Paul Mignot, né le à Lyon Archives municipales de Lyon, arrondissement, année 1865, acte de naissance , cote 2E699, avec mention marginale de décèset mort le à Cessieu (Isère), est un général français, grand-croix de la Légion d'honneur, actif pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie L’avant-guerre Son père Hyacinthe Mignot, industriel, était concessionnaire pour la ville de Lyon des travaux d’asphaltage. Rien ne prédisposait Paul à embrasser une carrière militaire.
Engagé volontaire dès 18 ans, il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1883 dont il sort sur 411. Il suit ensuite les cours de l’école supérieure de guerre de 1893 à 1895. Possesseur du brevet d’état-major mention bien, il est très bien noté aussi bien dans le service de troupe que dans celui d’état-major. Affecté d’abord comme officier d’ordonnance du général commandant la défense de Lyon, esprit fin, jugement droit, il est élevé au grade de lieutenant-colonel au d'infanterie au début de 1914.
La Première Guerre mondiale Dès le début de la guerre, il participe à la bataille de Lunéville (combat de Saint Antoine) en et à la première bataille d'Ypres en décembre 1914. Affecté au d’infanterie, il contribue activement à la prise du grand éperon de Notre Dame de Lorette le Rapport du lieutenant-colonel MIGNOT sur les combats du 15 mars au 19 mars au soir - SHD 26 N 700. Cité à l’ordre de la pour les brillantes qualités dont il fait preuve lors de l’attaque, il est nommé colonel le et reçoit la distinction d’officier de la Légion d’honneur le . Proposé comme général de brigade et commandant d’une division, il prend le commandement de la d’infanterie le .
Les mutineries de 1917 En avril 1917, devant l’épuisement de la d’infanterie, le général Mignot demande que celle-ci soit relevée. Le Haut-Commandement accède à cette demande mais pendant une très courte période, voulant faire participer la division aux offensives partielles du début de mai dans la région de Spin. La relève est refusée jusqu’au . Brève détente. Dès le , l’ordre de remonter aux tranchées lui est donné. C’est alors le dans le camp de Ville-en-Tardenois que des vociférations éclatent subitement parmi les hommes. Les manifestants réclament le repos qui soi-disant leur était dû, se refusant absolument de remonter aux tranchéesRapport du Lt-Colonel Baudrand Commandant le Régiment d'Infanterie sur les évènements de Ville-en-Tardenois, 5 juin 1917 - SHD Vincennes 16 N 1521. Dans la soirée du , un flot de manifestants se porte vers la mairie de Ville-en-Tardenois en criant que de la guerre, ils en ont « marre, marre, marre ». Se frayant un chemin parmi les manifestants, le général Mignot calme les mutins en leur promettant de ne pas les faire monter aux tranchées le . La majorité des manifestants finit par retourner dans ses campements mais une bande d’une centaine d’avinés et de repris de justice décide de mettre la mairie en état de siège, les vitres et les portes brisées à coup de pavés. Les insurgés réintègrent finalement leurs campements et la journée du 2 se passe sans incidentRapport dommaire du général Mignot, commandant la DI, no. 289/s - 2 juin 1917 - SHD Vincennes 19 N 840. Mais ces incidents ne resteront pas sans conséquence. Une trentaine de meneurs sont arrêtés et conduits à la prison de Châlons. Ils seront traduits devant le Conseil de Guerre. Le , le général Mignot est relevé de son commandement, «…2 de ses régiments ayant donné des signes d’insuffisance moraleDossier militaire du général Mignot -Résumé des notes obtenues pendant la campagne 1914-1918 – SHD Vincennes 13 YD 715 »
Il prend alors la tête de la d'infanterie le et poursuit la guerre en France puis en Belgique par une série de faits d’armes : Prise de la ferme de Mondovi : 16- Prise de Mangelaere – Papegoed : Cité à l’ordre de la le Bataille de l’Aisne : mai-juin 1918 Prise du sépulcre Passy : – Offensive de l’Ourcq : juillet 1918 Offensive de l’Ailette : août-septembre 1918 Cité à l’ordre de la le
Après la guerre Le général Mignot continue son activité comme général de division en se consacrant principalement à la formation des cadres. Il fait valoir ses droits à la retraite le et est alors placé dans la section de réserve. Atteint de conjonctivite ypéritique à la suite de l’attaque de l’Aisne de juillet 1918, il développe un glaucome incurable et devient aveugle à partir de 1938.
Il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le .
Il meurt à Cessieu le à l’âge de 84 ans.
Décorations
Grand officier de la légion d’honneur le Officier de la légion d’honneur le Commandeur de la légion d’honneur le Chevalier de la légion d’honneur le
Étoile de Kara-Georges le Croix de guerre belge le
Notes et références
Bibliographie . .
Liens externes
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