Estrées-Mons est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

En 1973, les deux anciennes communes d'Estrées-en-Chaussée et Mons-en-Chaussée ont fusionné pour former la nouvelle commune d'Estrées-Mons. Géographie Localisation Estrées-Mons un village picard du Vermandois.

À vol d'oiseauDu centre du chef-lieu de la commune., la localité est située à au sud-est de Péronne, au sud-ouest de Roisel, au nord-ouest de Saint-Quentin, au sud-ouest de Cambrai, au sud-est d'Arras et à à l'est d'Amiens.

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Omignon et un autre petit cours d'eau.

L'Omignon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Bellenglise et se jette dans la Somme à Brie, après avoir traversé .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'Estrées-MonsLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Haute Somme ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de la Haute Somme est constitué d'un réseau hydrographique complexe de cours d'eau, de marais, d'étangs et de canaux. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA).

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Estrées-Mons est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Péronne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,8 %), zones urbanisées (4,5 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,9 %), forêts (3 %), zones agricoles hétérogènes (2,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports En 2019, la localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne , Péronne - Roisel - Saint-Quentin)..

Toponymie Estrées est attesté sous les formes Strata… ; Estrées en 1148 ; Estrees in calceia en 1296 ; Estrée-en-le-Cauchie en 1519 ; Estrée-en-Cauchye en 1567 ; Estrée en 1573 ; Estrée-en-Cauchie en 1733 ; Estré-en-Cauchy en 1753 ; Etrée en 1757 ; Estré-en-Cauchie en 1764 ; Estrées-en-Chaussée en 1771Jacques Garnier, Dictionnaire topographique de la Somme, t. 1, Paris / Amiens 1867 - 1878, p. 342 (lire en ligne sur DicoTopo) .. Estrée, première partie du nom de la commune, est un mot d'ancien français, issu du latin strata (via), qui désignait une « voie couverte de pierres plates », par opposition à rupta (via) > route. Il s'est conservé dans la plupart des langues romanes (cf. l'italien et le roumain strada) et a été emprunté par le germanique (cf. l'anglais street, l'allemand Straße et le néerlandais straatJohn Ayto, Dictionary of Word Origins, Arcade Publishing, New York, 1990, 584 pages, pg 506). Le mot estrée a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il demeure dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans le Nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaineStéphane Gendron, La Toponymie des voies romaines et médiévales, éditions errance, Paris, 2006, 200 pages, .. Ici, cette voie est la chaussée Brunehaut, appelée aujourd'hui D 1029 dans les environs, ce qui justifie la terminaison des noms des deux anciennes communes qui se sont rassemblées : Estrées-en-Chaussée et Mons-en-Chaussée.

Mons est attesté sous les formes Mons en 960 ; Montes en 117. ; Monz en 12.. ; Montes juxta strata en 1200 ; Mons en le Cauchie en 1438 ; Mons en Cauchye en 1567 ; Mons en Cauchie en 1573 ; Mont-en-Cauchie en 1648 ; Mons-en-Chaussée en 1733 ; Mont-en-Chaussée en 1771 ; Mons-en-Cauchy en 1753Jacques Garnier, Dictionnaire topographique de la Somme, t. 1, Paris / Amiens 1867 - 1878, p. 68 (lire en ligne sur DicoTopo) . Le nom « Mons » se retrouve dans de nombreux noms du Nord de la France ou de Belgique, comme pour les villes de Mons (en Belgique) ou Mons-en-Barœul (département français du Nord).

Le lieu-dit les VignesJacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, Archives départementales de la Somme, tome 2, Amiens, p. 386, vue 196/267., bien exposé, témoigne de la culture ancienne du raisin sur le territoire.

Histoire

Les villages ont été détruits pendant la Première Guerre mondiale et ont été décorés de la croix de guerre 1914-1918 le Journal officiel du 30 octobre 1920, ..

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Luftwaffe occupe l'aérodrome de qui avait été créé antérieurement..

L'armée allemande agrandit le terrain d'aviation par deux pistes d'envol bétonnées de 1 650 m x 50 m et 1 600 m x 50 m, orientées respectivement E / O et N-E / S-O et ceinturées par une voie de circulation périphérique desservant elle-même de nombreuses aires de dispersion

Estrées-en-Chaussée est ensuite décorée de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze le ..

En 1947, l'aérodrome est ouvert à l'aviation civile, puis, au milieu des années cinquante, accueille une base aérienne de l'OTAN de dispersion, équipée d'une piste E/O de .

À la fin des années 1960, l'OTAN ayant quitté le territoire français, le centre de recherche de l'INRAE est implanté sur une partie de l'ancienne base aérienne..

En 1973, les communes d'Estrées-en-Chaussée et de Mons-en-Chaussée fusionnent pour devenir la commune d'Estrées-MonsAnciennes communes de la Somme.

Politique et administration

Population et société Démographie

Enseignement Située au numéro 2, rue du Brasseur, l'école primaire communale (maternelle et élémentaire) compte à la rentrée scolaire 2019-2020. Elle est située en zone B, dans l'académie d'Amiens..

Autres équipements Le village dispose d'une agence postale communale..

Économie

L'usine agro-alimentaire BonduelleBonduelle dont le siège social est à Villeneuve-d'Ascq est la plus grande usine de transformation de légumes du monde. La qualité des eaux de la nappe phréatique et la proximité des meilleures terres d'Europe ont séduit l'industriel... INRA, implanté sur un site de 163 hectares où travaillent en 2020 152 chercheurs, ingénieurs et techniciens, qui étudie notamment l'impact des grandes cultures sur l'environnement, notamment en termes d'émissions de gaz à effet de serre et l'hygiène des procédés agroalimentaires.. Sur le territoire de la commune est implanté l'aérodrome de Péronne - Haute-Somme. Il accueille un aéro-club et un centre de parachutisme très actifLe CPPHS Centre de Parachutisme Paris Péronne Haute Somme en raison de la proximité de ParisComment aller à l'aérodrome de Péronne.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Pierre de Mons.

Chapelle d'Estrées, reconstruite après la Grande Guerre.. Oratoire de Saint-Cren, du nom du hameau déjà cité en 1248. La croix avec son Christ, près de la mare, existait en 1700. Aérodrome d'Estrées-Mons, le seul de la Somme à permettre de sauter en parachute..

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Voir aussi Articles connexes

Liste des communes de la Somme Chaussée Brunehaut

Liens externes

. Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques. Bibliographie

Notes et références Notes

Cartes

Références

Estrees-Mons Catégorie:Ville décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Ville titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Aire d'attraction de Péronne