Maria Cunitz ou Maria CunitiaCunitz, Maria. "Urania propitia, sive Tabulæ Astronomicæ mirè faciles, vim hypothesium physicarum à Kepplero proditarum complexae; facillimo calculandi compendio, sine ullâ logarithmorum mentione paenomenis satisfacientes; Quarum usum pro tempore praesente, exacto et futuro succincte praescriptum cum artis cultoribus communicat Maria Cunitia. Das ist: Newe und Langgewünschete, leichte Astronomische Tabelln, etc.", Oels, Silesia, 1650. (d'autres orthographes du nom rencontrées : Cunicia, CunitzinZedler's Universallexikon, Halle-Leipzig, 1737, Bd. 15, Sp. 2134f, Stichwort: Kunitzin , Kunic, Cunitiae, Kunicia, KunickaStorm Dunlop, Michèle Gerbaldi, "Stargazers: the contribution of amateurs to astronomy", Springer-Verlag, 1988, pg. 40) (1610, Wołów, Silésie — Byczyna, Silésie) est une astronome née en Silésie. Elle est l'autrice de l'ouvrage Urania propitia dans lequel elle apporte de nouvelles tables, de nouvelles éphémérides et une nouvelle solution élégante au problème de Kepler. Le cratère Cunitz sur Vénus est nommé d'après elle. Le planétoïde (12624) Mariacunitia est nommé en son honneur.
Biographie Maria Cunitz naît à Wołów, Saint-Empire romain germaniqueLocations during her life on Blaeu's 1645 Dutch map of Silesia :File:Blaeu 1645 - Nova totius Germaniæ descriptio.jpgLocations during her life on Blaeu's 1645 map of Lower Silesia :File:Blaeu 1645 - Silesia Inferior.jpg. Elle la fille aînée de l'immigrant germano-balte Heinrich CunitzAllgemeines Schriftsteller- und Gelehrten-Lexikon der Provinzen Livland, Esthland und Kurland, Volume 1, J.F. Steffenhagen und Sohn, 1827 Sigrid Dienel: Die Pestschrift des schlesischen Arztes Heinrich Cunitz (1580-1629) aus dem Jahr 1625: ein zeitgenössisches medizinisch-pharmazeutisches Dokument? : eine vergleichende Untersuchung mit Pestschriften aus dem 16. und 17. Jahrhundert, 2000 , docteur et propriétaire terrien qui a vécu à Schweidnitz la plus grande partie de sa vie, et de Maria Scholtz, originaire de LiegnitzMarilyn Bailey Ogilvie, The Biographical Dictionary of Women in Science: Pioneering Lives From Ancient Times to the Mid-20th Century, 2000, page 309.Name Lignitz on the map from that period :File:Blaeu 1645 - Nova totius Germaniæ descriptio.jpg, fille du scientifique allemand Anton von ScholtzJohann Heinrich Zedler, Universal Lexicon, 68 tomes, Leipzig 1732–1754, hier: Band 35, Spalte 1618f. (1560–1622), mathématicien et conseiller du duc Joachim-Frédéric de Brzeg. La famille déménage à Schweidnitz (de nos jours Świdnica, en Pologne). Maria se marie jeune (en 1623) avec l'avocat David von Gerstmann. Après la mort de son mari en 1626, elle se marie en 1630 avec le Chisholm 1911, également de Silésie. Elias et Maria auront trois fils : Elias Theodor, Anton Heinrich et Franz Ludwig.
La plus grande œuvre de Maria Cunitz est écrite sur les terres du couvent cistercien de Łubnice près de Kalisz, Pologne, où elle et son mari ont trouvé refuge lors de la déclaration de la guerre de Trente Ans (ils étaient protestants ; ses frères et sœurs restés en Silésie se convertirent au Catholicisme). Après leur retour en Silésie, ils publient à leurs propres frais le livre de Maria en 1650. L’œuvre est dédiée à l'Empereur Ferdinand III. En 1655, un feu à PitschenName Pitzen as on Blaeu's 1645 map of Silesia :File:Blaeu 1645 - Silesia Ducatus.jpg () détruit leurs papiers scientifiques et les instruments et réactifs utilisés pour fabriquer des médicaments. Ce feu réduit drastiquement leurs revenus. Maria devient veuve en 1661 et meurt à Pitzen en 1664.
