vignette|droite|L'église du village de Gossoncourt (en néerlandais Goetsenhoven), à l'origine du patronyme Van Goetsenhoven. vignette|droite|Le célèbre donjon médiéval de l'église de Gossoncourt. vignette|droite|L'église de Gossoncourt et la campagne environnante.
Le nom de famille Van Goetsenhoven comporte de nombreuses variantes. Il fait référence au village du même nom, appelé officiellement en néerlandais Goetsenhoven et connu en français sous le nom de Gossoncourt, situé près de Tirlemont, en Belgique, dans le Brabant flamand. L'église de Gossoncourt a été bâtie dans les premières années du , ce qui indique que l'origine du village remonte au moins au . Il en reste aujourd'hui un célèbre donjon médiéval.
Le nom Van Goetsenhoven a pour origine la personne de Gosuin et fut porté par les seigneurs de ce village aux .
Ce nom peut aussi avoir été porté par d'autres familles originaires du Brabant, rurales ou urbaines. C'est ainsi qu'à partir du , on rencontre dans les sources bibliographiques des personnes portant ce nom et dont on ne peut affirmer avec certitude qu'elles appartiennent toujours à la famille de Gosuin van Goetsenhoven.
Le village de Gutschoven, en Limbourg, comporte en outre une étymologie semblable.
Orthographe du nom de famille De nombreuses variantes orthographiques existent pour le nom de famille « Van Goetsenhoven » : Van Goitsenhoven, Van Godtsenhoven, Van Goidtshoven, Vangoidsenhoven, Vangoitsenhoven, Van Goidsenhoven, Van Godsenhove, etc ; l'origine commune est le nom « Goetsenhoven », localisé au Brabant flamand..
La Bibliothèque royale de Belgique abrite par exemple une généalogie manuscrite de la famille Van Goidtshoven, puis des fonds documentaires aux noms de la famille Van Go(i)dtsenhoven, des quartiers Goetsnoven et des armoiries GoetsenhovenLa Généalogie manuscrite de la famille Van Goidtshoven repose à la Bibliothèque royale de Belgique, Cabinet des Manuscrits, sous la cote : Fonds Houwaert 6603, f° 29. Voir également même fonds documents d'archives divers, famille Van Go(i)dtsenhoven, cotés : 6455, f° 26-27 ; 6479, f° 61 ; 6486, f° 68. Voir aussi : quartiers Goetsnoven, ibidem 6616, f° 50. Armoiries Goetsenhoven, voir ibidem, 6555, f° 99..
Lien avec le toponyme Goetsenhoven Plusieurs publications..Concernant le toponyme Goesenhove lire aussi l'étude de Paul Kempeneers, Oost-Brabantse plaatsnamen, Goetsenhoven, dans: Toponymica IX,9, Louvain, Instituut voor Naamkunde, 2002, 190 pages. ont examiné l'origine du toponyme Goetsenhoven, connu en français sous le nom Gossoncourt. Il s'agirait d'un maître ou d'un seigneur appelé Gosuin (ou Gozelen), qui permettait aux ouvriers ou aux serfs de travailler à la ferme, à la manse ou au manoir (hof ou hove).
Le village Goetsenhoven s'est développé autour de cette ferme au . L'église avec son célèbre donjon médiéval. est édifiée au , puis le nom Van Goetsenhoven porté par les seigneurs de Gossoncourt aux .
Quelques porteurs du nom aux L'historiographie des individus nommés Gosuin van Goetsenhoven, de père en fils, à partir du , permet d'établir une généalogie de cette famille. Cette généalogie repose sur l'existence des personnes composant l'arbre généalogique ci-dessous :
Gosuin van Goetsenhoven
Maître Gauthier de Vaalbeek/Gossoncourt Le clerc Maître Gauthier de Vaalbeek/Gossoncourt (ou Godefroid ou Godfried) (†1269 ou 1270) est le frère de Gosuin IV et de Henri de Gossoncourt, ainsi que le fils de Gosuin III d'Heverlee, seigneur de Gossoncourt...
Maître Gauthier de Gossoncourt obtient les cures de Tongrinne et de Ligny, ces deux localités étant des fiefs des seigneurs d'Heverlee, et obtient aussi la cure d'Archennes qu'il détient par des accords familiaux, le patronat de l'église d'Archennes appartenant à Henri de Gossoncourt.
