Le lion est un animal récurrent en symbolique, qui se retrouve par conséquent dans la fable, en héraldique, en sculpture et en peinture dans la civilisation occidentale.
Il évoque la majesté, la monarchie, la force, la suprématie. Dans plusieurs cultures, le lion apparaît comme le roi des animaux.
Le lion dans les différentes cultures thumb|250px|Lion, par Albrecht Dürer.
Civilisations antiques thumb|upright 1.4|La Terrace des Lions sur l'île de Délos en Grèce Dans les civilisations moyen-orientales (sumérienne...), le lion garde le temple ; certaines le représentent combattant l'homme ou s'entre-combattant.
Tradition israélite Le lion est le symbole de la tribu de Juda, dont sont issus les rois de Juda et les rois d'Israël de lignée davidique. Selon la tradition juive, le messie doit descendre de la famille de David.
Le lion est également le symbole de la force dans l'énigme posée par Samson aux Philistins dans le Livre des Juges ().
Le symbole du lion est également présent dans la prophétie d'Ézéchiel appelée les « quatre Vivants ».
Tradition chrétienne Dans l'œuvre du cardinal de Brandebourg, le lion symbolise saint Jérôme, traducteur de la Bible, et à qui est rattachée la légende du lion et de l'âne relatée dans la Légende dorée. D'autres saints, tel Gérasime du Jourdain, tissent une relation de confiance avec l'animal.
Le lion a une image polysémique ; il a plusieurs valences, plusieurs sens.
Tantôt il est le substitut positif.
Tantôt le lion a une connotation négative et est associé à l'orgueil et au démon : dans un certain passage, Satan déambule tel un lion cherchant une proie à dévorer ().
Dans le psaume 21 de la Vulgate : Salva me ex ore leonis, et a cornibus unicornium humilitatem meam, « Sauve-moi de la bouche des lions, et de la corne de la licorne qui m'humilie ».
À l'époque romaine, pendant les persécutions, les chrétiens sont jetés aux lions, .
Le PhysiologusLe Physiologue, Bestiaire Spirituel, p. 4, Le Physiologue d'après la transmission arménienne et le "Bestiaire divin" de Guillaume de Normandie, avec Table Comparative entre les bestiaires arméniens et normands, édition annotée., bestiaire chrétien du , présente trois de ses caractéristiques, qu'il lie au christianisme :Au Moyen Âge cependant, le lion garde une valeur positive, comme l'atteste par exemple le surnom de Richard « cœur de Lion ». Ce symbole est très souvent utilisé par les ordres de chevaliers. Il signifie pour eux le courage et la vaillance. Chrétien de Troyes écrit d'ailleurs Yvain ou le chevalier au Lion, parlant à un moment d'un combat entre un lion et un serpent. Le chevalier prend le parti du lion et le sauve. Le lion le suit alors durant toute l'histoire.
Tradition birmane
En birman, le lion (chinthe, , ; môn , ; shan , ) apparait dans les représentations sous forme stylisée. Leurs statues stylisées communément présentes à l'entrée des stûpas et temples bouddhistes en Birmanie et dans d'autres pays d'Asie du Sud-Est. Presque toujours par paire, il a pour fonction de protéger la pagode.
thumb|left|Un Chinthe figure sur le drapeau de la Région de Sagaing.
Le Chinthe, respecté et aimé des Birmans, figurait dans la décoration des trônes de leurs rois. Avant l'introduction des pièces de monnaie, certains des poids de bronze utilisés pour peser les marchandises étaient en forme de ChintheShwechinthe Birmans. Aujourd'hui encore, un Chinthe figure sur les armoiries de la Birmanie, sur les billets en kyat (la monnaie birmane) et sur le drapeau de la Région de Sagaing.
Il existe une version mythologique du Chinthe mi-homme mi-lion qui porte le nom de Manussiha.
Le symbole du lion dans l'art
En héraldique
Notes et références Notes
Références
Annexes Articles connexes Lion Lion dans l'art Liste de lions célèbres ou imaginaires Simb Gaïndé ou la danse du faux lion Lion gardien chinois Danse du lion
Bibliographie Le roi et le lion d'Elena Cassin sur le portail Persée
Roberto Manescalchi Il Marzocco / The lion of Florence. In collaborazione con Maria Carchio, Alessandro del Meglio, english summary by Gianna Crescioli. Grafica European Center of Fine Arts e Assessorato allo sport e tempo libero, Valorizzazioni tradizioni fiorentine, Toponomastica, Relazioni internazionale e gemellaggi del comune di Firenze, novembre, 2005.