Verde ( ) est une ancienne piève de Corse. Située dans l'est de l'île, elle relevait de la province d'Aléria sur le plan civil et du diocèse d'Aléria sur le plan religieux.
Géographie vignette|Vue du lac artificiel de l'Alesani, surplombé par Pietra-di-Verde.
Situation et relief La piève de Verde tire vraisemblablement son nom des schistes aux couleurs vertes qui affleurent dans les environs. Elle désigne les territoires proches de la côte situés entre les fleuves Alesani et Bravona sur les flancs du Monte Sant'Appiano. Elle est délimitée à l'ouest par la Bravona, le col de San Gavino et le Monte Alto, qui la séparent des pièves d'Alesani au nord-ouest et de la Serra à l'ouest.
Composition La piève de Verde correspond au territoire des actuelles communes de : Pietra-di-Verde ; Chiatra ; Canale-di-Verde ; Linguizzetta ; Tox ; Campi.
Pièves limitrophes La piève de Verde avait pour pièves voisines :
Histoire thumb|Verde sur la carte militaire de 1768|300 px vignette|L'ancien couvent de Verde Au , la justice était rendue en Corse par le gouverneur et par d'autres fonctionnaires, dont le nombre varia suivant les époques, et qui portaient le titre de commissaire ou de lieutenant. Colonna De Cesari-Rocca et Louis Villat in Histoire de Corse Ancienne librairie Furne Boivin & Cie, Éditeurs 5, rue Palatine Paris VI 1916.
La pieve de Verde se situe dans le diocèse d'Aléria où se trouvait un tribunal en matière ecclésiastique. Il en existait cinq à l'époque de Morati : Bastia, Aléria, Ajaccio, Nebbio, Sagone.
Au la piève avait pour lieux habitésCorse : Éléments pour un dictionnaire des noms propres - Recherches de A.-D. Monti sur une préface de J. Fusina ADECEC : La Petra (Pietra-di-Verde), Iatra (Chiatra), Canale (Canale-di-Verde), Pasticciale (Pastricciale, hameau de Canale-di-Verde), Lo Monte (Monte, hameau de Linguizzetta), Linguizeta (Linguizzetta), Viti, Toxi (Tox), Campi (Campi).
Au début du la piève de Verde comprenait les communautés suivantesFrancesco-Maria ACCINELLI L’histoire de la Corse vue par un Génois du - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974 : Pietra (Pietra-di-Verde) et Monticci (Monticchio, hameau de Pietra-di-Verde) (450 hab.) Ciattra (Chiatra) (248 hab.) Canale (Canale-di-Verde) (223 hab.) Linguizetta (Linguizzetta) et Monte (Monte, hameau de Linguizzetta (267 hab.) Toksi (Tox) (121 hab.) Campi (Campi) (120 hab.)
Pietra-di-Verde était le centre de la piève.
Le , par le traité de Versailles, Gênes charge la France d’administrer et de pacifier la Corse. Passant sous administration française, la piève de Verde devient en 1790 le canton de Verde, renommé canton de Pietra-di-Verde en 1828.
La piève religieuse L'église piévane de Verde était l'église de San Paulu, située sur la commune de Linguizzetta. Elle est aujourd'hui ruinée. Elle est attestée par l'existence du lieu-dit Pieve.
Voir aussi
Articles connexes Campulori Opino Liste des pièves de Corse
Notes et références Références
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