La fosse 1 - 1 bis de la Compagnie des mines de La Clarence est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Divion. Le fonçage des deux puits commence en et la fosse commence à extraire le . Des cités, une école et une église, sont bâties à proximité, et un terril 33 est édifié à côté du carreau de fosse. Le , un coup de grisou entraîne la mort de . Pour éviter que ce genre de catastrophe ne se reproduise, une fosse 2 est commencée à Calonne-Ricouart pour assurer l'aérage de cette fosse grisouteuse.

La Compagnie des mines de La Clarence est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Auchel. La production étant jugée trop faible, la fosse est modernisée en 1951, et notamment dotée d'un nouveau chevalement pour le puits 1. Un nouveau coup de grisou a lieu le , tue dix mineurs et en blesse gravement deux autres, la fosse est mise à l'arrêt, et définitivement fermée le . Les puits sont comblés en 1955, et le nouveau chevalement est réinstallé par-dessus le puits 2 de la fosse Sabatier à Raismes. Le terril est exploité, l'église est détruite.

Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 1 et 1 bis. Il subsiste un assez grand nombre de bâtiments sur le carreau de fosse, les cités ont été rénovées, et le terril est devenu un espace de promenade.

La fosse

Alors que la Compagnie des mines de Bruay est en train d'effectuer le fonçage des puits de sa fosse 5 - 5 bis à Divion et que la Compagnie des mines de Ferfay effectue des sondages à Camblain-Châtelain, la Société de Recherches de La Clarence découvre de la houille en 1894 à Divion. La Société de La Clarence fait une demande de concession qui est immédiatement contestée par la Compagnie des mines de Ferfay, cette dernière souhaitant avoir une extension. C'est la Compagnie des mines de La Clarence qui voit sa demande acceptée et reçoit une concession de par le décret du .

Fonçage

Le fonçage des deux puits commence en . Pendant ces travaux, d'autres sondages fructueux sont portés à plus de mille mètres à Ourton et Beugin. Les puits devant être amenés à plus de mille mètres de profondeur, les travaux sont longs. Le puits 1 bis est situé à au nord-ouest du puits 1.

Exploitation

Après près de quatre ans et demi de travaux, la fosse commence à extraire le . Le puits 1 fait , il est le plus profond du bassin minier, quant au puits 1 bis, avec ses , il est le cinquième en termes de profondeur. La fosse produit en 1901, l'année suivante, en 1903, et emploie cette année-là . La fosse produit en 1910 et emploie au fond et 167 au jour.

thumb|left| Lobbedey, évêque d'Arras, aux funérailles des victimes. Le , à , pendant que les de la coupe du matin remontent, et que d'autres mineurs descendent pour commencer leur travail, une explosion de grisou se produit. Durant la journée, et le lendemain, des cadavres et des blessés sont remontés. Des sauveteurs provenant des Compagnies de Marles, Liévin et Bruay viennent apporter leur aide. Michaux, directeur de la mine et Clément Dupont, ingénieur, supervisent les secours. De nouvelles explosions se produisent, entraînant la mort de plusieurs sauveteurs, et de Clément Dupont. Plusieurs incendies se déclarent dans les galeries. Au , le bilan s'élève déjà à , il n'est pas définitif. Par solidarité, les Compagnies de Marles et de Bruay emploient les mineurs de La Clarence dans leurs fosses pendant toute la durée des travaux de sauvetage. Le bilan final est de et de . La Catastrophe de Courrières, qui a eu lieu six ans plus tôt est encore dans tous les esprits. Des funérailles sont faites aux victimes de la catastrophe, en présence de Jean Dupuy, ministre des travaux publics, de Émile-Louis-Cornil Lobbedey, évêque d'Arras, et d'une foule considérable.

Afin d'éviter une nouvelle catastrophe, une fosse 2 destinée à l'aérage est entreprise en 1916 à au nord-ouest, à Calonne-Ricouart.

La Compagnie des mines de La Clarence est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Auchel. Malgré une extraction par les deux puits, la production n'est que de . Aussi, la fosse est modernisée, et le puits 1 est équipé d'un nouveau chevalement. Un coup de grisou se produit le dimanche vers du matin dans la veine Rosalie, à la profondeur de . Dix mineurs périssent et deux autres sont gravement blessés. Cette catastrophe, en plus d'une exploitation pénible et à grande profondeur, avec des résultats de production peu encourageants, entraîne la fermeture définitive de la fosse le . Les deux puits sont remblayés en 1955. Le chevalement du puits 1 est démonté et réinstallé par-dessus le puits 2 de la fosse Sabatier des mines d'Anzin à Raismes.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 1 et 1 bis. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. De nombreux bâtiments subsistent encore sur le carreau de fosse qui est devenu une zone industrielle : les deux bâtiments des salles des machines, la salle des compresseurs, la maison du garde, un hangar, la lampisterie, un atelier, le magasin et le château d'eau. Le chevalement qui a été remonté à la fosse Sabatier a été inscrit aux monuments historiques le et sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco le .

Le terril thumb|Le terril de La Clarence.

Le terril 33, La Clarence, a été édifié sur le territoire de Divion au nord-ouest du carreau de fosse à partir de la mise en extraction de celle-ci, en 1901. Initialement de forme conique, il a été exploité en très grande partie.

Les cités

Des cités sont bâties près de la fosse.

Les écoles thumb|left|upright=2|Vue panoramique des écoles. thumb|Le site de l'école en 2011.

Des écoles sont bâties au cœur des cités.

L'église

Une église était bâtie au cœur des cités, face à la place et près des écoles. Elle a été détruite.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines de La Clarence Groupe d'Auchel Liste des puits de mine les plus profonds du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais Fosse Sabatier des mines d'Anzin

Liens externes

Bibliographie

Fosse 1 - 1 bis La Clarence 1 - 1 bis Catégorie:Exploitation minière en grande profondeur