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L'Union européenne entretient des relations bilatérales ou multilatérales avec la plupart des pays et des grandes organisations internationales de la planète. Avant la mise en place d'un service diplomatique propre aux instances de l'Union européenne et du développement en parallèle d'une politique autonome de représentation de l'UE menée par le Haut représentant et les représentants spéciauxDifférents acteurs et services affectés aux relations diplomatiques internationales existaient avant le Traité de Lisbonne de 2009, cependant le Haut Représentant et le Service européen pour l'action extérieure n'avaient pas autorité pour mener la politique étrangère de l'Union indépendamment de la présidence tournante. en 2009, les échanges diplomatiques, commerciaux, culturels étaient majoritairement du fait des seuls États membres en leur nom propre.

Relations diplomatiques thumb|upright=1|Logo du SEAE. thumb|upright=1|Josep Borrell, l'actuel Haut représentant.

Espace régional européen Le traité de Maastricht signé en 1992 a inscrit officiellement une distinction entre la méthode communautaire où les institutions européennes disposent de prérogatives indépendamment des États membres et la méthode intergouvernementale où ce sont les gouvernements nationaux et leurs représentants qui jouent un rôle central dans la politique commune. Jusqu'alors, la coopération dans les domaines de la politique étrangère, de sécurité, de la justice et des affaires intérieures n'étaient que du ressort des pays entre eux, Maastricht a introduit la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et la coopération policière et judiciaire en matière pénale permettant aux institutions de voir leurs pouvoirs et compétences renforcées.

Le traité de Lisbonne adopté en 2009 a conduit à une évolution majeure dans le domaine des relations diplomatiques de l'Union européenne avec ses partenaires étrangers. La création du poste de Haut Représentant et la mise en place de la branche diplomatique de l’UE appelée Service européen pour l'action extérieure (SEAE) ont permis de structurer et de regrouper les actions diplomatiques au sein de l'équivalent d'un reprenant les fonctions précédemment assumées par la présidence tournante du Conseil de l'UE, par le Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune et par le commissaire européen aux relations extérieures.

Le développement d'une politique intégrée et relativement indépendante des États membres a été accélérée par les récents élargissements vers l'est de l'Europe (PECO et îles méditerranéennes), que ce soit avec les nouveaux États membres, les pays riverainsNotamment au travers des partenariats déjà existants., mais également avec les partenaires stratégiques.

Renforcées par l'article 221 du TFUE, les 150 délégations assurent une représentation de l'Union dans les pays tiers et auprès des organisations internationalesLes délégations de l'Union européenne.. Elles sont supervisées par le SEAE, représentent la Commission européenne et mettent en application les politiques de collaboration avec les acteurs locauxLes politiques régionales de la Commission européenne..

Dans le cadre des grands événements internationaux, l'Union européenne est également représentée de manière officielle par les présidents du Conseil européen, du Conseil de l'Union européenne, de la Commission européenne, du Parlement européen ou de la Banque centrale européenneLe président du Conseil européen, représentant de l'Union européenne..

Relations avec les pays candidats

Le Parlement dispose d'une commission spécialisée sur les questions des affaires étrangères, et la Commission d'un commissaire à l'élargissement également chargé de la politique européenne de voisinage. Les différentes parties prenantes de la diplomatie européenne doivent en premier lieu collaborer avec les pays voisins et notamment ceux inscrit dans une procédure d'adhésionLa dimension extérieure de la liberté, de la sécurité et de la justice. : l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine, le Monténégro, la Serbie et la TurquieÉtat des lieux des négociations entre l'Union européenne et les pays candidats..

L'élargissement a permis de créer un espace commun de démocratie et de paix, de libertés et un marché commun. L'influence croissante de l'UE en tant qu'organisation régionale à caractère supranational a constitué l'une des motivations les plus fortes pour la transformation démocratique et économique des pays qui y aspirent, notamment vers les régimes parlementaires et l'économie de marchéLes effets de l'élargissement de l'UE sur les Affaires étrangères européennes..

L'article 49 du traité sur l'Union européenne permet aux pays européens qui respectent les principes de liberté et de démocratie, les droits de l'homme, les libertés fondamentales, l’État de droit et les critères de Copenhague, de poser leur candidature à l'adhésion. L'UE peut également compter sur ses nombreuses agences qui agissent sur le territoire européen ou à l'international ; cela permet aussi de resserrer les liens avec les partenaires stratégiques, que ce soit les pays les plus développés ou ceux en développement.

Lors de la procédure d'adhésion, les pays reconnus reçoivent la visite de commissaires qui vérifient que les acquis communautaires ont bien été transposés en droit local. Les pays européens pratiquent également des échanges actifs dans le cadre de la stratégie de pré-adhésion et des accords de stabilisation et d'association signés par les pays candidats et ratifiés par les pays membresUn accord de stabilisation et d'association (ASA) est un traité international signé entre l'Union européenne et certains pays candidats potentiels à l'Union, dans le cadre de la stratégie de pré-adhésion et du processus de stabilisation et d’association.. Les pays candidats reçoivent une aide technique et financière des pays membres, ainsi que d'organismes internationaux comme la BIRD, le FMI et la BEI. À partir de 2017, l'UE a augmenté ses moyens et ses objectifs pour la région des Balkans occidentaux en mettant en place une stratégie dédiée..

