Louis-Marie de Belleyme est un juriste et homme politique français né à Paris le et mort dans la même ville le . Il est l'avant-dernier préfet de police de Charles X.

Biographie Jeunesse Louis Marie Maurice de Belleyme voit le jour à Paris le . Issu d'une famille du Périgord, il est le fils de Pierre de Belleyme, un officier du génie, chef de la division topographique aux archives et collaborateur de Cassini.

Élève au collège des Quatre-Nations, puis de l'académie de législation, il est reçu avocat à Paris le . Il s'avère être un improvisateur habile et d'un talent oratoire certain. Plein de tact et de maîtrise, il excelle dans son art. Il débute dans la magistrature sous la Restauration, comme substitut du procureur du roi à Corbeil le .

Débuts sous la Restauration Après avoir fait ses preuves, il devient successivement conseiller auditeur à la cour royale de Paris, en 1815, procureur du roi à Pontoise, en 1816, à Versailles, en 1819, juge d'instruction et vice-président du tribunal de la Seine, en 1824, ainsi que procureur du roi au même tribunal, en 1826.

Louis-Marie de Belleyme est décoré de la Légion d'honneur, le . Il est candidat aux élections du 17 novembre 1827, dans l'arrondissement de Périgueux, il est battuIl échoua par 60 voix contre 145 données à l'élu, Jean-Joseph de Verneilh, et 72 au comte de Beaumont..

En , il fait preuve d'indépendance et de fermeté en prenant des sanctions contre les gendarmes qui avaient fait preuve de violences excessives lors de la fusillade de la rue Saint-Denis. Cette prise de position attire l'attention du nouveau cabinet Martignac. Ce dernier le nomme, le , préfet de police.

thumb|Médaille célébrant Louis-Marie de Belleyme, « député de la Seine, fondateur de la maison de refuge ». Dès sa prise de fonctions, il abolit l'espionnage politique et donne un uniforme aux agents de la police secrète. Il aménage et réglemente les services de la voirie, des étalages, de la police des spectacles, des voitures de place et des approvisionnements. Il organise le corps des sergents de ville et fait établir les omnibus. Il travaille à l'extinction de la mendicité en créant notamment des maisons de refuge.

vignette|gauche|Portrait de Louis-Marie de Belleyme, par Charles Jalabert (1857).

Il est élu député et entre à la Chambre le , par le collège du département de la DordogneIl est élu par 116 voix sur 160 votants et 293 inscrits, contre 31 voix à Thomas-Robert Bugeaud, en remplacement de Jean d'Abzac.. Malgré les regrets du roi Charles X, il donne sa démission de son poste de préfet de Police. Il est nommé président du tribunal civil de la Seine le , ce qu'il reste pendant 28 ans, jusqu'à sa première retraite à 70 ans en 1857. À la Chambre, il siégea au centre droit, et ne signa pas l'adresse des 221. Après la dissolution de la Chambre, il n'est pas réélu.

Ralliement à la monarchie de Juillet Après les Trois Glorieuses, on le retrouve chef de bataillon dans la de la Garde nationale de Paris. Il se présente aux élections du 5 juillet 1831, mais échoueIl échoue par 40 voix contre 98 données à l'élu, Alexandre de Garraube.. Mais le suivant, il est élu dans la Seine en remplacement de Casimir Perier. Il échoua de nouveau en 1834Il échoue par 189 voix contre 405 données à l'élu, Alexandre de Laborde, et 146 à Louis Bérard. et 1837Il échoue cette fois par 402 voix coutre 501 à l'élu, Moreau., mais il est élu le même jour en DordogneIl est élu par le sixième corps électoral de la Dordogne avec 159 voix sur 292 votants et 394 inscrits., il sera réélu jusqu'en 1848, sans interruptionLe même collège le réélit successivement : le , par 195 voix sur 347 votants, contre 130 pour Jean Antoine Ducluzeau, candidat de l'opposition ; le par 197 voix sur 372 votants et 457 inscrits, contre 103 à Jean Antoine Ducluzeau ; et enfin le par 251 voix sur 426 votants et 509 inscrits, toujours contre Jean Antoine Ducluzeau, 131 voix, et aussi Duburguet..

Fin de carrière À sa première retraite en 1857, le gouvernement impérial le nomme le conseiller à la Cour de cassation. À 75 ans, il est admis pour la deuxième fois à la retraite le , un mois avant sa mort.

Louis-Marie de Belleyme meurt à Paris, la ville qui l'avait vu naître, le , à l'âge de 75 ans. Il est enterré au Père-Lachaise.

On lui doit des notes et plusieurs ouvrages de jurisprudence, notamment, des Ordonnances sur requêtes et sur référés selon la jurisprudence du tribunal en première instance du département de la Seine, un recueil de formules, suivies d'observations pratiques.

Famille Louis-Marie de Belleyme épousa en 1813 Amélie Guyot de Villeneuve (1797-1861), d'une ancienne famille parisienne qui avait donné plusieurs échevins à la capitale, tante de Gustave Guyot de Villeneuve, fille de François Guyot de Villeneuve (1766-1848), propriétaire du domaine des Prés et de l'hôtel d'Hallwyll, et de Charlotte Goblet (1775-1851). Ils eurent deux fils : Pierre Louis Charles (1814-1871), qui épousa Augustine Marie Adèle Bessirard de La Touche (1822-1899) ; Charles Adolphe (1818-1864), qui épousa en 1845 Jeanne Eugénie Borderes (1826-1846).

Décorations et honneurs 125px|Commandeur de l'ordre royal de la Légion d'honneur.125px|Sous-officier de l'ordre de l'Aigle rouge. Légion d'honneur : Chevalier (1822) ; Officier (1828) ; Commandeur (1837) ; Sous-officier de l'ordre de l'Aigle rouge (1830).

Dès 1865, plusieurs rues du arrondissement de Paris ont été regroupées pour former la rue Debelleyme.

Sources

Notes et références

Liens externes

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