thumb|220px|La mosquée du vendredi, dans la capitale Moroni Environ 99 à 100 %Chiffres du Ministère français des affaires étrangères de la population de l'union des Comores est musulmane, essentiellement sunnite de rite chafiite.

Histoire Début de l'islam aux Comores

Une légende locale affirme que l'islam fut apporté dans les Comores du temps de la vie de Mahomet, par deux nobles Comoriens qui visitaient La Mecque : Fey Bedia Mwamba et Mtswa Mawandze Article Comores de Encyclopedia of Religious Practices, sous la direction de Thomson Gale, 2005-2006.. Les études historiques suggèrent que l'islam est arrivé aux Comores par des marchands arabes et par des princes sunnites Perses qui s'exilèrent aux Comores au . À partir de cette époque, les Comores ont été surnommées en Occident les « îles des sultans batailleurs »Histoire des Comores sur le site internet du Ministère français des Affaires étrangères..

Structuration et développement de l'islam thumb|left|170px|Une mosquée à Moroni Au le chef originaire du Chiraz Hassan ibn Issa, qui affirmait être un descendant de Mahomet, appela les Comoriens à se convertir à l'islam. Il fit aussi construire beaucoup de mosquées. Plus tard, au , le cheikh Abdallah Darwesh introduisit la confrérie chadhiliyya aux Comores. Né dans la grande Comore, il avait voyagé au Moyen-Orient, et fut un artisan majeur du développement de cette confrérie soufie. Le cheikh Al-Ami ibn Ali al-Mazruwi, décédé en 1949, fut le premier ouléma des Comores. Il traduisit en swahili des livres importants de l'islam.

La colonisation française Les Comores devinrent un protectorat français en 1841 pour Mayotte, et en 1866 pour Anjouan, la Grande Comore et Mohéli. Lors du référendum sur l'indépendance de 1974, Mayotte choisit de rester française, alors que l'union des Comores se prononça pour l'indépendance. Ahmed Abdallah, un chef local de l'île d'Anjouan, chercha à éviter que Mayotte ne reste française. Mais en 1976, les Mahorais exprimèrent à nouveau leur attachement à la France. Depuis lors, les Comores ont subi de nombreux coups d'État et ont souvent vécu dans une forte instabilité politique. Depuis l'élection en 2010 du président Ikililou Dhoinine, un équilibre politique existe, mais les tensions sont encore vives.

Actuellement L'islam aux Comores thumb|180px|Un musulman de la Grande Comore Les îles des Comores sont parsemées de centaines de mosquées, ainsi que de nombreuses madrasas. Tous les petits garçons vont à l'école coranique pendant deux ou trois ans, dès l'âge de cinq ans. Ils y apprennent l'arabe et les rudiments de l'islam. S'ils sont d'une famille de paysans, ils aident parfois leur professeur pour le travail de la terre.

Toutes les fêtes musulmanes sont observées par les musulmans, notamment l'Aïd el-Adha, Muharram, l'achoura, MawlidCette fête, qui commémore la naissance du prophète Mahomet, est contestée au sein de l'islam orthodoxe., Laylat-al-Miraj, et le ramadan. La fête de mawlid culmine avec le jeûne pour l'ouléma, au cours duquel de nombreuses femmes portent le chirumani, une sorte de batik qui couvre tout le corps.

L'islam politique La situation politique et économique est chaotique depuis l'obtention de indépendance vis-à-vis de France en 1975Article sur l'économie des Comores, par Ali Mohamed Sinane.. Des factions rivales ont cherché à obtenir le soutien des religieux pour faire respecter le pouvoir politique ou pour le contester. Les opposants politiques avaient leur propre interprétation du Coran et des hadiths, appelant à la charia pour lutter contre la corruption, qui mine le paysArticle d'Ismaël Saadi sur la corruption. .

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Christianisme aux Comores

Liens externes un site musulman comorien un site encyclopédique sur les Comores

Bibliographie Ahmed Abdallah Chanfi, Islam et politique aux Comores: Évolution de l'autorité spirituelle depuis le Protectorat français (1886) jusqu'à nos jours, Éditions l'Harmattan, 1999 Toibibou Ali Mohammed, La transmission de l'islam aux Comores, 1933-2000, Éditions l'Harmattan, 2008