Marie-Gustave-Victor-René-Alfred Texier (né le à Legé et mort le à Nantes)Archives municipales de Nantes en ligne, année 1978, registre , acte de décès , vue 97/105, militaire français dans le , combattant de la Première Guerre mondiale au sein du , a été général d’infanterie entre les deux guerres, puis résistant au sein de l’O.R.A. sous l’occupation allemande. Dans la Grande guerre 1914-1918, son nom est associé à la découverte de la galerie Est du Mont Cornillet. Il est également cité pour son action au combat dans les attaques de la d’infanterie des 18 et , sur la ligne Villers-Hélon.

Biographie Alfred-René Texier est né à Legé le Relevé généalogique sur Geneanet. Il entre à Saint Cyr âgé de dix-huit ans, en 1900, au sein de la promotion du Tchad. Il devient sous-lieutenant à vingt ans, et servit dix années sur la frontière de l’Est. En 1912, il rentre à l’École de guerre.

Première Guerre mondiale La Grande guerre 1914-1918 éclate à sa sortie de cette école. Il prend part, comme capitaine d’état-major, aux opérations de Lorraine, de Champagne et de la Somme, puis à l’état-major d’une division d’Afrique. À la bataille de Verdun (1916), il commande la du de chasseursJules Poirier, La bataille de Verdun : 21 février — 18 décembre 1916, éditions Chiron, 1922, , , ;.

Il est capitaine de l’état-major de la division Joba lorsqu’il engage en la bataille du Mont Cornillet. Il est envoyé ensuite en mission spécialeL’Illustration, , 1917, ; à la recherche de la galerie centrale, puis découvre l’entrée de la galerie Est. Il en a donné une effroyable description qui sera publiée en 1975 dans la revue historique des arméesMinistère des armées, Revue historique des armées, France. Ministère de la défense, 1975, , ;.

En , pendant l’offensive générale, il commande le bataillon du de l’armée Mangin. Il sera grièvement blessé de deux balles de mitrailleuses au cours de cette attaqueMinistère de la guerre, La revue d’infanterie, , vol. 66, Paris, éd. Charles-Lavauzelle & , le janvier 1925, , et 292-294, « Attaques de la division d’infanterie les 18 et 19 juillet 1918 ».

Entre les deux guerres À la sortie du conflit, il passe au sous-secrétariat de la démobilisation et est nommé au de l’état-major de l’Armée (1920-1930). De 1931 à 1934, il participe brillamment aux opérations de pacification du MarocPierre Taittinger, La pacification marocaine, Les Annales coloniales, , Paris, le 31 mars 1934, sur Wikiquote ; à la tête du de tirailleurs marocains et y reçoit le mérite militaire chérifien, décoration très rare, la plus haute distinction chérifienne. On lui confia en 1935 le commandement de l'un des trois groupements de l’ouest chargés de pacifier l’Anti-Atlas occidental. La manœuvre consistait à isoler les différentes tribus sédentaires de la montagne, en les fixant sur le front nord de l’Anti-AtlasRevue militaire française, t. 56, éd. Berger-Levrault et Chapelot, Nancy, Paris et Strasbourg, avril-juin 1935, , ;, et permettre ainsi au groupement de l’est d’effectuer une manœuvre débordante. Il obtient la même année le brevet d’aptitude au commandement des grandes unités, au centre des hautes études militaires.

Il est nommé général de brigade en 1937, commandant l’IDI 9, à Rennes.

Seconde Guerre mondiale Au début de la seconde Guerre mondiale en , il est affecté au commandement de la . Mais l’une de ses blessures de 1918 s’envenime et l’envoie à l’hôpital pour 4 mois. Cette hospitalisation lui fait perdre son commandement. Il rejoint les armées sur sa demande, encore incomplètement guéri, et reçoit en Charles D. Pettibone, The Organization and Order of Battle of Militaries in World War : Italy and France, Including the Neutral Countries of San Marino, Vatican, vol. 6, Trafford Publishing, 2010, , et 417 ;, le commandement d’une division de réservistes, la d’infanterie en secteur dans le Jura. Cette division est appelée en juin, par le Généralissime, sur le front de combat en vue de couvrir en avant de Paris, la droite de l’armée Frère () retraitant au Nord. Lancée pour son baptême du feu dans une bataille perdue, « la » recueille les troupes en repli et se dégage par une contre attaque le , à Neufchelles, de l’étreinte allemande. Puis, à partir du , elle prend part à la retraite générale, ordonnée par le haut commandement français, faisant front sur chaque coupure et ramenant jusque dans la Vienne, après douze jours de marche épuisante (aucun élément n’étant motorisé) ses unités très éprouvées, mais non désorganisés et disponibles encore pour le combat.

Le général Texier est mis à la retraite d’office le selon les lois de l’Armistice.

Passé au cadre de réserve comme général de division sous l’Occupation, il rejoint l’organisation de résistance de l’armée (O.R.A.), activée par son camarade, le général d’armée Aubert Frère. Plus tard, en , il demande au gouvernement, de retour à Paris, de lui confier un commandement, fût-ce dans un grade inférieur au sien, ce qui lui est refusé compte tenu de son âge. Mais en 1945, il continue de servir comme délégué du gouvernement, au conseil d’administration des œuvres d’entraide dans l’Armée.

Il décède à Nantes le , âgé de quatre-vingt-seize ans et est enterré à Rocherservière (85).

Décorations

Grand officier de la Légion d'honneur ; Croix de guerre 1914-1918 : 13 citations, dont 8 palmes Croix de guerre 1939-1945: 1 palme Croix de Guerre T.O.E (Théâtre des Opérations Exterieures).: 3 palmes Ordre du Mérite Militaire Chérifien Croix de Guerre avec palme du Royaume de Belgique ; Médaille d'Outre-Mer ;

Notes et références Références

Notes

Voir aussi de Champagne (15-18 juillet 1918)

Liens externes

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