Turquie

Depuis 1999, Turquie est officiellement reconnue comme pays candidat à l'adhésion à l'UE ; cependant son statut est contesté notamment par rapport à la position géographique de sa partie anatolienne, la non-reconnaissance de la république de Chypre, de multiples accusations de non-respect des droits de l'homme ou encore la gestion de la question kurde.. Dans le cadre de l'OTAN dont la Turquie est membre, cette candidature est soutenue par les États-Unis et en dépit de progrès extrêmement lent dans les négociations, la question de l'adhésion demeure l'une des priorités de la politiqué étrangère turque au cours des deux dernières décennies.. La première demande officielle d'association avec la CEE date de 1959 et si plusieurs accords ont depuis été signés ; notamment un accord d'association (accord d'Ankara, implémenté par le protocole d'Ankara) et un accord d'union douanière ; plusieurs pris s de pouvoir par l'armée ou par des régimes autocratiques ont conduit l'UE à retarder le processus. En 2018, celui-ci est à l'arrêt et si les dirigeants européens notent que , la tentative de coup d'État de 2016 et ses conséquences l'éloignent des valeurs de l'UE.

La Turquie est également une puissance régionale, au croisement de l'Asie et de l'Europe, entre la mer Noire et la mer Méditerranée, ce qui la distingue des autres États candidats plus petits, moins développés et enclavés dans les Balkans occidentaux ; c'est la économie en Europe et l'UE est son principal partenaire de commerce et d'investissements : 40 % du commerce extérieur turc est réalisé avec l'UE en 2014 et 64 % de l'investissement direct étranger en Turquie provient de pays membres de l'UE. Le pays est également un point de passage importants pour les migrants provenant du Moyen-Orient et se dirigeant vers l'Europe : elle accueille plus de 3,5 millions de réfugiés sur son territoire depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011 et elle a signé un accord migratoire visant à limiter le passage de migrants illégaux en échange d'un appui financier pour l'aider dans l'accueil des réfugiés..

Relations avec les pays riverains

La Politique européenne de voisinage (PEV) mise en place en 2004, vise à renforcer la coopération politique, sécuritaire, économique et culturelle entre l'Union européenne et son voisinage proche. Sous la direction du Commissaire à l'élargissement et à la politique de voisinage, deux axes de développement ont été privilégiés, d'un côté, les pays d'Europe de l'Est, et, à la demande de la France, les pays du sud de la Méditerranée..

La base juridique de la PEV est prévue à l'article 8 du traité de Lisbonne (TFUE), qui introduit une politique reposant sur le développement de avec les pays limitrophes, n'ayant pas vocation à intégrer l'Union.

Deux accords d'association ont ainsi été signés, le Partenariat oriental avec les pays de l'ex-bloc soviétique et le Partenariat Euromed faisant suite au Processus de Barcelone et concrétisé politiquement par l'Union pour la Méditerranée.. Les commissaires à la politique commerciale commune, d'aide au développement et d'aide humanitaire sont également parties prenantes au processus de codéveloppement signés par les pays signataires, ce qui a permis de développer divers programmes de coopération : économiques, sociaux, culturels, sécuritaires ou encore migratoires..

Russie

À la suite de l'effondrement du bloc soviétique, la Fédération russe a conservé un rôle de puissance régionale tout en cherchant à récupérer la sphère d'influence soviétique dans les régions d'Europe de l'Est et d'Asie centrale au sein de la Communauté des États indépendants et par le biais de divers accords binationaux dont notamment l'Union de la Russie et de la Biélorussie. La Russie est un partenaire essentiel de l'UE sur le plan commercial et surtout énergétiqueLes approvisionnements de l'Union européenne en gaz.L'UE importe 60 % de son gaz ; les pays baltes, la Slovaquie et la Finlande dépendent de Moscou à 100 % pour leur approvisionnements et la Grèce et la République tchèque à 80 %..

L'accord de partenariat et de coopération entre la Russie et l'Union européenne est entré en vigueur en 1997, il régit les relations entre les deux entités sur les plans politiques, commerciaux, technologiques, scientifiques, culturels ou encore de la lutte anti-blanchiment. Il règle également les dispositions relatives aux Quatre libertés de l'UE (libre circulation des marchandises, des capitaux, des services et des personnes) et relatives à l'établissement du marché commun européen qui devrait par ailleurs s'étendre à terme à la RussieRelations de l'Union européenne avec la Russie, l'Europe orientale, le Caucase méridional et l'Asie centrale..

Partenariats avec les grandes puissances internationales

De par son rang de superpuissance, l'Union européenne maintient des relations privilégiées avec les autres grandes puissances actuelles ou émergentes. Les 28 États membres de l'UE sont à l'origine d'un cinquième du commerce international, mais ces relations vont bien au-delà des aspects économiques, monétaires ou commerciauxRelations diplomatiques, partenariats stratégiques et action extérieure..

États-Unis

Depuis 1951 et la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier, les représentants européens et américains ont développé des relations diplomatiquesLes relations entre les États-Unis et l'Union européenne et le Transatlantic Partners in Global Security.. Cette coopération s'est étendue à tous les domaines dans lesquels les deux entités jouent un rôle au niveau international.