L'Allocation pour frais d'emploi des journalistes est une composante marginale du système des aides à la presse en France. Histoire Un peu avant l'adoption de la Loi Brachard créant en 1935 un statut du journaliste professionnel, l'Assemblée nationale a voté en 1934 l'allocation pour frais d'emploi des journalistes, autorisant tous les titulaires de la carte de presse, nouvellement créée, à déduire 30 % de leurs revenus bruts pour calculer leur revenu imposable.

Le gouvernement d'Alain Juppé a ensuite décidé de supprimer cette allocation en 1996. En 1998, sous le gouvernement de Lionel Jospin, un nouveau système a été mis en place, permettant à chaque journaliste de déduire de son revenu, pour établir son revenu imposable, une somme forfaitaire plafonnée à , qui correspond aux dépenses spécifiques liées au travail de journaliste. Ce montant n'a pas été relevé depuis 1998.

Impact pour les journalistes Pour un journaliste confirmé, gagnant euros net par mois ( bruts) sur douze mois, soit par an, cette déduction diminue son revenu imposable de 18 %. S'il a deux enfants et subit un taux d'imposition d'un dixième de son revenu, l'avantage fiscal représente par an.

Polémique lors du vote du budget 2013 Lors du débat sur le projet de loi de finances 2013, une vingtaine de députés UMP, conduits par Jean-Pierre Gorges, ont déploré que les députés « voient le montant de leur IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) être réduite de 10 % » et estimé donc « normal qu'une baisse du montant de l'avantage fiscal dont bénéficient les journalistes puissent être appliquée »Le Figaro du 18/10/2012 . Le ministre du budget Jérôme Cahuzac s'y est opposé en estimant qu'il « s'agit moins d'une aide à une catégorie professionnelle » qu'une des « aides à la presse écrite »"LES AVANTAGES FISCAUX DES JOURNALISTES CONSERVÉS PAR LES DÉPUTÉS", par Jennifer Declémy, le 19/10/2012 , secteur « en situation très délicate à l'heure actuelle et indispensable à la démocratie ». Le député UMP de l'Ain Étienne Blanc, qui fut rapporteur de la loi sur la protection des sources d'information des journalistes de 2010, a accusé alors le gouvernement d’avoir épargné les « niches fiscales » des journalistesJournalistes, ultra-marins et cinéastes favorisés « parce qu'ils sont de gauche », selon un député UMP sur le site du Huffington Post par Geoffroy Clavel, le 17/10/2012 .

Manque à gagner pour le budget de l'État La France compte titulaires de la carte de presse, dont un quart de journalistes pigistes. Cette aide à la presse représente environ 20 millions d'euros par an, soit un peu plus de 1 % du total des aides à la presse en France.

Références

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