Le Camion blanc est un film français réalisé par Léo Joannon et sorti en 1943.
Synopsis Shabbas, flamboyant administrateur de biens, recherche un conducteur de camion impérativement né un à midi pour lui confier une mystérieuse mission. Le jeune François Ledru correspond aux critères. À l'effroi de sa fiancée Germaine, il part donc pour un périple au volant du camion blanc de Shabbas, accompagné de son ami Ernest. En route, la reine des Gitans les rejoint : c'est la dépouille de son époux qu'il s'agit de convoyer. Le voyage se révèle plein d'embûches dues à la rivalité entre Gitans du nord, menés par Shabbas, et Gitans du sud, sous la tutelle de Courbassié.
Fiche technique Titre : Le Camion blanc Réalisation : Léo Joannon, assisté de Gilles Grangier Scénario : Léo Joannon et André-Paul Antoine Dialogues : André Cayatte Photographie : Nicolas Toporkoff Décors : Jean Douarinou Son : Marcel Courmes et Robert Ivonnet Musique : Louis Pasquier et Roger Roger Montage : Jacques Grassi Production : Léo Joannon pour la MAIC (Maîtrise artisanale de l'industrie cinématographique) Pays de production : Format : Noir et blanc - - 1,37:1 - Mono Genre : Comédie dramatique Durée : () Date de sortie : France : Affiches : Jacques Bonneaud, Hervé Morvan, Roger Vacher (France)
Distribution
Autour du film Le film est produit par la MAIC, société de production au service de la propagande du régime de Vichy, dont Alfred Greven, directeur de la Continental, a fait confier les clés à Léo Joannon, pilier du cinéma de la collaborationGabrielle Houbre, « Rééduquer la jeunesse délinquante sous Vichy : l'exemple du "Carrefour des enfants perdus" de Léo Joannon », in Rhei, , Rennes, PUR, 2000, pp. 159-177 .. François Vinneuil (alias Lucien Rebatet) salue d'alleurs le film dans Je suis partout, non sans trouver sa fin puérileJe suis partout du 2 avril 1943.. Les éléments de la trame du film (fortune des Gitans, périple, voire roi des Gitans) sont sans rapport avec la réalité gitaneVoir par exemple : François de Vaux de Foletier, « Rois et reines de tsiganes », Revue des deux mondes, 2016/11, lire en ligne (consulté le 5 septembre 2022)..
« Il existait avant la guerre une maîtrise artisanale (la MAIC) ayant pour but de fournir du travail aux techniciens en chômage. Joannon faisait partie de cette maîtrise artisanale au même titre que ceux de ses collègues qui avaient souscrit des parts. Lorsqu’il fut nommé représentant des collaborateurs de création, Joannon profitait de sa fonction pour obtenir les pleins pouvoirs dans la direction de la Maîtrise artisanale, puis Joannon obtenait deux licences de production pour la MAIC. Mais, au lieu d’utiliser ces licences pour la réalisation soit de documentaires, soit de films destinés à procurer du travail à des techniciens nécessiteux ou à de jeunes techniciens susceptibles de tenter leur chance dans le métier, Joannon se servit de ces deux licences pour son compte personnel. C’est ainsi qu’il réalisa Le Camion blanc où il se fit octroyer de généreux appointements non seulement en qualité de réalisateur du film, mais encore en qualité de producteur. Craignant toutefois d’être allé un peu loin, Joannon confia la réalisation du second film à un jeune mais, dans le devis de ce film, réalisé par la maîtrise artisanale avec des subventions du gouvernement, Joannon figurait au titre de « superviseur » pour la modeste somme de !… » (Anonyme, « Quand les requins se mangent », L’Écran français, , )..
Le film a été tourné dans les départementsSite L2TC.com : de l'Hérault (Palavas-les-Flots) ; des Alpes-Maritimes (Studios Riviera à Nice).
Notes et références
Liens externes
Affiche
Catégorie:Film français sorti en 1943 Catégorie:Film réalisé par Léo Joannon Catégorie:Film français en noir et blanc Catégorie:Comédie dramatique française