L'année de naissance de Maria Cunitz est incertaine. Aucun document de naissance ou de baptême n'a été découvert. L'année de naissance a été avancée pour la première fois dans la première publication en langue allemande sur Maria Cunitz en 1798Johann Ephraim Scheibel: Nachrichten von der Frau von Lewen geb. Cunitzin. In: Astronomische Bibliographie, der 3. Abteilung, zweite Fortsetzung, Schriften aus dem siebzehnten Jahrhundert von 1631 bis 1650 aus der Reihe Einleitung zur mathematischen Bücherkenntnis. Nr. 20, Breslau 1798, pages 361-378.. Le Paul Knötel semble être le premier à avoir donné l'année 1604 comme étant son année de naissancePaul Knötel: Maria Cunitia. In: Friedrich Andreae (Hrsg.): Schlesier des 17. bis 19. Jahrhunderts, Schlesische Lebensbilder. Nr. 3, Breslau 1928, pages 61-65.. Cette date semble plausible car ses parents se sont mariés l'année précédente. La preuve qu'elle est en fait née en 1610 est donnée par une anthologie regroupant des poèmes de félicitations pour son premier mariage et par une lettre d'Elias A Leonibus à Johannes Hevelius datant de 1651 et découverte par le Ingrid GuentherodtIngrid Guentherodt: Maria Cunitia. Urania propitia; Intendiertes, erwartetes und tatsächliches Lesepublikum einer Astronomin des 17. Jh.. In: Daphnis. Zeitschrift für mittlere deutsche Literatur. Nr. 20, 1991, pages 311-353.Ingrid Guentherodt: Frühe Spuren von Maria Cunitia und Daniel Czepko in Schweidnitz 1623. In: Daphnis. Zeitschrift für mittlere deutsche Literatur. Nr. 20, 1991, pages 547-584..
Œuvre
La publication de l'ouvrage Urania propitia (OlseName Olse as on Blaeu's 1645 map of Silesia :File:Blaeu 1645 - Silesia Ducatus.jpg -Silésie, 1650) donne à Maria Cunitz une réputation européenne. Elle est acclamée comme la femme la plus savante en astronomie depuis Hypatie d'Alexandrie. Fait important pour une publication technique de cette époque, son livre est écrit en latin et en allemand (peut-être pour augmenter l’accessibilité de son travail). Urania propitia est une simplification des tables rudolphines. Ce livre donne de nouvelles tables et éphémérides et une solution plus élégante au problème de Kepler, qui consiste à déterminer la position d'une planète sur son orbite comme une fonction du temps ; de plus, elle corrige des erreurs dans les travaux de Kepler. De nos jours son livre est également montré comme une contribution au développement de la langue allemande scientifiqueIngrid Güntherodt (Guentherodt), Maria Cunitz und Maria Sibylla Merian: Pionirinnen der Deutsches Wissenschaftssprache im 17. Jahrhundret, Zeitschrift für Germanistische Linguistik, Vol. 14, 1, pp. 23-49, DOI: 10.1515/zfgl.1986.14.1.23, Oct.2009..
À cause de ses talents multiples et de ses réussites, Cunitz était surnommée la « Pallas de Silésie ». En 1727, dans son livre Educated Silesian Women and Female Poets, Johann Caspar Eberti écritJohann C. Eberti. "Eröffnetes Cabinet dess gelehrten Frauen-Zimmers. Darinnen die berühmtesten dieses Geschlechtes." Iudicium, Munich 2004, . (Repr. of "Schlesiens hoch- und wohlgelahrtes Frauen-Zimmer", Breslau 1727), pages 25-28. que
Notes et références
Chisholm, Hugh, ed. (1911). "Cunitz, Maria". Encyclopædia Britannica ( éd.). Cambridge University Press.
Voir aussi
Digital-Library of Wroclaw Web page on Maria Cunitz at University of Florida O'Connor, John J.; Robertson, Edmund F., "Maria Cunitz", MacTutor History of Mathematics archive, University of St Andrews.
Zedler Zedler's Universallexikon, t. 15, p. 2134f, Stichwort: Kunitzin
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