Saint-Aubin-du-Pavail est une ancienne commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Châteaugiron, avec Ossé..
Elle est peuplée de habitantsPopulation municipale , légale en ..
Géographie Saint-Aubin-du-Pavail est à une altitude de . La commune est située dans le Pays de Rennes, à au sud-est de la capitale bretonne. Elle est bordée par plusieurs communes : Ossé au nord (à ), Châteaugiron à l'ouest (à ), Piré-sur-Seiche au sud (à ), et Domagné à l'est (à ). Elle appartient au canton de Châteaugiron.
Communes limitrophes
Hameaux et lieux-dits
L'Aubriais, La Cour Verte, Le Gacel, La Guinais, Piolaine, Tayée, Tèbry. La Hazais
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia Sancti Albani (en 1050), Sanctus Albinus de Pavello (en 1516).. Saint-Aubin-du-Pavail vient de saint Aubin, évêque d'Angers au . Amedée Guillotin de Corson, il est « formellement question de Saint-Aubin-du-Pavail » dans un acte daté de 1245.
Le terme « Pavail » désigne éventuellement le pavé de la voie gallo-romaine qui traversait la commune... Son tracé prit plus tard le nom de « Chemin des Saulniers » (à cause des contrebandiers de sel) et constituait probablement la limite entre les (futures) communes de Chaumeré et Saint-Aubin-du-Pavail..
En gallo, langue locale, la commune se nomme S-t-Aobin. L'Office public de la langue bretonne propose Sant-Albin-ar-Pavez en breton, bien que la localité se situe hors de la zone d'expansion maximum de la pratique traditionnelle du breton.
Histoire
Préhistoire En 2011, un important trésor monétaire est mis au jour sur le territoire de la commune. Contenant plus de 1 000 statères gauloises, le dépôt est daté du et attribué au peuple des Riedones..
Moyen Âge Lorsqu'au milieu du , Brient, premier seigneur de Châteaubriant, fonde près de son château le prieuré de Béré en faveur des moines de Marmoutier, il donne entre autres choses à ces religieux deux métairies en Piré et la dîme de l'église de Saint-Aubin, située dans ce même Piré, « duas mediaterias apud villam quoe nuncupatur Piriacus, decimam quoque ecclesioe Sancti Albani quoe est in ipsa villa »Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 401.. Cette donation est confirmée en 1217 par Geoffroy, baron de Châteaubriant. Néanmoins, Saint-Aubin ne semble pas in parochia (dans la paroisse), mais in villa. Ce mot villa doit être pris dans le sens de « fief », et indique simplement la position de Saint-Aubin-du-Pavail dans le fief de Piré, appartenant au seigneur de Châteaubriant.
Quoi qu'il en soit, il est formellement question de la paroisse de Saint-Aubin-du-Pavail dans la charte suivante, datée du mois de : à cette époque, Mathieu du Teil, sénéchal de Bonabes, seigneur de Rougé, constate que Geffroy Lainé renonce en faveur des moines de Béré au huitième de la dîme de la Gillerie, levée par ces religieux dans la paroisse de Saint-Aubin-du-Pavail. Geffroy ne fait cet abandon qu'à la condition, toutefois, qu'il jouisse de ce huitième de dîme tant qu'il vivra, et que les moines lui fournissent chaque année trois miches de pain, « tres panes qui miche vocantur », et une demi-bouteille de vin. Après sa mort, ces religieux jouiraient de toute la dîme et ne devraient plus ni pain, ni vinArchives départementales de la Loire-Inférieure, fonds de Béré.. L'abbaye de Marmoutier unit ce qu'elle possède en Saint-Aubin-du-Pavail à son prieuré de la Franceule en Amanlis), annexe du prieuré de Béré. Aussi est-il dit en 1681 que le prieur de Béré et de la Franceule perçoit seul en Saint-Aubin le trait de dîme dit « trait de Béré », mais ne lève que deux tiers des autres traits, nommés la Guinais, Mardeau et le Bourg ; le dernier tiers de ces dîmes appartient au recteur, qui lève, comme les moines, la onzième gerbe. En 1790, le recteur de Saint-Aubin déclare que son tiers de dîmes est estimé , et qu'il jouit en outre du presbytère et de son pourpris, contenant sept journaux de terre labourable et trois journaux de prairies, valant . C'est donc un revenu total de de rente, dont il faut vraisemblablement déduire les chargesArchives nationales, - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 25..
