Roye est une commune française, chef lieu de canton et siège de la communauté de communes du Grand Roye, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie Localisation Roye est une ville picarde de l'Amiénois et de la région naturelle du Santerre.

À vol d'oiseauDu centre du chef-lieu de la commune., la commune est située à au nord-est de Montdidier, au nord-ouest de Noyon, au nord de Compiègne, au sud-ouest de Saint-Quentin et à au sud-est d'Amiens.

Géologie et relief Le sol des plateaux qui environnent la commune au nord et au sud est formé de couches argileuses du limon des plateaux. Au-dessous, le sous-sol est composé de la craie blanche qui affleure sur toutes les pentes des vallées. En surface, la terre végétale très fertile est perméable à l'infiltration des eaux. Les terrains de la vallée de l'Avre sont composés d'alluvions modernes formés de mauvaises tourbes et de dépôts terreux amenés par les eaux des coteaux voisinsNotice géographique et historique sur la commune de Roye, rédigée par Monsieur Souverain, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme..

Le plateau est coupé d'est en ouest par la vallée de l'Avre et du nord au sud jusqu'à cette rivière par le ruisseau de Saint-Firmin. Une colline s'incline vers l'Avre au sud et à l'ouest vers le ruisseau de Saint-Firmin. Sur le bord opposé de ces deux cours d'eau, prennent naissance d'autres collines qui dominent la vallée marécageuse.

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Avre et le ru Saint-Firmin.

L'Avre, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Amy, à , et se jette dans la Somme à Longueau, à d'altitude, après avoir traversé . Ce ruisseau se trouve grossi des eaux descendant des « montagnes de Lagny » et celles provenant de la forêt de la Bouveresse. Cette rivière serpente dans un lit étroit creusé sur la partie déclive des collines. Elle longe les marais de Roiglise et arrive au hameau de Saint-Georges. À la sortie de la ville, l'Avre coule dans un lit de de large et reçoit les eaux du ruisseau de Saint-Firmin. Les caractéristiques hydrologiques de l'Avre sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 02:04 TU à partir des 185 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/10/2001 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le .

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA).

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-en-Santerre à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Roye est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de RoyeUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roye, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (70,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (21,1 %), zones urbanisées (15,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,6 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Morphologie urbaine La ville de Roye est construite en amphithéâtre sur une colline qui descend au sud vers l'Avre. Le faubourg Saint-Gilles a été construit au sud et le faubourg Saint-Médard à l'ouest.

Habitat et logement En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2014 et de en 2009.

Parmi ces logements, 86,1 % étaient des résidences principales, 2,3 % des résidences secondaires et 11,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 67,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 31,8 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Roye en 2019 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (2,3 %) inférieure à celle du département (8,3 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 42,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (42,9 % en 2014), contre 60,2 % pour la Somme et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Roye en 2019. Typologie Roye. Somme. France entière. Résidences principales (en %)86,183,282,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)2,38,39,7 Logements vacants (en %)11,68,58,2

Voies de communication et transports Roye est accessible par la sortie de l'autoroute A1.

La gare de Roye, située sur la ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douai (et sur l'ancienne ligne de Compiègne à Roye-Faubourg-Saint-Gilles), ne supporte plus qu'un traffic fret depuis la fermeture au trafic voyageurs intervenue en 1970.

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 655 et 679 du réseau interurbain de l'Oise. et par les lignes 740, 744 et 753 du réseau Trans'80..

Toponymie La localité a été successivement mentionnée sous les formes suivantes : Rodium sur la table de Peutinger; Rodrina sur le Manuel de géographie de Ptolémée vers 150; Roudium vers 200 (itinerarium de Tongres); Rauga en 933 (Flodoard); Rogia, Regia et Rugia vers 1190 (Vita S. Angilberti. Boll.); Roya en 1103 (Du Cange); Roia en 1143-1214-1218 (Cartulaire d'Ourscamp); Roga en 1149 (Cartulaire de Prémontré); Roye en 1175 (Philippe et Elisabeth de Vermandois); Roie en 1196-1300 (Cartulaire de Noyon); Roae en 1256 (Tabule ceratæ Johannis Sarraceni); Ruya en 1278 (Du Chesne, Histoire des cardinaux); Villa Royensis en 1280 (Cartulaire d'Ourscamp); Roye en Vermandois en 1373 (Ord. du Louvre); Roye en Senterre en 1420 (Monstrelet); Roye-sur-l'Avre (sans date); Raga (dictionnaire de Vosgien) et Avre-Libre en l'an III de la RépubliqueJacques Garnier, Dictionnaire topographique de la Somme, t. 2, Paris / Amiens, 1867 - 1878, p. 239 (lire en ligne sur DicoTopo) .

Roye peut représenter la fixation du nom de personne gaulois Roudios (hypothèse défendue par Hermann Gröhler), employé alors absolument.

Les habitants s'appellent les Royens..

Histoire Préhistoire .

Antiquité Époque gallo-romaine Il existait un vicus à Rodium à l'intersection de la via Agrippa de l'Océan qui reliait Lugdunum (Lyon) à Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer) et de la voie romaine reliant Caesaromagus (Beauvais) à Bagacum Nerviorum (Bavay). Roye dépendait alors de la civitas Viromanduorum, en Gaule belgique, dont la ville principale était Augusta Viromanduorum (Saint-Quentin).

L'archéologie aérienne a permis de révéler la présence de vestiges de deux villas gallo-romaines. situées à l'ouest de la ville à proximité de l'autoroute A 1 et de la ligne TGV Paris-LilleHenri de Saint-Blanquat, Archéo-TGV, 450 km d'histoire, Paris, Casterman, 1992 .. Au lieu-dit le Vieux-Catil, à l'ouest de Roye, subsistaient jusqu'à la Première Guerre mondiale, les vestiges d'un camp romainLouis d'Allonvile, Dissertation sur les camps romains du département de la Somme, Clermont-Ferrand, Thibaud(Landroit, 1828Michel de La Torre, Guide de l'art et de la nature Somme, Paris, Éditions Nathan, 1985 ..

Invasions barbares En 451, les Huns d'Attila envahirent la Gaule romaine. Selon la tradition, arrivant de Reims, les Huns furent battus au cours d'une bataille entre Corbie et Roye, dans la plaine du Santerre par Mérovée. Cependant, aucune source historique ne mentionne ce faitLorsque les Huns d'Attila traversèrent le Clermontois.

Il est vraisemblable que le vicus de Roiglise ayant été dévasté par les incursions germaniques, le site fut délaissé par les habitants au profit de Roye.

Moyen Âge Haut Moyen Âge En 486, Clovis traverse Roye en se dirigeant vers Soissons.

En 891, après avoir pillé Balâtre, les Vikings sèment la terreur dans la région puis arrivant à Roye, incendient la chapelle Saint-Firmin et le faubourg de Thoule puis Roiglise et se dirigent ensuite vers NoyonÉmile Coët, Histoire de Roye, éditions Champion 1880 ..

Moyen Âge classique