La Dame de tout le monde (titre original : ) est un film italien réalisé par Max Ophuls, sorti en 1934.

Synopsis Gaby Doriot, célèbre actrice d'origine italienne, tente de se suicider. Alors que des médecins essaient de la ranimer, elle se remémore les épisodes les plus dramatiques et les scandales qui ont émaillé sa vie d'artiste adulé... Une existence paradoxalement privée d'amour durable et authentique.

Fiche technique Titre original : Titre français : La Dame de tout le monde Réalisation : Max Ophuls, assisté de Ralph Baum Scénario : Curt Alexander, , Max Ophuls d'après le roman éponyme de Salvator Gotta Photographie : Ubaldo Arata Décors : Giuseppe Capponi Costumes : Sandro Radice Musique : Daniele Amfitheatrof Montage : Ferdinando Maria Poggioli Production : Angelo Rizzoli Société de production : Novella Films Format : Noir et blanc - - 1,37:1 - son mono Genre : drame Pays de production : Durée : 89 minutes Date de sortie : Italie : (Mostra de Venise) France :

Distribution Isa Miranda : Gaby Doriot Memo Benassi : Leonardo Nanni Tatiana Pavlova : Alma Nanni Friedrich Benfer : Roberto Nanni Franco Coop : l'impresario Lamberto Picasso : le père de Gaby et d'Anna Nelly Corradi : Anna Murge Mario Ferrari : le producteur de cinéma Andrea Checchi : un ami de Roberto Egisto Olivieri

Commentaire Le film a été tourné de mai à à Côme. Le succès de Liebelei (1932) en Italie conduit Max Ophuls, désormais apatride, à travailler dans ce pays. Grâce à Angelo Rizzoli Alfredo Guarini, producteur, qui réalisa trois films avec Isa Miranda, précise, à ce sujet : in Jean A. Gili, Le Cinéma italien à l'ombre des faisceaux, Institut Jean-Vigo, 1990., il peut diriger une adaptation d'un roman de gare, La signora di tutti. Le film d'Ophuls transfigure l'œuvre médiocre de Salvator Gotta - les scénaristes du film sont d'ailleurs ceux de Liebelei - qui devient, une nouvelle version du personnage de Loulou de Frank Wedekind, digne du film de Georg Wilhelm Pabst (1929) ou de l'opéra composé par Alban Berg (1928-1935). Pour les admirateurs d'Ophuls, ce film constitue une belle préfiguration de Lola Montès (1953). Pour Jean Antoine Gili, le film surprend autant par son intensité dramatique que par . Il était, à ce moment-là, audacieux de montrer sur les écrans italiens une tentative de suicide - sa représentation dans le cinéma italien étant formellement prohibée. Mais les solides relations qu'entretenait Rizzoli et la réputation d'Ophuls permirent au film de franchir cet écueilvoir Jean A. Gili : op. cité, p. 131..

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