La seigneurie de Saint-Aubin-du-Pavail relevait de la baronnie de Châteaugiron. Elle passe par alliance à la fin du aux seigneurs du Boisorcan, qui l'unissent à leur châtellenie en 1583.
Époque moderne
Le chemin des Saulniers
Un chemin des Saulniers (emprunté par les faux-sauniers pratiquant la contrebande du sel entre la Bretagne et le Maine, pays de gabelle), passe à la limite des communes de Veneffles (désormais annexée par la commune de Châteaugiron) et d'Ossé avec celles de Chaumeré (désormais annexée par la commune de Domagné) et Saint-Aubin-du-Pavail, puis à la limite de celle de Cornillé avec celles de Torcé et Louvigné-de-Bais avant de rejoindre, via Étrelles et Argentré-du-Plessis, Le Pertre. Ce chemin des saulniers est d'origine ancienne, c'est probablement une ancienne voie romaine. Son tracé se lit encore très bien sur une carte, empruntant successivement de l'ouest vers l'est des tronçons des routes départementales 93, 104, 35, à nouveau 104 et enfin 3Paul Banéat, Étude sur les voies romaines du département d'Ille-et-Vilaine, "Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine", 1927, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k122073r/f98.image.r=Domagn%C3%A9.
Le
Saint-Aubin-du-Pavail en 1851
Lors du recensement de 1851 la commune a répartis en fermes isolées et en une dizaine de hameaux dont deux (La Guinais et La Hazais) sont plus peuplés que le bourg, qui compte seulement une vingtaine d'habitants ; ceux-ci vivent pour l'essentiel en autarcie, chaque famille ou presque fabriquant par exemple son beurre et son cidre. L'été est consacré à l'agriculture et aux récoltes ; l'hiver on émonde les arbres, on fait des fagots et on ramasse les feuilles mortes dont on fait de la litière pour le bétail.
Les hommes travaillent surtout dans l'agriculture : c'est le cas de 127 d'entre eux (7 propriétaires, 44 fermiers, 2 métayers, 29 journaliers (dont 10 ont aussi une autre profession) et 45 domestiques). Les chiffres sont analogues pour les femmes, la seule différence étant la présence de 55 domestiques parmi elles.
Les ne travaillant pas dans l'agriculture étaient tisserands ou travailleurs du textile pour 60 d'entre eux ; 9 étaient rentiers, 5 charrons, 6 mendiants, 1 prêtre et 1 transporteur ; les chiffres sont voisins pour les femmes : 63 travaillant dans le textile, 3 seulement étant rentières. La commune comptait par ailleurs Jean Ollivro, "Bretagne. d'évolution démographique", 2005, Presses Universitaires de Rennes,
Politique et administration Administration municipale Élections municipales 2014 Jean-Pierre Petermann est élu au premier tour aux élections municipales de 2014. Figurant sur la seule liste en présence, il obtient sur exprimés. Le conseil municipal se compose de quinze membres, dont quatre adjoints..
Élections municipales 2008 Jean-Luc Poussier est élu au premier tour aux élections municipales de 2008. Figurant sur la seule liste en présence, à l'exception d'un candidat présenté hors liste, il obtient sur exprimés. Le conseil municipal se compose de quinze membres..
Liste des maires
Liste des maires délégués
Budget municipal Budget 2010 Le budget municipal s'élève à en fonctionnement ().
Les recettes de fonctionnement sont fournies par les impôts et taxes pour et de dotation globale de fonctionnement.
Les charges de fonctionnement sont réparties sur de charges de personnel (27,43 % des charges), d'achats et charges externes, de charges financières (soit ).
