Les Flames de Calgary sont une franchise canadienne professionnelle de hockey sur glace de la Ligue nationale de hockey (LNH). L'équipe est basée à Calgary dans l'Alberta et joue ses matchs à domicile dans la salle du Scotiabank Saddledome depuis 1983 après avoir joué ses trois premières saisons au Stampede Corral. Ils jouent dans la division Pacifique de l'association de l'Ouest et se partage l'Alberta avec une autre franchise de la LNH, les Oilers d'Edmonton, ce qui crée une rivalité particulière.
Fondés en 1972, les Flames portent tout d'abord le nom de Flames d'Atlanta, ville où l'équipe est située, avant leur déménagement à Calgary en 1980. C'est alors la troisième équipe professionnelle de hockey sur glace qui s'installe à Calgary, après les Tigers de Calgary (1921-1927) et les Cowboys de Calgary (1975-1977).
Les Flames ont remporté leur unique Coupe Stanley à l'issue de la saison 1988-1989. En 2020, ils ont également remporté sept fois la première place de leur division et deux fois le Trophée des présidents qui récompense l'équipe ayant le plus de points de la saison régulière.
Hors de la glace, Calgary Sports and Entertainment, propriétaire des Flames, possède également une franchise de la Ligue de hockey de l'Ouest (les Hitmen de Calgary), une franchise de la National Lacrosse League (les Roughnecks de Calgary) et une franchise de la Ligue canadienne de football (les Stampeders de Calgary). Avec l'aide de la Flames Foundation, l'équipe a fait don de plus de 32 millions de dollars canadiens à des œuvres de charité du sud de l'Alberta depuis l'arrivée de la franchise.
Histoire de la franchise Flames d'Atlanta
L'histoire de la franchise débute en 1971 lorsque la Ligue nationale de hockey accorde à la ville d'Atlanta les droits d'implanter une concession, la première dans le sud-est des États-Unis. L'équipe prend le nom de , pour commémorer les flammes qui détruisirent complètement Atlanta en , lorsque le nordiste William Tecumseh Sherman prit la ville alors aux mains des sudistes. Le club évolue dans la LNH de 1973 à 1980 avant d'être vendu et transféré à Calgary.
Flames de Calgary
Le , l'homme d'affaires Nelson Skalbania et un groupe d'entrepreneurs de la province de l'Alberta, au Canada, composé des frères Byron J. et Daryl K. Seaman, de Harley N. Hotchkiss, Norm Green, Ralph Scurfield et Norman Kwong annoncent l'achat des Flames d'Atlanta et leur intention de les relocaliser en Alberta. L'équipe fait ses débuts la saison suivante sur la glace du Stampede Corral à Calgary en conservant le nom originel du club.
Dès la saison 1980-1981, les Flames s'imposent dans la ligue sous la gouverne de l'entraîneur Al MacNeil, compilant une fiche de 39 victoires, 27 défaites et 14 parties nulles. Ainsi la ville de Calgary voit l'équipe atteindre les séries éliminatoires dès leur première saison. Le , les Flames remportent la victoire en prolongation sur la marque de 5 à 4 et éliminent les Black Hawks de Chicago en trois rencontres. Ils battent également les Flyers de Philadelphie, ceux-ci en 7 rencontres, avant de s'incliner 4 matchs à 2 face aux North Stars du Minnesota Résultats des séries éliminatoires de 1980-1981 sur http://www.hockeydb.com..
En , Skalbania se dissocie des Flames en vendant ses parts de l'équipe aux six autres actionnaires. Sur la glace, l'équipe connaît quelques difficultés, mais grâce à l'arrivée de Mel Bridgman et de Lanny McDonald lors d'une transaction en cours de saison, l'équipe parvient à atteindre les séries pour une deuxième année consécutive. Ils s'inclinent cependant au premier tour face aux Canucks de Vancouver sur le score de trois rencontres à zéro. À la suite des performances de l'équipe, l'entraîneur MacNeil se voit remercier de ses services et est remplacé par Bob Johnson.
Lors de leur quatrième saison, en 1983-1984, les Flames se voient attribuer un nouvel amphithéâtre et quittent ainsi le vétuste Stampede Corral en octobre pour le Saddledome.
