Ramerupt est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est. Géographie

Sont cités comme lieux, au cadastre de 1838 : Bois-de-la-Halle et celui de l'Église, de l'Abbé, de la Noquené et Sabotier ; Chitry, Courterie, les Forges, la Gravière, le Haut-Chemin, les Huttes-Gallée, la Pièté, le Pont-Adam, Saint-Jean. Communes limitrophes

Hydrographie La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aube, le Meldancon, le Puits, le Puits et le Puits..

L'Aube, d'une longueur de , prend sa source dans la commune d'Auberive et se jette dans la Seine à Marcilly-sur-Seine, après avoir traversé .

Le Meldancon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Lignon et se jette dans l'Aube à Morembert, après avoir traversé .

Le Puits, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Sompuis et se jette dans l'Aube à Ortillon, après avoir traversé .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de RameruptLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dosnon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Ramerupt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,2 %), forêts (23 %), zones urbanisées (4,1 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), prairies (1,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Histoire Des traces montrent une histoire ancienne du village : quatre cercueils de l'époque gallo-romaine trouvés en 1821 au lieu-dit Dalibonne', un autre cimetière au lieu-dit les Routières'', deniers de ROMERODO de la fin y furent trouvésMaurice Prou, les Monnaies carolingiennes, n°550..

Les premières traces mettent Ramerupt en Bourgogne, où la seigneurie fait partie du comté d'Arcis dont elle est une des quatre châtellenies avec Arcis, Méry et Plancy. Au , les comtes d'Arcis sont également seigneurs de Ramerupt. Ces titres passent ensuite dans la famille de Montdidier puis dans la famille de Brienne.

Au , la ville fut le berceau d'un mouvement spirituel juif important les Tossafot ou Tosefot (hébreu: תוספות « ajouts ») sont des commentaires du Talmud qui datent de la période médiévale. L'école est fréquentée par des étudiants venus de toute l'Europe. Le maitre de cette école est Rabennou Tam, né à Ramerupt, petit-fils du célèbre rabbin Rachi. La vitalité de ce centre d'étude talmudique connaitra une fin brutale le quand des croisés en route pour la deuxième croisade s'arrêtèrent dans l'école pour en détruire toute la documentation.

En 1789, le village était de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection de Troyes, du bailliage de Chaumont. Il était aussi le siège d'un bailliage seigneurial qui relevait du bailliage ducal de Piney.

Le prieuré Premièrement de saint Balsème, il fut ensuite de Notre-Dame, fondé vers 960Soutenu par Courtalon, Des Guerrois et A. prevost.. Il est fondé par la comtesse Hersende, dame de Ramerupt et comtesse d'Arcis, en sa chapelle castrale lors du transfert des reliques du saint. En 1082, Ebles de Roucy et son frère André ainsi que leurs épouses et Hugue, comte de Dammartin leur cousin soumirent l'église à l'abbaye de Marmoutier. L'église du prieuré devait être en mauvais état car la première demande de démolition fut faite en 1731, puis en 1766, le prieuré fut transféré en l'église paroissiale et en 1861, elle n'était plus que ruines et fut mesurée par Henri d'Arbois de Jubainville et avait de longueur par de largeur.

Prieurs : 1118 : GeoffroiArchives départementales de l'Aube, 20 H., 1123 : Jean, 1160 : Pierre, ... 1654 - 1670 : Louis de la Baume Montrevel, ... 1728 : Jean-Simon Brissart, aussi prieur de Fouchères, 1766 : Joseph-Jérôme Le Grand aussi prieur de Saint-Germain-en-l'Haye.