Le montant des subventions versées se monte à ().
La commune dégage un résultat comptable positif de .
L'encours total de la dette est de (). Ce qui correspond à 106,14 % du budget de fonctionnement.
Pour l’ensemble des communes françaises de 500 à , la dette s'élève en moyenne à .
La capacité d'autofinancement brute est de , inférieure à la moyenne de la strate, qui s'élevait à Site du Ministère des Finances et de l'Économie – Le compte des communes.
Budget 2011 Le budget municipal s'élève à en fonctionnement ().
Les recettes de fonctionnement sont fournies par les impôts et taxes pour et de dotation globale de fonctionnement.
Les charges de fonctionnement sont réparties sur de charges de personnel (40,12 % des charges), d'achats et charges externes, de charges financières (soit ).
Le montant des subventions versées se monte à ().
La commune dégage un résultat comptable positif de .
L'encours total de la dette est de (). Ce qui correspond à 122,02 % du budget de fonctionnement.
Pour l’ensemble des communes françaises de 500 à , la dette s'élève en moyenne à .
La capacité d'autofinancement brute est de , supérieure à la moyenne de la strate, qui s'élevait à Site du Ministère des Finances et de l'Économie – Le compte des communes.
Budget 2012 Le budget municipal s'élève à en fonctionnement ().
Les recettes de fonctionnement sont fournies par les impôts et taxes pour et de dotation globale de fonctionnement.
Les charges de fonctionnement sont réparties sur de charges de personnel (41,06 % des charges), d'achats et charges externes, de charges financières (soit ).
Le montant des subventions versées se monte à ().
La commune dégage un résultat comptable positif de .
L'encours total de la dette est de (). Ce qui correspond à 140,50 % du budget de fonctionnement.
Pour l’ensemble des communes françaises de 500 à , la dette s'élève en moyenne à .
La capacité d'autofinancement brute est de , inférieure à la moyenne de la strate, qui s'élevait à .
Endettement Endettement de la commune pour la période 2000-2012 2000 2001200220032004 2005 20062007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 Encours de la dette en milliers d'euros 145 126106 90 369335 300484 504 470 622 615 562 508 451 annuité en milliers d'euros 26 2629 20 28 44 4549 45 52 267 176 72 71 71 Encours de la dette par habitant en euros 240 208 175 130 533 484 408 658 684 612 801 798 742 682 608 Moyenne de la dette pour commune de 500 à 20000 par habitant en euros 518 498 505 507 521 541 559 588 597 583 587 592 596 601 596 annuité par habitant en euros 43 43 42 29 41 63 61 88 61 67 344 229 95 95 96Sources des données : Ministère des finances
La dette a augmenté de 591 % de 2003 à 2010. Par contre, elle a diminué de 27,40 % de 2010 à 2014.
L'annuité de la dette par habitant a progressé de 1086 % pendant la même période. Par contre, elle a diminué de 72 % de 2010 à 2014.
Fiscalité locale En 2012, la commune intervient comme suit pour ce qui concerne la taxationImpôts des particuliers , données 2011 :
+ Taxes locales (2012) Taxe d'habitation (TH) 13,50 % Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 15,50 % Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 40,50 % Produits des différentes taxes de 2004 à 2012 2004 2005 20062007 2008 2009 2010 2011 2012 Taxe d'habitation en milliers d'euros 37 38 4042 4752 59 61 68 Foncier bâti en milliers d'euros 24 2529 32 3336 40 42 46 Foncier non bâti en milliers d'euros 15 1512 13 1313 14 14 15 Taxe d'habitation par habitant en euros 53 5555 58 6468 76 80 89 Foncier bâti par habitant en euros 35 3640 43 4446 52 54 61 Foncier non bâti par habitant en euros 22 2217 1718 1718 19 19Sources des données : Ministère des finances Le produit de la taxe d'habitation par habitant a augmenté de 68 % de 2004 à 2012.
Démographie
Structures de la population Pyramide des âges de la commune de Saint-Aubin-du-Pavail
Source : Insee, RP2009 exploitation principale.