vignette|480px|upright=1.3|Une partie du sūtra Chikubushima écrit sur du papier décoré de dessins de plantes et d'animaux Le terme « Trésor national » est utilisé depuis 1897 pour désigner les biens culturels importants du Japon, bien que la définition et les critères ont changé depuis. Les documents inscrits sur la liste adhérent à la définition actuelle et ont été désignés « Trésors nationaux » conformément à la Loi sur la protection des biens culturels, entrée en vigueur le . Les items sont sélectionnés par le ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie sur le fondement de leur « valeur artistique ou historique particulièrement élevée » .
La liste présente 99 entrées depuis la dynastie Wei de l'Ouest jusqu'à l'époque d'Edo, la plupart remontant à la période classique du Japon et du milieu de la période de la Chine impériale, du au . Le nombre total d'items est cependant plus élevé car des groupes d'éléments associés ont été joints en entrées uniques.
La liste contient différents types de documents écrits tels que des copies de sūtra, des commentaires et des enseignements bouddhistes, de la poésie et des lettres. Certains des objets désignés proviennent de Chine et ont été importés au moment où l'écriture a été introduite au Japon. Les éléments de cette liste ont été principalement réalisée avec un pinceau sur des rouleaux de manuscrits, moyen privilégié jusqu'à l'avènement de l'impression et de la publication commerciale au . Dans de nombreux cas, les manuscrits sont de remarquables exemples de calligraphie. Ils sont conservés dans des temples, des musées, des bibliothèques ou des archives, des sanctuaires, des universités et dans des collections privées. Les écrits de cette liste représentent environ la moitié des 223 trésors nationaux dans la catégorie « écrits ». Ils sont complétés par 68 livres japonais de la liste des Trésors nationaux du Japon (écrits : livres japonais) et 56 livres chinois de la liste des Trésors nationaux du Japon (écrits : livres chinois)
Statistiques vignette|300px|alt=La plupart des Trésors nationaux se trouvent dans les régions de Kansai et Kanto.|Carte montrant l'emplacement des écrits « trésors nationaux du Japon » qui ne sont pas des livres Préfecture Ville Trésors nationaux Chiba Ichikawa 2 Fukui Eiheiji 1 Fukushima Aizumisato 1 Hiroshima Hatsukaichi 1 Hyōgo Kobe 2 Iwate Hiraizumi 1 Kagawa Takamatsu 1 Zentsūji 1 Kanagawa Kamakura 3 Kyoto Kyoto 31 Mie Tsu 2 Nara Nara 6 Sakurai 1 Tenri 1 Osaka Osaka 1 Tadaoka 3 Saitama Tokigawa 1 Shiga Kōka 2 Nagahama 1 Ōtsu 3 Shizuoka Atami 1 Shizuoka 1 Tochigi Nikkō 1 Tokyo Tokyo 24 Wakayama Kōya 7
PériodeSeule la période la plus ancienne est comptée, si un trésor national se compose d'articles provenant de plus d'une période.. Trésors nationaux Dynastie Wei de l'Ouest 1 Période Asuka 2 Dynastie Tang 6 Époque de Nara 22 Époque de Heian 28 Dynastie des Song du Nord 1 Dynastie des Song du Sud 14 Époque de Kamakura 14 Dynastie Yuan 5 Époque Nanboku-chō 6
Lecture du tableau Le tableau suivant donne un aperçu de ce qui est inclus dans la liste et comment sont classées les œuvres. Nom : le nom tel qu'il est enregistré dans la base de données des Biens culturels nationaux. Auteurs : non du, ou des auteur(s). Remarques : informations sur le type de document et son contenu. Date : période et année; l'entrée de la colonne trie par année. Si seule une période est connue, elle trie par l'année de début de cette période. Format : type principal, technique et dimensions; les entrées de colonnes classent par type principal : « rouleau » (comprend les rouleaux à main et les lettres), « livres » (comprend les albums, les livres ordinaires reliés et les livres reliés par fukuro-toji) et « autres » (comprend rouleaux suspendus). Emplacement actuel : « temple/musée/nom de sanctuaire, nom de ville, nom de préfecture ». Les entrées de la colonne trient selon « nom de la préfecture, nom de la ville ». Image : image du manuscrit ou d'un document caractéristique d'un groupe de manuscrits.
