L'église Sainte-Croix de Lyon est un édifice religieux catholique détruit au . Elle est l'église la plus septentrionale du groupe épiscopal lyonnais comprenant la cathédrale Saint-Jean et l'ancienne église Saint-Étienne, des restes de ses fondations sont visibles dans le parc archéologique attenant.

Histoire vignette|gauche|upright|Plan du groupe épiscopal présentant l'église Sainte-Croix, au .

Édifiée à l'époque mérovingienne, elle remplace une probable salle de réception avec un système de chauffage datant de l'antiquité tardivepage 33. Au , l'évêque Leidrade reconstruit le groupe cathédral mais ne mentionne pas l'église Sainte-Croixpage 37 dont le vocable n'apparaît qu'à la fin du . Reconstruite à l'époque carolingienne, elle a alors la forme d'une église de grande taille (19 mètres de large) à trois nefs et fermée d'une abside semi-circulaire. Sur la même emprise, l'église est ensuite reconstruite à la fin du puis entre 1444 et 1452. L'église romane du réutilisait les structures carolingiennes et était encore charpentée à l'exception de l'abside voûtée et renforcée par des contrefortspage 41. Elle sert d'église paroissiale durant tout le Moyen Âge et est partiellement démolie au , la nef étant englobée dans un immeuble du , lui-même abattu dans les années 1970page 31. L'église avant sa destruction est connue grâce à différents plans et représentations : elle était extrêmement simple avec trois nefs et six travées prolongées par une abside polygonale pour un total de 45 mètres de long.

Elle a été l'objet de fouilles conduite par Jean-François ReynaudVoir notamment : Jean-François Reynaud, Le groupe épiscopal de Lyon : rapport de fouilles 1975, Lyon, Association lyonnaise de sauvetage des sites archéologiques médiévaux, 1975, 10 pages et Jean-François Reynaud, Lugdunum christianum : Lyon du au s. : topographie, nécropoles et édifices religieux, Paris, Édition de la maison des sciences de l'homme, 1998, 285 pages, lors d'un projet d'agrandissement du palais de justice, finalement abandonné au profit d'un parc archéologique exposant les fondations de la majeure partie de l'église Sainte-Croix, ainsi que l'ancien baptistère et les fondations du chœur de l'église Saint-Étienne. Droit de sépulture alt=Arche de l'église Sainte-Croix, avec la cathédrale Saint-Jean en arrière-plan.|vignette|Arche de l'église Sainte-Croix, avec la cathédrale Saint-Jean en arrière-plan. Louis Dugas de Bois-Saint-Just (1582-16..), seigneur de Bois-Saint-Just, conseiller en l'élection, subdélégué de l'intendance, échevin en 1658, jouissait de l'estime de ses concitoyens et fit l'acquisition auprès de Claude III de Villars, mestre de camp et gentilhomme de la chambre du roi, grand-père du maréchal de Villars, de la charge de premier président aux Cours de Lyon, et d'une maison dans cette rue du Bœuf Louis Morel de Voleine, Familles lyonnaises: Dugas de Bois-Saint-Just, Lyon, 1866, chez Aimé Vingtrinier, imprimeur, à laquelle était attachée le droit de vas Jean-Baptiste Onofrio, Glossaire du langage lyonnais, , ou d'avoir une sépulture dans l'Ancienne église Sainte-Croix de Lyon.

Références Dominique Bertin, Jean-François Reynaud, Nicolas Reveyron, Guide des églises de Lyon, Éditions lyonnaises d'Art et d'Histoire, Lyon, 2000, 96 pages,

Jean-François Reynaud, François Richard, « Le groupe épiscopal de Lyon, », in Lyon, primatiale des Gaules, La Nuée bleue, Strasbourg, 2011

Autres références

Notes

Voir aussi Articles connexes

Histoire de Lyon Groupe cathédral de Lyon Primatiale Saint-Jean de Lyon Église Saint-Étienne de Lyon

Liens externes

« L’ancienne église Sainte-Croix du groupe cathédral de Lyon », Jean-François Reynaud, dans Papauté, monachisme et théories politiques. Vol II : Les églises locales, Presses universitaires de Lyon, 1994, OpenEdition

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