Maître Gauthier est cité à partir de 1223 comme curé de Donck, à partir du comme chanoine à Incourt, à partir d' comme prévôt de Saint-Pierre de Louvain, à partir de d' comme chanoine de Saint-Lambert, et coûtre de Saint-Denis à Liège. En outre, le , il apparait dans l'entourage d'Adélaïde, veuve du duc Henri III de Brabant et régente du duché.
Son souvenir est célébré le à Averbode, à Parc et à Saint-Pierre de Louvain.
Henri de Gochenhoven Le chevalier Henri de Gossoncourt, seigneur d'Archennes, est le frère de Maître Gauthier.
En 1257, le patronat de l'église d'Archennes est conféré à l'abbaye de Parc par le chevalier Henri d'Archennes, qui le donne du consentement de ses héritiers et de son frère Gauthier, prévôt de Saint-Pierre de Louvain...
Le , Henri de Gochenhoven, seigneur d'Archennes, renonce, en faveur des pauvres de Louvain, à ses droits sur une maison située dans cette ville, dans une ruelle menant au Marché au Bétail..
Godefroid van Goetsenhoven vignette|Château de Horst vignette|Charte du 5 juin 1339 signée par les frères Goswin et Godefroid van Goetsenhoven, chevaliers En 1288 ou 1289, Godfried van Goetsenhoven, de la Maison d'Héverlé, seigneur de Gossoncourt et de Vaalbeek, épouse Mathilde de Lantwyck, fille d'Arnold de Lantwyck, chef de nom et d'armes de la famille de Lantwyck, et petite-fille du chevalier Jean de Horst.. Ils sont propriétaires du château de Horst en 1292.
Par ailleurs, la charte du traduite du vieux flamand nous apprend que « Les Frères Goswin et Godefroid van Goetsenhoven, chevaliers, déclarent avoir reçu du duc Jean III de Brabant, par intervention du duc de Oss et Jean van Meldert, vingt quatre “ponden oude gros”. Pour cette somme il se lient de servir le Duc pendant la guerre entre L’Angleterre et la France avec 4 hommes à cheval, armés et munis de casques. »
Cécile van Goetsenhoven Cécile van Goetsenhoven, fille de Gosuin IV, s'est mariée avec Henri II de Velpen, dit aussi Henri II ÉveraertsAnnuaire de la noblesse belge, 1912..
Catherine de Goetsenhoven Catherine de Goetsenhoven, qui décéda en 1387, fut la de Herckenrode, un des refuges préférés des demoiselles de haute condition, située à Hasselt.. Il est rapporté par ailleurs. que l'abbesse Catherine de Goetshoven (1395-1412) est impliquée dans les transactions économiques immobilières. En 1406, elle a conclu un accord sur la reconstruction du chœur de l'église paroissiale de Hasselt, sur laquelle elle disposait des droits de patronage en tant qu'abbesse. Les auteurs font savoir que l'année 1387 indiquée sur son épitaphe doit être erronée. En outre, ils précisent que l'abbesse Catherine est probablement la sœur ou la fille de Goswinus ou Godefridus van Goetsenhoven.
Quelques porteurs du noms au
Préambule À partir du , on ne peut pas toujours être certain que les personnes portant ce patronyme appartiennent à la famille de Gosuin van Goetsenhoven quand les liens de parenté ne sont pas établis. La notoriété des Van Goetsenhoven était liée à la seigneurie de Gossoncourt, et celle-ci est transmise à une branche cousine de la famille par disposition testamentaire de Gosuin V en 1346. Cela étant, le nom de famille perdure dans les sources bibliographiques.
Abbé Gérard van Goetsenhoven droite|vignette|redresse|Panneau présent à l'abbaye de Parc identifiant l'abbatiat de Gérard van Goetsenhoven.
Gérard van Goetsenhoven naît vers 1380 d'une branche de la famille établie à Louvain. En tant que de Parc, figure de l'ordre des Prémontrés, il prend une part active aux affaires publiques de son temps. Il est décédé le et est enterré au chapitre de Parc, une pierre tombale recouvrant sa tombe. En 1416, le duc de Brabant Jean IV accorde à Gérard van Goetsenhoven, membre ordinaire des États du Brabant, seigneur de Parc et d'Heverlee, le titre d'archichapelain des Ducs de Brabant.