Les Flames remportent leur premier titre de conférence en 1985-1986 et avec l'apport de joueurs comme McDonald, Dan Quinn, Gary Suter, Al MacInnis, Håkan Loob et Réjean Lemelin et Mike Vernon devant le filet. L'équipe accède pour la première fois de son histoire à la finale de la coupe Stanley au printemps 1986 et affrontent les Canadiens de Montréal. Ils remportent le premier match entre les deux équipes sur la marque de 5 à 2 devant leur partisans mais butent ensuite sur la jeune recrue Patrick Roy qui ne leur accorde que 8 buts lors des quatre rencontres suivantes permettant ainsi aux Canadiens de remporter le trophée Résultat des séries éliminatoires de 1986 sur http://wwww.hockeydb.com..
En 1987, après s'être inclinés au premier tour des séries face aux Jets de Winnipeg, les Flames décident de remplacer l'entraîneur Johnson par Terry Crisp. Son arrivée derrière le banc de la formation de l'Alberta a un impact positif pour le club qui reçoit en 1987-1988 le Trophée des présidents remis à l'équipe terminant à la première place du classement général. L'équipe maintient une fiche de 48 victoires, 23 défaites et 9 matchs nuls, Loob et Mike Bullard terminent la saison avec une récolte de plus de 100 points chacun. En séries, après avoir vaincu les Kings de Los Angeles en cinq rencontres, ils sont battus 4 à 0 par leurs rivaux de l'Alberta, les Oilers d'Edmonton, futurs champions de la Coupe.
La Coupe à Calgary En 1988-1989, les Flames connurent la meilleure saison de leur histoire, remportant 54 des 80 rencontres qu'ils disputèrent en saison régulière, ce qui leur permit de mettre la main sur leur deuxième Trophée des présidents avec une récolte de 117 points, deux de plus que Montréal qui finit deuxième au classement général. De plus, Joe Mullen finit premier marqueur de l'équipe avec un total de 110 points. Avec Joe Nieuwendyk, ils obtinrent 51 buts chacun.
Les Flames se mesurèrent au premier tour des séries aux Canucks de Vancouver. Dès le premier match les Canucks montrèrent un style de jeu agressif et prirent le dessus sur les Flames en marquant rapidement en prolongation pour donner les devants à la formation de la Colombie-Britannique un à zéro dans la série. Calgary retrouva l'ardeur de sa saison régulière et ainsi put disposer des Canucks 5 à 2 lors du deuxième match et le gardien Mike Vernon fit taire l'attaque de Vancouver lors de la troisième rencontre (les Flames gagnèrent cette partie quatre à zéro). La série se rendit à la limite, soit en prolongation lors du septième match. Les Flames marquèrent avec 39 secondes restantes en première prolongation, ce qui leur donna la victoire par la marque de quatre à trois et ainsi ils éliminaient les Canucks de Vancouver pour accéder au deuxième tour contre les Kings de Los Angeles qui eux, avaient battu les redoutables Oilers d'Edmonton.
Confiants, à la suite de leur victoire contre Vancouver, les Flames ne firent qu'une bouchée des Kings et se permirent même lors de la deuxième rencontre de la série d'inscrire 8 buts. Il ne fallut que quatre matchs à la troupe de Terry Crisp pour défaire les Kings et ainsi accéder à la finale de conférence contre les Blackhawks de Chicago et leur dangereux attaquants Steve Larmer et Denis Savard.