Château Il semble exister dès le et fut la demeure de l'un des seigneurs de Ramerupt. Érard de Brienne-Ramerupt le fit reconstruire en 1239 avec fossés qui entourent tant le château que les maisons. Charles-Henri de Clermont-Luxembourg dans son aveu de 1636 le qualifiait de "vestiges et masure d'un vieux château, qui en est le lieu dominant". Il y avait en ce château deux chapelles qui semblent détruites en 1713 car les charges sont transférées en l'église paroissiale, une prison et une maison de garde-chasse sont élevés à leur place. Foires Elles devaient être anciennes car la mesure de Ramerupt était utilisée depuis 1185 et Henri le Libéral y avait un marché en 1177. En 1228 Érard avait une foire le jour de la Nativité-Notre-Dame et obtint de le droit de la prolonger de deux jours. En 1679 il en est cité deux : le jour de l'Invention, , et le jour de l'Exaltation-de-la-Sainte-Croix (). Hôpital La date de la création est incertaine, la mention sure est 1235 avec l'installation de nonains. Ils furent remplacés par les moines de la Piété qui le dirigeaient jusqu'en 1672 ; année où l'hôpital passait dans les mains de l'ordre de Saint-Lazare. En 1695, la direction et les revenus des hôpitaux de Trouan, Arcis, Herbisse et Ramerupt sont réunis ; l'hôpital avait une chapelle à la Maladière.

Politique et administration Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Ramerupt, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..

Une seule liste, menée par Gérald Tarin, maire sortant., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 59,83 %.. Gérald Tarin est réélu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département de l'Aube en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires

Démographie

Lieux et monuments Abbaye cistercienne de la Piété-Dieu. Église Saint-Roch élevée de 1834 à 1838. La paroisse était au diocèse de Troyes, au doyenné d'Arcis, la présentation était au chapitre Saint-Pierre de Troyes de 1191. L'église était alors sous le vocable de Saint-Martin. Son mobilier comporte une chaire du , un buste de saint Roch une statue d'évêque en chêne du . Une Marie à l'Enfant du . Un triptyque représentant la Visitation, l'Annonciation ; la Nativité, Assomption, Annonciation aux bergers ; l'Agnus Dei, Jésus parmi les Docteurs avec des blasons de donateurs (?).Des dalles funéraires d'Armand Jean François Daulnay et dame Marie-Élisabeth de Bereyson de 1761 et de Jean de Guigne de 1653. Église Saint-Félix-de-Nole de Ramerupt, à Romaines. Chapelle des Tossafistes, rue Rashi. Monument aux morts. Halle qui est déjà mentionnée en 1668 et qui hébergeait un marché chaque samedi, elle était le siège d'un auditoireArchives nationales, T 125 4..

Personnalités liées à la commune Emmanuel Hublot (1911-2003), général d’armée. Arcade-Armand Bertrand (1817-1857), professeur agrégé de physique et conservateur du cabinet de physique de l'école Normale à Paris. Ami de Charles-Eugène Delaunay. Charles-Eugène Delaunay (1816-1872), astronome et mathématicien français, vécut et fut inhumé à Ramerupt. Louis Débonnaire (1679-1752), oratorien, docteur en Sorbonne, auteur de plusieurs ouvrages de dévotion et de poésie. Charles Merlin (1678-1747), critique et écrivain ecclésiastique né à Ramerupt et mort à Paris. Membre de la Compagnie de Jésus, un des principaux rédacteur du journal de Trévoux. Érard de Brienne-Ramerupt, chevalier croisé du et seigneur de Ramerupt. Rabbenou Shmouel ben Meïr, plus connu sous l'acronyme de Rashbam (רשב"ם) est un exégète biblique et tossafiste ayant vécu en Champagne au (c.1085 - c.1158). Fils de Yokheved, la fille aînée de Rachi, et de Rabbenou Meïr de Ramerupt, un illustre élève de Rachi, il est l'aîné de trois frères, dont le second, Isaac, meurt du vivant de son père, et dont le troisième, Jacob, deviendra le dirigeant du judaïsme ashkénazehttp://www.judaicultures.info/IMG/jpg/plaque-des-tossafistes.jpg.