Saint-Germain est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est. Commune située au sud-ouest de l’agglomération Troyenne, qui présente la particularité d’être composée de trois hameaux bien distincts répartis sur un territoire : Lépine (l'Epine), Chevillèle et Linçon. Géographie

Le Triffoire., petit affluent direct de la Seine qu'il rejoint à Troyes, prend naissance la commune. Le Lincon, autre ruisseau. Topographie Au cadastre de 1828 sont cités : Bochot, BrébantAussi dit Bréban., Breton, Courcelles, Chevillèle, Chavan, Crot-aux-Fées, l'Epine, Ferme-Neuve, Fontaine-au-Loup, Lincon, les Marais, la Mission, Moulin-Brûlé, Saint-Barthélemi et Vantrouilly.

Ses communes limitrophes sont :

Saint-André-les-Vergers (située à 2,9 km), La Rivière-de-Corps (située à 3,5 km), Torvilliers (située à 4,6 km), Prugny (située à 6,6 km), Laines-aux-Bois (située à 4,3 km), Saint-Pouange (située à 3,7 km), Saint-léger-Près-Troyes (située à 4,1 km) et Rosières-près-Troyes (située à 3 km).

Hydrographie La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Triffoire, le canal 03 des Pâtures, la Profonde, le ru de la Fontaine aux Loups, le ru du Moulin et divers autres petits cours d'eau..

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-GermainLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : la fontaine aux Loups ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Lorraine, plateau de Langres, Morvan ». Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Barberey-Saint-Sulpice à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Germain est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Troyes, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,9 %), zones urbanisées (11 %), forêts (9,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Patrimoine ecclésiastique La seigneurie était à l'abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains depuis le don de Linçon et l'Epine par Hugues, comte de Troyes ; donation complétée par Henri II, son petit-neveu, en 1219.

Jusqu’au , ni le bourg de Saint-Germain ni celui de Lépine n’étaient pourvus d’église. Par conséquent, les habitants devaient se rendre au hameau de Linçon pour la célébration des offices, seul hameau à posséder son lieu de culte. Cependant, après 400 ans de service, le monument a été démoli en raison de son état devenu trop délabré. C’est à ce moment-là que furent érigées les églises de Saint-Germain et de Lépine autour desquelles fut aménagé un cimetière.

Saint-Germain formait avec Linçon et Courcelles une communauté tant du point de vue civil que religieux. Les biens communaux étaient, en 1640 : quatre-vingt arpent de bois et broussailles au finage de Messon, plus huit autres arpents au même finage pour y prendre de la "terre rouge" au lieu-dit Berthon. Cinquante arpents d'eau et pâturages au lieu-dit Parfons du finage de Courcelles, quatre arpents de marias et pâturages au Marault de Breban du même finage.

En 1789, le village dépendait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes ; il dépendait de la Mairie royale des Noës.

Fin , faute de moyens humains pour assurer le bon fonctionnement de leur lieu de culte, les habitants de Lépine ont vu leur église mise en vente pour démolition. Ils se sont alors cotisés pour la racheter en tant que bien privé et ont créé « Le Conseil de Fabrique » pour la gestion de l’édifice.

La « Fabrique » déterminait tout ce qui appartenait à une église paroissiale, y compris les fonds affectés à son entretien. Elle désignait aussi l’ensemble des membres du « Conseil de fabrique » – « les fabriciens » – qui étaient chargés de l’administration de la paroisse. Parmi eux, trois « marguillers » étaient désignés pour gérer les finances, établir le budget et préparer les réunions. Par la suite, la Fabrique s’est également saisie du presbytère (actuelle impasse Berthelot) qui a été loué à la commune pour le logement de l’instituteur et la tenue de la classe.

La présence d’une église au hameau de Lépine dénote, à cette époque, de la volonté d’indépendance de ses habitants au regard du bourg de Saint-Germain. Le monument est resté en leur possession pendant plus de 100 ans, jusqu’à la promulgation de la Loi de séparation des Églises et de l'État, où le bâtiment revient à la charge de la commune.

Aujourd’hui, les églises de Saint-Germain et de Lépine sont dans un état de délabrement. Des fissures apparaissent, des vitraux sont brisés, les murs rapiécés. L’église de Lépine manque même de s’effondrer ; un pilier venant maintenir l’un des pans.

Patrimoine architectural L’habitat traditionnel de la région troyenne se caractérise par son ossature bois, sa forme rectangulaire de plain-pied ainsi que ses ouvertures petites et rares (la porte plus une ou deux fenêtres côté sud).

Appelé également « chaumine », son toit s’avançait généralement en auvent du côté sud-sud est et s’abaissait en basse-goutte jusqu’à environ 50 cm du sol du côté nord/nord-est.

Au fur et à mesure des besoins, la maison pouvait s’agrandir et comporter des éléments tels qu’une cave, une pièce pour les animaux, et plus tard une grange. En outre, il se singularisait par son pan à colombage, dont les matériaux de construction étaient bien souvent d’origine locale.

À Saint-Germain, l’aulne et le peuplier étaient les principales essences de bois utilisées, abondant dans les marais alentour. Quant à la maçonnerie, elle se composait de moellons de craie ou de silex liés avec de l’argile et trouvés sur place. Enfin, le toit était recouvert de chaume.

Lieux de vie La présence du premier maître d’école à Lépine est à noter en 1694 et à Saint-Germain en 1738. Au départ, la classe devait se tenir chez le « recteur ». Plus tard, un décret autorisant les communes a installer l’école dans les presbytères laissés vacants a permis à la Fabrique de louer à la municipalité le bâtiment dont elle disposait.

Ce n’est qu’à partir de 1895 que l’école communale du hameau de Lépine fut implantée, en bordure de l’actuelle rue Louis-Guillemin, pour remplacer la classe tenue jusqu’alors dans le presbytère. Le bâtiment scolaire reflète de fait l’identité du hameau de Lépine. Même si son potentiel architectural demeure faible, il n’en reste pas moins un élément remarquable à mettre en valeur.

Le café est un autre lieu important de la vie d’un village. À Saint-Germain, le Café de la Poste tenait place également d’épicerie-mercerie et semblait occuper le rôle de centralité. Aujourd’hui, le bâtiment utilisé par la Poste fait l’objet de controverses. Situé au croisement de la RN77 et de la route menant à Lépine, certains le considèrent comme gênant la visibilité des commerces. De par son histoire et sa situation préférentielle dans le bourg, ce lieu contribue pleinement à l’identité patrimoniale de Saint-Germain.

Politique et administration Du au 27 fructidor an IX Saint-Germain a été chef-lieu de canton.

Transports vignette|Un bus de la TCAT à son terminus Saint Germain-Courcelles. La commune est desservie par la ligne 5 des transports en commun de Troyes.

Tendances politiques et résultats

=== Administration municipale === Élections de 2026 Le conseil municipal de Saint-Germain est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 19. et 1 au conseil communautaire.

Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Maxime Dusacq (79,3 %), maire sortant., et Marouane El Mokretar (20,7 %). 17 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Maxime Dusacq et deux à celle de Marouane El Mokretar. Un siège au conseil communautaire est alloué à la liste gagnante. Maxime Dusacq est réélu maire pour un deuxième mandat le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département de l'Aube en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires

Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges