Hasan Mushaima () est un éminent opposant bahreïni et le secrétaire-général d’Al-Haq, l’un des principaux mouvements d’opposition à Bahreïn.
Avant de rejoindre Al-Haq, Hassan Mushaima était l’un des fondateurs de la Wefaq, le principal parti de l’opposition bahreïnie, et il a joué un rôle central dans les à Bahreïn.
Il est condamné en 2011 à la prison à perpétuité pour son soutien au soulèvement bahreïnien de la même année.
Arrestations Les autorités avaient placé M. Mushaima sous résidence surveillée plusieurs fois pendant les , et il a été arrêté deux fois en 1994, puis emprisonné de mars à . Il a été incarcéré de nouveau en et il a demeuré derrière les barreaux jusqu’en . Quelques années plus tard, M. Mushaima a été arrêté pendant un jour en , et il a été emprisonné de janvier à .
Soulèvement bahreïni de 2011-présent
En 2010, M. Mushaima est allé à Londres pour poursuivre des traitements d'un cancer du poumon . Pendant cette période, Mushaima a été condamné par contumace avec 23 autres opposants bahreïnis pour « complot terroriste » visant à renverser le régime des Al-Khalifa . M. Mushaima a été « gracié », avec les 23 autres militants, par le roi de Bahreïn , et avec le déclenchement de la révolution bahreïnie en février 2011, il a annoncé son intention de rentrer à Bahreïn. Il a rentré à Bahreïn par Beyrouth, Liban, mais les autorités libanaises l’avaient empêché de poursuivre son voyage jusqu’à Bahreïn à la demande du régime bahreïni . Il a été relâché quelques jours plus tard, et il a été accueilli comme un héros le , à la place de la Perle, à la capitale, Manama. Le , il a formé la « Coalition pour la création d’une république » avec , chef du mouvement d’opposition , et , secrétaire général du . Cette coalition tripartite a déclaré que le régime des Al-Khalifa à Bahreïn avait perdu la légitimité après avoir réprimé dans le sang un peuple qui ne demandait rien que ces libertés et droits fondamentaux . Le , le Conseil de coopération du Golfe a déployé plus de 1500 troupes du Bouclier de la Péninsule (1000 soldats saoudiens , 500 policiers émiratis , et des troupes qataries).
Les forces du régime bahreïni ont lancé un assaut contre des dizaines de milliers de manifestants bahreïnis qui campaient autour de la place de la Perle , l’épicentre du mouvement de contestation . Les forces du Bouclier de la péninsule et l’armée bahreïnie ont également détruit le monument au centre de la place de la Perle le . Le même jour, M. Mushaima, ainsi qu’ et , chef du mouvement de gauche laïque , ont été tous arrêtés par les forces bahreïnis. M. Mushaima a été accusé par les autorités bahreïnies de « complot terroriste contre la monarchie » , et il a été condamné par un tribunal militaire le à prison à perpétuité . Six autres militants avaient reçu la même peine, dont Abdulhadi al-Khawaja, , et Abduljalil al-Singace. Ces opposants ont été accordés un nouveau procès devant un tribunal civil le , mais la cour d’appel a confirmé les lourdes peines infligées à 14 militants. M. Mushaima et les autres opposants condamnés demeurent incarcérés dans les prisons du régime des Al-Khalifa .
En , la santé de M. Mushaima s’est détériorée. Selon l’opposition, il est retombé malade de cancer après avoir subi des tortures et des mauvaises traitements depuis sa détention en . Le confirme que M. Mushaima a été empêché de recevoir des soins médicaux , et bien qu’il soit retombé malade de cancer , les autorités bahreïnies le privent toujours de traitement anti-cancérologique .
Références
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