Jean-Marie Gelin, né le à Champlecy (Charolais, actuel département de Saône-et-Loire), mort le à Charolles, est un homme politique de la Révolution française.
Biographie Fils d'André Gelin, bourgeois de Champlecy, Jean-Marie Gelin est notaire royal et conseiller contrôleur au bailliage de Charolles.
Mandat à la Législative La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Jean-Marie Gelin, alors administrateur de Saône-et-Loire, est élu député du département, le quatrième sur onze, à l'Assemblée nationale législativeArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 34, p. 43..
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Dès le début de son mandat, il est admis au sein du club des Jacobins. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la MarineArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 39, séance du 8 mars 1792, p. 494.. En avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séanceArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 41, séance du 9 avril 1792, p. 406.. En août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La FayetteArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 47, séance du 8 août 1792, p. 582..
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries ; Louis XVI est suspendu et incarcéré à la tour du Temple avec sa famille.
Mandat à la Convention En , Jean-Marie Gelin est réélu député de Saône-et-Loire, le premier sur onze à la Convention nationaleArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, p. 57.. Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution. En , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul MaratArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 74.. En mai de la même année, il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des DouzeArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793, p. 537.. Après la chute de Robespierre, Gelin siège parmi les « derniers montagnards » ; il signe la demande d'appel nominal lors de l'insurrection du 12 germinal an III.
Sous le Directoire En germinal an VI (), Jean-Marie Gelin est élu député de Saône-et-Loire au Conseil des Anciens. Son élection est invalidée par la loi du 22 floréal an VI qui écarte du Conseil des Anciens et du Conseil des Cinq-Cents une centaine de députés de tendance jacobine.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Liste des députés de Saône-et-Loire Politique en Saône-et-Loire
Liens externes
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