Fresnoy-en-Chaussée est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
Géographie Localisation Fresnoy-en-Chaussée est un village picard de l'Amiénois et de la région naturelle du Santerre.
À vol d'oiseauDu centre du chef-lieu de la commune., la localité est située à à l'est de Moreuil, au sud-ouest de Rosières-en-Santerre, au nord de Montdidier, au sud-est de Corbie, au nord-ouest de Roye et à au sud-est d'Amiens.
Géologie et relief Le sol de la commune est constitué de terres franches sur les deux tiers de son territoire et de terres argilo-siliceuse sur le tiers restant. La partie supérieure est recouverte par le limon des plateaux (Lœss) de la période éocène. Dans les vallons, craie et silex affleurentNotice géographique et historique sur la commune de Fresnoy-en-Chaussée, rédigée en 1899 par M. Boitel, instituteur, Amiens Archives départementales de la Somme -Lire en ligne.
Le relief de la commune est celui d'un plateau, le plateau du Santerre don l'altitude avoisine les 100 m. Un étroit vallon orienté nord-sud traverse la commune.
Hydrographie La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Fresnoy-en-ChausséeLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-en-Santerre à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Fresnoy-en-Chaussée est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (100 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Habitat La commune présente un habitat groupé, il n'y a ni écart ni hameau.
Voies de communication et transports La localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés (ligne , Roye - Hangest-en-Santerre - Amiens)..
Toponymie
On trouve plusieurs formes pour désigner Fresnoy dans les textes anciens : Fresucum, Fresnoi en 1203, Fraisnoy, Fresnoy-en-Sangter, Fresnois-en-Santerre ou en Cauchie (1700), Fresnoy-lès-Saint-Mard en 1793 (Saint-Mard était un ancien village, détruit et abandonné lors des invasions espagnoles du siècle), puis Fresnoy-en-Chaussée en 1801.
Fresnoy est un toponyme français, forme picarde du français frênaie, issu du latin fraxinetum.
La chaussée est la grande voie romaine de Lyon à Gesoriacum (Boulogne) passant par Amiens et Roye..
Histoire
Antiquité Setucis était une station du cursus publicus gallo-romain (mansio ou mutatio) qui se trouvait au lieu-dit « Saint-Mard », territoire situé entre Beaucourt-en-Santerre, Mézières-en-Santerre et Fresnoy-en-Chaussée, le long de la via Agrippa de l'Océan, voie romaine reliant Lugdunum (Lyon) à Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer) par Augusta Suessionum (Soissons), Rodium (Roiglise) et Samarobriva (Amiens), et connue localement sous le nom de chaussée Brunehault. Des fouilles archéologiques furent effectuées par Blin de Bourdon au XIXe siècle, plusieurs sarcophages furent mis au jour.
300px|vignette|centre|Extrait de la carte de Peutinger où figure Setucis (Saint-Mard).
Sur la Colonne milliaire de Tongres du IIIe siècle, le lieu est nommé SEFVLAE.
Moyen Âge La seigneurie de Fresnoy-en-Chaussée dépendait au Moyen Âge de celles de Moreui, Villers-aux-Erables et du Plessier-Rozainvillers.
Le village subit des destructions au cours de la guerre de Cent Ans. La population se réfugiait dans des muches creusées dans la craie à partir de l'église et jusqu'au vallon situé à l'ouest du territoire au lieu-dit La Porte de fer. D'autres galeries furent creusées à partir de l'ancien château.
En 1490, le seigneur de Fresnoy était Arthus de Moreuil-Soissons, gouverneur de Thérouanne, fils naturel de Jean de Moreuil-SoissonsPère Daire, Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doyenné de Fouilloy, repris, corrigé et annoté par Alcius Ledieu, en 1911, Paris, Res Universis, 1993 pp. 110-112.
Époque moderne Le village subit de nouveaux ravages lors des invasions espagnoles de 1636 et 1653. Le village de Saint-Mard-en-Chaussée fut détruit et ne fut pas reconstruit. Seule une ferme subsista jusque 1889.
En 1681, il y avait à Fresnoy un clerc laïc magister mais pas de bâtiment servant d'école.
En 1757, un habitant de Fresnoy, Félix Ricard, fut condamné à être écartelé à Montdidier pour l'assassinat d'un coquetier de Riencourt qu'il avait projeté dans un puits de la ferme de Saint-Mard.
Avant la Révolution française, le seigneur du village était Ferdinand-Jacob d'Aix, marquis de Ligne.
Époque contemporaine
Révolution française La commune, instituée sous la Révolution française sous la dénomination de Fresnoy-lès-Saint Marc en 1793. Le curé Hennequin prêta serment de fidélité à la constitution et resta en poste.
Consulat et Ier Empire En 1801, la commune prit le nom de Fresnoy-en-Chaussée. En 1805, le presbytère fut transformé en école.
En 1814-1815, la commune fut occupée par les cosaques.
Première Guerre mondiale À l'été 1914, le village subit l'invasion allemande. Il fut ensuite un village de l'arrière immédiat du front notamment en 1916 lors de la Bataille de la Somme. Le front recula plus à l'est en 1917 lorsque les Allemands se replièrent sur la Ligne Hindenburg.
Le village se trouva dans la zone des combats à la fin de la Première Guerre mondiale.. lors de la bataille de la Somme (1918) pendant laquelle, le , une contre-offensive mécanisée. alliée, entre Morlancourt et Braches, infligea un revers sans précédent à l'armée allemande : ce fut le « jour de deuil de l'armée allemande », selon l'expression de Ludendorff.
La commune comme la quasi-totalité des communes situées dans les zones de combat a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le Journal officiel du 7 novembre 1920, ..
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.
Elle fait partie depuis 1801 du canton de Moreuil, qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.
Intercommunalité La commune était membre de la communauté de communes du canton de Moreuil, créée par un arrêté préfectoral du et renommée communauté de communes Avre Luce Moreuil (CCALM) par arrêté préfectoral du .
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de , la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.
Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d'Avre, Luce et Moreuil., la préfète dévoile en son projet qui prévoit la « des communautés de communes d'Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de regroupant 49 communes... À la suite de l'avis favorable des intercommunalités. et de la commission départementale de coopération intercommunale en . puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du ., qui prend effet le .
La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).
Liste des maires
Politique environnementale Classement des villes et villages fleuris : une fleur a récompensé les efforts locaux en faveur de l'environnement..
Démographie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Notre-Dame-de-l'Assomption., du , qui a subi des dégradations pendant la Première Guerre mondiale. et a été depuis restaurée. Elle contient des fonts baptismaux en marbre blanc du , de style Renaissance.. et une statue de sainte, du début du ..
Personnalités liées à la commune
Charles Descaure (1848-1893), homme politique né à Fresnoy-en-Chaussée, maire de Fresnoy-en-Chaussée, député de la Somme de 1885 à 1893.
Pour approfondir Bibliographie Père Daire, Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doyenné de Fouilloy, repris, corrigé et annoté par Alcius Ledieu, en 1911, Paris, Res Universis, 1993 pp. 110–112. Abbé Maurice Leroy, Le Quesnel et Saint-Mard-en-Chaussée : Faits de guerre et données historiques, Abbeville, Paillart, 1923 (réédition fac-simile 2001) - Lire en ligne sur Gallica
Articles connexes Liste des communes de la Somme Table de Peutinger
Liens externes
Fresnoy-en-Chaussée sur le site de l'Institut géographique national . . sur Gallica.