La fosse Saint-Auguste de la Compagnie des mines d'Azincourt est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Abscon. Ouverte en 1846 après les fosses Saint-Édouard et Sainte-Marie, elle est la fosse la plus orientale de la compagnie. Les veines qu'elle exploite sont aléatoirement productives. La fosse est abandonnée au début de l'année 1876, l'exhaure est donc stoppé, et les niveaux inférieurs sont inondés. Mais les dirigeants reviennent cette décision quelques mois plus tard, et le puits est vidé, mais alors que l'accrochage de venait d'être rendu praticable, un éboulement suivi de plusieurs autres bouche le puits. Celui-ci devait alors être réutilisé au-dessus de , mais la fosse a été définitivement abandonnée.

Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête du puits Saint-Auguste.

La fosse

Fonçage

La fosse Saint-Auguste a été ouverte en 1846 sur le territoire d'Abscon, près de la limite avec Aniche, à environ de la limite nord de la concession, et à de sa limite est. Le diamètre du puits est de , la composition du cuvelage est inconnue. Le terrain houiller y a été rencontré à la profondeur de , dans la région stérile comprise entre les veines 7 et Louise ou Auguste.

La fosse Saint-Auguste est située à l'est des fosses Fosse Saint-Édouard et Sainte-Marie, à de la première et à de la seconde.

Exploitation

L'exploitation a eu lieu successivement sur plusieurs niveaux, dont le dernier a été établi à . L'extraction, d'abord assez importante, n'a pas tardé à décroître avec la profondeur, à cause de l'allure de plus en plus défectueuse du gisement. Les travaux les plus importants ont été faits dans les trois veines du nord, dans les veines 3 à 6, et dans Auguste, qui a été la dernière exploitée au niveau de . La bowette sud de cet étage donnant une assez grande quantité d'eau, elle a été serrementé, en 1870, à trente mètres du puits. En 1876, ce serrement a été démoli, et la bowette a été continuée jusqu'à la limite du terrain houiller. À du puits, elle quitte la formation houillère pour pénétrer dans une alternance de bancs de schistes verdâtres calcarifères, et de calcaire compact d'un bleu foncé. On ne s'arrête qu'après avoir pénétré de dans ces terrains. La teinte verdâtre des schistes ne permettait pas de les confondre avec des schistes houillers. Ni cran ni faille n'ont été remarqués entre le terrain houiller et le terrain négatif, ni dans le voisinage. Après l'abandon définitif de la bowette de l'étage de , un serrement y est établi à du puits, afin d'aveugler la venue d'eau qu'elle fournit.

Au commencement de l'année 1876, on décide l'abandon de la fosse Saint-Auguste. On y suspend alors l'épuisement, et les niveaux inférieurs d'exploitation sont bientôt noyés. Quelques mois après, on revient sur cette décision, et on se met à vider les travaux inondés. L'accrochage de venait d'être rendu accessible, quand un éboulement considérable s'est produit, et a eu pour effet de remplir partiellement le puits. D'autres éboulements partiels étant encore survenus, on se résigne à remblayer le puits jusqu'à la profondeur de . Depuis cette époque, l'exploitation n'a pas été reprise. Le puits a été serrementé et abandonné. Il y a eu sept étages de recette aux profondeurs de 210, 238, 250, 290, 330, 372 et .

Six ans plus tard, les fosses Fosse Saint-Édouard et Sainte-Marie sont abandonnées à cause d'un éboulement du puits de la première, il ne reste donc plus que la fosse Saint-Roch de productive.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête du puits Saint-Auguste. Le BRGM y effectue des inspections chaque année.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

Référence aux dossiers concernant la renonciation à la concession d'Azincourt par Charbonnages de France

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines d'Azincourt

Liens externes

Bibliographie

Saint-Auguste Azincourt Saint-Auguste