(Cette liste est complète au )
Trésors Écrits bouddhistes Sūtras Le concept d'écriture arrive au Japon par le royaume coréen de Baekje sous la forme de livres classiques chinois et de sutras, probablement écrit sur papier et sous forme de rouleaux manuscrits (kansubon). Cela se passe vraisemblablement au début du (vers 400), et certainement en conjonction avec l'introduction du Bouddhisme au . La popularité croissante du Bouddhisme, fortement encouragé par le prince Shōtoku (574–622), à la fin du et au début du est un des facteursL'autre facteur est l'établissement d'une bureaucratie gouvernementale de style chinois au Japon à peu près à la même époque conduisant à une augmentation de l'importance de l'écriture. Le Bouddhisme requiert l'étude des sūtras en chinois. Pour satisfaire la demande croissante dont ils font l'objet, des manuscrits importés des dynasties Sui et Tang sont copiés, d'abord par les immigrants coréens et chinois, puis plus tard au milieu du , par des scribes japonais. Le Sangyō Gisho (« commentaires annotés des Trois Sūtra »), traditionnellement attribué au Prince Shōtoku, est le plus ancien texte japonais encore existant de quelque longueur que ce soit. En 673, l'ensemble du canon bouddhique a été systématiquement copié. Il ne reste plus un seul sūtra antérieur à la fin du . Le plus ancien sūtra encore existant copié au Japon remonte à 686 et est désigné « trésor national ». Au cours des , la copie de textes bouddhiques, y compris les sūtras, est la principale activité d'écriture. Peu d’œuvres chinoises séculaires ou d'ouvrages japonais (qui sont rares) sont copiés. L’État fonde un « Bureau de Copie des Sūtras » (shakyōjo) avant 727Probablement bien avant cette date. avec des calligraphes hautement spécialisés, des correcteurs et des polisseurs de métaux pour satisfaire la forte demande pour les textes bouddhistes. La copie de sūtra ne sert pas seulement à la reproduction, mais permet aussi d'acquérir des vertus religieuses, aussi presque tous les textes bouddhistes sont-ils copiés à la main au cours du en dépit de l'existence de l'impression.
Le pic de la copie de sūtras a lieu au cours de l'époque de Nara pendant laquelle le « Sūtra de la Grande Perfection de la Sagesse » (Daihannya) et le Sūtra du Lotus sont les sūtras les plus souvent copiés. La plupart des sūtras sont écrits à l'encre noire sur du papier teinté jaune pâleLa méthode traditionnelle chinoise pour éviter les attaques d'insectes.. Cependant, certains sont réalisés à l'encre d'or ou d'argent sur indigo, violet ou autre papier coloré, en particulier ceux produits en 741 quand l'empereur Shomu décrète que les sūtras du Konkōmyō Saishōō écrits en lettres d'or seront répartis entre les temples provinciaux. Beaucoup de copies de sūtras contiennent un colophon portant le nom du commanditaire, souvent quelqu'un de la classe dirigeante, et la raison de la copie, généralement liée à la santé ou au salut du peuple ou de l’État.
Après la fermeture du shakyōjo à la fin du , la famille impériale et les principaux aristocrates continuent de parrainer la copie de sūtras. En raison d'une croyance renforcée dans les pouvoirs du Sūtra du Lotus, il existe plus de copies de l'époque de Heian de ce sūtra que de tous les autres sūtras réunis. À partir du début de l'époque de Heian, les styles deviennent fleuris et ornés de somptueuses décorations car les sūtras ne sont pas utilisés uniquement dans la récitation mais aussi dans une intention de dévouement et de sacrifice. Les copies de sūtras par dévotion sont plus souvent entreprises par l'initiateur que durant l'époque de Nara. De nouvelles formes de décoration deviennent à la mode au début du , y compris en plaçant chaque caractère dans le contour d'un stūpa, sur un piédestal de lotus ou à côté de représentations de Bodhisattvas. Les sūtras sont de plus en plus fournis avec frontispices à partir du . La calligraphie passe progressivement du style chinois à la calligraphie japonaise. La copie de sūtras se poursuit au cours de l'époque de Kamakura et des époques ultérieures, mais avec des qualités artistiques rarement comparables. Avec l'importation d'éditions imprimées de la dynastie Song au cours de l'époque de Kamakura, la copie manuscrite des écritures complètes disparaît et la copie des sūtras n'est plus pratiquée que pour son aspect dévotionnel. Quarante-six sūtras ou ensembles de sūtras du (dynastie Wei de l'Ouest) au (époque Nanboku-chō) sont désignés trésors nationaux. Certains des plus anciens items de cette liste sont originaires de Chine.