Autres personnes Les sources bibliographiques révèlent les informations suivantes : Henri van Goetsenhoven, tailleur de pierre, accompagne, en 1423, l'architecte de la ville de Louvain Jean Baten, pour lever les plans de la salle de l'hôtel du sire de Naast, à Mons, cela afin de la prendre pour modèle quand il s'est agi d'offrir au duc Jean IV de Brabant une nouvelle et vaste salle à son palais de Louvain. ; Gertrude van Goetsenhoven, abbesse du monastère de Valduc à Beauvechain, confie en 1433 la peinture d'un retable en bois à Jean van Molenbeke, artiste réputé de cette époque. ; Pierre van Goetsenhoven, orfèvre, est le premier mari de Catherine Mussche, qui, alors veuve, épouse en 1445 en secondes noces Jean Greven, peintre de figures en 1423 et artiste aisé possédant quatre maisons dans la rue de Bruxelles à Louvain, ainsi qu'un vignoble considérable. ; Gautier van Goetsenhove est un peintre verrier travaillant à Louvain en 1461.Au , la peinture sur verre fait en Belgique de grands progrès. Elle étale ses couleurs sur de larges verres, ce qui ne se faisait pas alors, en s'attachant aux détails et en rivalisant avec la peinture à l'huile dans la recherche du clair-obscur et de la perspective. À Louvain, où l'on reconstruit, au , la plupart des églises, où l'on bâtit de nouveaux monastères, de nouveaux monuments civils et de nouvelles habitations patriciennes, la peinture sur verre est pratiquée avec succès. ; Maria van Goetsenhoven, fille de la noble maison, devient la du monastère du Val-Saint-Bernard, à Diest. ; Messire Gillis de Goidsenhove apparaît. comme chevalier de Tirlemont faisant partie du conseil de Brabant ; Jeanne van Goetsenhoven, fille de Jan van Goetsenhoven, seigneur de Fologne, se marie le avec Gérard de Leeu († 1435), dit van der Aa, échevin de Malines en 1386 et en 1407, lequel appartient à une famille très connue. Ils ont un fils, Jan van der Aa (né en 1407), seigneur de Opstal. ; Wouter van Goidsenhoven, né vers 1470, porte les armes d'argent à trois tourteaux d'azur, chargés chacun d'un annelet d'or de même grandeur, avec pour cimier un annelet d'or entre un vol d'azur. Il possède une maison à Nerm sous Hoegaarden... ; Un fils de la maison de Gossoncourt s'est marié avec la d'Yve de Monserant, sans descendance. ; L'ancienne et noble famille des Van Ranst, sortie des Berthout, seigneurs de Malines et de Grimberghe, est proche des Van GoetsenhovenOn peut lire en effet, dans l'ouvrage de Pierre Vincent Bets, Histoire de la ville et des institutions de Tirlemont, tome II, chapitre deuxième, Louvain, 1861, p.49, que les Van Ranst ont habité Tirlemont depuis la fin du jusqu'au commencement du , et qu'ils y avaient leur caveau sépulcral à l'église de Saint-Germain, dont l'un des piliers de la grande nef porte une épitaphe, laquelle est entourée des écus qui portent les noms de Ranst, Winden dicti Linden, Halle, Oirbeke, Goetsenhoven, Schore, Diest et Redingen : lire en ligne..
De l'avis du savant Edouard Van Even, la seigneurie des Van Goetsenhoven a dû passer en d'autres mains dans la seconde moitié du . Les Van Goetsenhoven ont disparu du quartier de Tirlemont, et on les retrouve, à partir de cette époque, dans les quartiers de Louvain et dans la seigneurie de Malines.
Quelques porteurs du nom au Laureys van Haecht Goidtsenhoven
L'humaniste Laurentius Haechtanus (ou Laurent van Godsenhoven, Laurentius Van Haecht Goidtsenhoven ou Laureys van Haecht Goidtsenhoven) naît à Malines en 1527 et meurt à Anvers en 1603... Il est surtout connu comme poète latin auteur du livre d'emblèmes Μικροκόσμος. Parvus Mundus (Anvers, 1579) et (Francfort, 1644). Il est aussi l'auteur d'une Chronique des Ducs de Brabant (T'Handt, 1606) dont on connaît aussi une seconde édition (Anvers, 1612)Le titre original de l'ouvrage de Laurens van Haecht Goidtsenhoven alias Laurentius Haechtanus est : Chronicke van de Hertoghe van Brabant..
Autres personnes Les sources bibliographiques révèlent les informations suivantes : Élisabeth van Goetsenhoven épouse Lambert van Thuylt dont la sœur Alyt van Thuylt n'est autre que la femme du célèbre peintre Quentin Metsys, Lambert van Thuylt ayant séjourné à Tongres en 1502, habité la ville de Diest en 1506 et 1526 et demeuré à Louvain en 1545. ;