Les Hawks se buttèrent à une solide défensive de la part des Flames, avec un Al MacInnis au meilleur de sa forme et un Mike Vernon qui resta de marbre face à l'attaque de Chicago, ajouté au brio offensif de Doug Gilmour et Joe Mullen. Calgary remporta le premier match 3 à 0. Cette série se termina par une victoire de quatre rencontres contre une en faveur des Flames qui accèdent alors, et ce pour la deuxième fois de leur histoire, à la finale de la coupe Stanley. thumb|La bannière de la coupe Stanley. Encore une fois, ils ont à faire face aux Canadiens de Montréal en finale. Les deux premiers matchs de la série sont disputés à Calgary et les deux équipes s'y partagent les honneurs, les Flames gagnant la première rencontre par la marque de 3 à 2 alors que la seconde se termine au compte de 4 à 2 pour les Canadiens. La série se transporte ensuite pour les matchs 3 et 4 à Montréal où la troupe de Pat Burns réussit d'abord à prendre les devants dans la série 2 à 1 avec un but en prolongation lors du troisième match, mais les Flames reviennent égaler la série lors du quatrième en déjouant à quatre reprises le gardien Patrick Roy alors que son vis-à-vis, Vernon, n'accorde que deux buts. Les matchs numéros 5 et 6 seront l'affaire des Flames et ainsi, sur la glace du Forum de Montréal, les Flames de Calgary célèbrent le premier triomphe de leur histoire Statistique des séries éliminatoires de 1989 sur http://www.hockeydb.com.. Al MacInnis se voit également remettre le trophée Conn-Smythe remis au meilleur joueur des séries Vainqueur du trophée Conn-Smythe sur http://www.nhl.com..
Les années 1990 Le , l'actionnaire Norm Green se défait de ses parts avec l'équipe et devint le propriétaire des North Stars du Minnesota. Encore fiers de leur Coupe Stanley, les Flames ne se réjouissent guère longtemps lors de la saison suivante. Bien qu'ayant parmi eux celui qui remportera le trophée Calder remis à la meilleure recrue de la ligue, Sergueï Makarov Récipiendaires du trophée Calder sur http://www.nhl.com., et malgré la seconde place au classement général, Calgary s'incline dès le premier tour des séries quatre matchs contre deux face aux Kings. Leur misérable performance en série couta le poste de l'entraîneur Crisp qui fut remplacé par Doug Risebrough la saison suivante.
Lors de la saison 1991-1992, les Flames connurent un mauvais départ, ce qui les amena à réaliser un remaniement au niveau de l'équipe. Ils procédèrent d'abord à une transaction, après 38 matchs joués, avec les Maple Leafs de Toronto où ils cédèrent notamment Doug Gilmour, les défenseurs Jamie Macoun et Éric Natress ainsi que le gardien de but Rick Wamsley en retour de Michel Petit, Gary Leeman, Craig Berube, Oleksandr Hodyniouk et du gardien de but Jeff Reese. Malgré cet échange, les performances de l'équipe n'étaient guère meilleures et ainsi, après 68 rencontres, Doug Risebrough fut congédié et remplacé par Guy Charron derrière le banc de l'équipe. Le mal était déjà fait malheureusement et pour la première fois depuis leur arrivée à Calgary 12 ans auparavant, les Flames ne participèrent pas aux séries.
Dave King s'amena à la barre de l'équipe la saison suivante et l'équipe remonta quelque peu au classement terminant deuxième dans la division Smythe derrière Vancouver. Ils accédèrent à nouveau aux séries éliminatoires mais firent face aux Kings avec un Wayne Gretzky confiant d'aller loin en séries. Les Flames s'inclinèrent en six rencontres devant l'équipe qui accèdera à la finale de la coupe Stanley cette saison-là.
N'ayant pas été capable de dépasser la première ronde des séries depuis son arrivée, les Flames congédient Dave King à l'été 1995 et nommèrent Pierre Pagé à titre d'entraîneur-chef du club. L'équipe termina deuxième derrière l'Avalanche du Colorado avec une fiche de 34 victoires, 37 défaites et 11 matchs nuls. Le meilleur joueur de l'équipe cette saison-là fut Theoren Fleury avec une récolte de 96 points, soit 29 points de plus que le deuxième meilleur marqueur du club, German Titov, qui en récolta 67 Meneur de l'équipe en 1995-96 sur http://www.hockeydb.com..
La saison 1996-1997 fut encore pire, alors que Fleury fut à nouveau le meilleur du club. Il n'amasse cependant que 67 points et l'équipe termine en cinquième position dans la division pacifique et ne put participer aux séries. Ce résultat coûta son poste à l'entraîneur Pagé qui fut remercié au terme de la saison et remplacé par Brian Sutter. La mauvaise passe continua malgré les changements apportés à l'équipe et durant les trois saisons de règne de Sutter à la barre des Flames, ces derniers ne purent accéder aux séries.
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