Nicolas de Galliffet, seigneur du Tholonet et de Monbijou, né vers 1677 et mort la à Aix, est un officier de marine et aristocrate français du . Après avoir d'abord servi sur terre il entre dans la Marine du Roi où il acquiert la Il termine sa carrière major de la ville de Toulon et chef d'escadre des armées navales.

Biographie Origines et famille

Nicolas de Galiffet descend de la maison de Galliffet, en latin de Galliffeti, une ancienne famille noble originaire du Dauphiné et connue depuis le début du . Sa branche aînée, dont sont issus les princes de MartiguesLes Galliffet sont reconnus princes de Martigues se fixe en Provence au .

Il est le fils de Jacques III de Galliffet, seigneur du Tholonet (1620-† 1694) et de sa femme Marguerite d'Augustine de Septesmes. Son père est président à mortier au Parlement d'Aix. Sa mère est veuve en premières noces de Bruno de Villages, seigneur de La Grande Bastide. Il est par sa mère lié au clan des Forbin et des Vento. Les d'Augustine de Septesmes sont maintenus nobles à Marseille en 1667 et donneront par la suite plusieurs officiers supérieurs à la Marine française.

Carrière militaire Après avoir d'abord servi sur terre, il entre dans la Marine du Roi où il passe par tous les grades. Il intègre une compagnie de gardes de la Marine en sous les ordres du frère de sa mère Jean-Baptiste d'Augustine de Septèmes, alors capitaine de vaisseau et futur chef d'escadre. Sous-brigadier des gardes en 1687, il est promu enseigne de vaisseau en 1691. En 1701, il rédige un Mémoire sur les forts de la rivière de LisbonneArchives nationales, , p. 43. Il est promu aide-major en 1703 au début de la guerre de Succession d'Espagne, puis lieutenant de vaisseau en 1712.

Il s'acquitte avec honneur de plusieurs missions importantes que lui confie le roi auprès de la Cour de Portugal et est promu capitaine de vaisseau en 1731, il commande la frégate La Flore dans une campagne au Levant et mène un combat victorieux. Le , le roi lui accorde une pension de .

En 1735, commandant la frégate La Flore montée de 20 pièces de canon, il prend après un combat de 4 heures un vaisseau sous pavillon impérial armé en course et monté de 40 canons au large de l'île de Cerigo. Il est fait Chevalier de Saint-Louis. Nommé Major du port de Toulon, la pension qui lui avait été accordée en 1731 est augmentée le . Il est nommé chef d'escadre des Armées Navales par provisions du . Il profite pas longtemps de cette nomination puisqu'il meurt un an plus tard, le , à Aix, dans sa soixante-dix huitième année.

Il ressemble beaucoup à ces chefs d'escadre du règne de Louis XV. Leur promotion est la récompense ultime d'une longue vie au service du Roi et de la marine, elle n'est pas liée, à part quelques exceptions, au commandement d'une flotte ou d'un port. Elles font le contrepoids des nominations de cour. L'élévation de Galliffet est peut-être l'effet de l'influence grandissante des Galliffet à Paris et à la Cour, il est aussi d'une famille parlementaire aixoise puissante et riche, enfin il est le prolongement du clan marseillais d'Augustine de Septèmes.

Mariage et descendance Il épouse en Éléonore de Boery (morte en 1721), fille de Thomas de Boery et de Marguerite de MacadréLouis-Pierre d'Hozier, Armorial général de la France, Collombat, Paris, 1764, , p. 162. De cette union naissent deux fils et onze filles, dont un grand nombre seront religieuses : Simon-Alexandre-Jean, Conseiller du Roi en ses Conseils, président au Parlement de Provence. Il fait construire l'hôtel de Galliffet à Paris ; Louis, seigneur de la Cour de Grigneville et de la Popinière, major au régiment de Cavalerie de la Reine le , il est fait chevalier de Saint-Louis le l758 et gratifié de plusieurs pensions en considération de ses services et des blessures qu il a reçues. Il se retire du service en 1759 et épouse le Anne Marguerite de Soumande ; Marguerite, Abbesse du Chambon ; Susanne, morte en bas âge ; Lucrèce, morte en bas âge ; Marie, elle épouse en 1737 Marie Antoine de Moricaud, seigneur de Soleilhas ; Madeleine, morte en bas âge; Elisabeth, abbesse de Gourjean à Clermont-Lodève ; Dorothée, morte en bas âge ; Gabrielle, morte Religieuse à l'Abbaye de Saint-Barthelemi à Aix ; Polyxène, morte religieuse Ursuline à Pertuis ; Hélène, morte religieuse au même monastère ; Louise, morte en bas âge.

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie

Articles connexes Histoire de la marine française de Richelieu à Louis XVI Chef d'escadre

Liens externes Histoire et généalogie de la famille de Galliffet

Catégorie:Décès en décembre 1745 Catégorie:Amiral français du XVIIIe siècle Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Naissance en 1677