveau à la Coupe des clubs champions où il obtient un beau match nul en Autriche face au SK Rapid Vienne avant d'être battu 16 à 20 lors du match retour à domicile, disputé sur un terrain de plein air au grand dam des Autrichiens. Néanmoins, . En championnat, la conservation de son titre passe par match décisif face au CH Schaerbeek Brussels, le vainqueur du match devant champion. Pourtant, à une semaine du match, le club décide de participer au tournoi international du TSV Eupen 1889 et lors du match face HB Eschois Fola, l'international belge de Flémalle, Richard Lespagnard, s'écroule et décède sur le terrain à l'âge de 34 ans. Le club demande à l'Union belge de handball (UBH) de décaler d'une semaine le match en mémoire de l'une des stars du club et du handball belge, Lespagnard ayant été deux fois élus par un jury sportif meilleur handballeur de Belgique en 1959 et en 1961. Mais l'UBH refuse : alors que les membres du ROC Flémalle enterrent Richard Lespagnard, le club ne se présente pas face au CH Schaerbeek Brussels qui est déclaré champion de Belgique par forfait par l'UBH.

De 1967 à 1977 : une seconde génération dorée Après cet épisode plus que choquant pour le club de la banlieue liégeoise, la saison 1966/1967 s’avère des plus difficile puisqu'en plus de Lespagnard, le club a perdu le meilleur handballeur de l'année en 1960, Marcel Dewar, qui a rejoint le Progrès HC Seraing à l'intersaison. Et c'est justement Seraing qui remporte le Championnat devant le KV Sasja HC Hoboken et le ROC Flémalle, seulement troisième.

La saison 1967-1968 est de meilleure facture puisque le club joue un match décisif face au KV Sasja HC Hoboken la dernière journée du Championnat, le vainqueur du match devenant champion. Mais sur le terrain du Sasja, le ROC ne fait pas le poids devant un public d'anversois déchaînés et s'incline lourdement 20 à 7.

Lors de la saison suivante, le ROC Flémalle réussit à remporter pour la neuvième fois le championnat de Belgique. C'est également en cette année 1969 qu'a eu lieu le jubilé de Lido Agnelli.

Avec ce nouveau titre, le club est ainsi parvenu à surmonter la mort de Richard Lespagnard et peut-être aussi le fait que l'équipe est devenue trop âgée. C'est ainsi que de nouveau joueurs font peu à peu leur apparition tels que Franco Girotto, Bertino Dececco, André Maes, Marcel Agnarelli, Angelo Bettoli ou encore Sesto Vandelli. C'est alors que la nouvelle génération remporte le dixième titre du ROC lors de cette saison 1969/1970. Par contre, l'Union belge de handball ayant oublié d'inscrire son champion national en Coupe des clubs champions, il n'y a ainsi pas eu de campagne européenne pour le club.

La saison suivante, l'Union belge de handball n'ayant pas commis la même erreur, le ROC participe bien à la Coupe des clubs champions. Opposé aux catalans du BM Granollers, le ROC perd ses deux matchs (28 à 11 à Granollers et 11 à 23 à Flémalle) et est une nouvelle fois prématurement éliminé. Quant au Championnat, il n'est conclu qu'à la troisième place derrière l'HC Inter Herstal et le KV Sasja HC.

Lors des saisons suivantes, le ROC Flémalle ne brille pas à l'instar de plusieurs clubs liégeois qui ne s'adaptent pas à un handball plus moderne puisqu'il se joue de plus en plus en salle plutôt qu'en extérieur. C'est ainsi que le ROCF inaugure sa nouvelle salle en 1973, le Hall omnisports André Cools en l'honneur d'André Cools, bourgmestre de Flémalle depuis 1965 et ancien handballeur au ROC Flémalle.

Lors de la saison 1975/1976, le ROC remporte pour la onzième et dernière fois le championnat de Belgique, synonyme d'une huitième campagne européenne. En Coupe des clubs champions, les joueurs du ROC Flémalle rencontrent le club luxembourgeois du HB Dudelange. Face à cette équipe que Flémalle avait battu 14 ans plus tôt, le ROC concède un 18 à 18 à Flémalle puis est défait 16 à19 à Dudelange, synonyme d'élimination.

De 1978 à 1999 : une lente descente aux enfers Par la suite, le ROC Flémalle ne remporta plus rien lors des saisons qui suivirent et se voit même descendre dans le classement au point de se faire reléguer lors de la saison 1979-1980 en division 2 alors qu'à l'issue de la saison 1981/1982, le club réussit à rejoindre l'élite du handball belge

Mais quand le club retrouva cette élite lors de la saison 1982/1983, le ROC doit dire adieu à une autre de ses stars, Jean Mossoux qui décéda tragiquement le à l'âge de 54 ans, lors d'une chute mortelle dans une carrière de Flémalle, alors qu'il effectuait son travail de pompier en tentant de secourir des imprudents .

C'est la deuxième personnalité du ROC Flémalle qui décéda tragiquement, Jean Mossoux fut l'un des hommes forts du club, dont il était le fier capitaine, ainsi que du handball belge puisqu'il fut élu six fois meilleur handballeur de Belgique par un jury sportif en 1962, 1963, 1964, 1965, 1967 et est encore aujourd'hui le handballeur le plus récompensé de cette distinction.

Perdre une autre personnalité flémalloise du jeux à sept, n'aida surement pas le ROC Flémalle qui se vit à nouveau relégué lors de la saison 1982/1983 mais réussit une nouvelle fois à refaire l'aller retour et resta en division 1 pendant deux saisons avant de se refaire reléguer .

Alors entraîné par Franco Girotto, le ROC termina troisième de la division 2 lors de la saison 1986/1987 et donc ne retrouva pas l'élite..

Franco partant à la rescousse du KTSV Eupen 1889, le ROC change dès lors d’entraîneur et opte pour Thierry Herbillon mais le club n'arriva toujours pas à accéder à l'élite ce qui ne fut pas le cas de Thierry Herbillon qui partit entraîner le HC Herstal, formation de division 1.

C'est alors que Jean-Luc Dessart devient entraîneur du ROC mais sous sa houlette, les mauves et blancs se retrouvèrent même à la dernière place qu'ils partageaient avec Charleroi, finalement Franco Girotto revient en tant qu’entraîneur et les résultats modifièrent très clairement au point que le club réussit à résorber son retard en remportant huit matchs, soit 16 points et ainsi accéda à des Play-offs où le ROC Flémalle remporta tous ses matchs, mis à part deux partages contre Eynatten et Montegnée, et ainsi remporta son premier titre de Champion de Belgique de division 2 avec une génération composée entre autres de Patrick Potschalkine, Wildriane ou encore Vergnagnini.

Les années 1990 Mais dorénavant, cette époque où le ROC Flémalle avait le statut de favori en division 2 et d'outsiders en division 1 est révolue.

Et ce fut la descente aux enfers durant les années 1990 qui fut donc la période la plus noire du matricule 006 puisqu'il se retrouva même en D1 LFH, soit la division 3.

Cependant, on peut mentionner qu'au début des années 1990, le Fémina Liège, soit le club de handball féminin de Flémalle est absorbé par le Royal Olympic Club Flémalle, le matricule 006.

Ainsi, le ROC Flémalle possédait dorénavant une section féminine qui évoluait en division 1 lors des saisons 1991/1992 et 1992/1993 mais fut relégué depuis jusqu'à se retrouver en D1 LFH (division 3).

2000-2009 : Retrouvailles avec la D1 et déménagement