, né le à Morioka et mort le à Isehara, est un réalisateur japonais.

Biographie Selon son frère aîné, le premier contact de Shinji Sōmai avec le monde du cinéma remonte à 1958 lorsqu'il avait tout juste dix ans. Cette année-là, Tomu Uchida tourne son film La Fête des forêts et des lacs en extérieurs du côté du village de Shibecha près de Kushiro, où la famille de Sōmai s'est installée quelques années auparavant.

Son frère rapporte que le jeune Sōmai se rendait régulièrement sur le lieu du tournage avec un cahier à la main pour poursuivre l'actrice Ineko Arima dont il était devenu fanEnokido Kōji, "Eiga no hito, Sōmai Shinji", in Enokido Kōji (Ed.) Sōryoku Sōmai Shinji tokushū, Eigageijutsu, n° 401, 2002, p. 12..

Cette passion pour le cinéma semble ne l'avoir jamais quitté et le réalisateur reconnaît lui-même avoir été un « eiga-seinen » (garçon cinéphile) jusqu'à sa dernière année de lycéeSōmai Shinji, Nihon eiga wo sasaeru hitto to atarashii sainō, in Aoki Shinya (Ed.), Shineasuto Sōmai Shinji, Kinema junpō-sha, 2011, p. 54.. En 1965, il réalise ainsi avec deux amis un film amateur en 8 mm de soixante-sept minutes ayant pour titre , malheureusement perdu.

Sōmai entre en 1967 à l'université Chūō à Tokyo où il s'engage immédiatement dans les mouvements étudiants qui, à cette époque, agitent le Japon. Il participe notamment aux violentes manifestations de 1971 contre la construction de l'aéroport international de Narita. Il quitte ensuite, sans aller au bout de son cursus universitaire, le monde de l'activisme pour rentrer à la Nikkatsu comme assistant-réalisateur contractuel. Il y fait ses premiers pas dans l'industrie cinématographique en travaillant notamment sous les ordres de Chūsei Sone.

Après cette période de formation, il quitte le studio avec Kazuhiko Hasegawa pour qui il travaille sur deux films, Le Meurtrier de la jeunesse et L'Homme qui a volé le soleil, respectivement en 1976 et 1979. À cette époque, il rencontre l’écrivain Ryū Murakami, alors âgé de 25 ans, et travaille pour lui comme assistant réalisateur de son premier long métrage Bleu presque transparent, en 1979.. Ce dernier le décrit comme ; il fut marqué par sa manière de travailler et de diriger les acteurs qu'il décrit comme très bienveillante. Pour l'écrivain, les films de Sōmai sont

Sōmai travaille également pour Shūji Terayama avec le film Le Labyrinthe pastoral, grâce à l'invitation de Tatsuo Suzuki, l'un des chefs opérateurs les plus importants du Japon de l'après-guerre. En 1980, il passe à la réalisation en tant que réalisateur indépendant. Son style, caractérisé par l'emploi fréquent du plan-séquence, est parfois comparé à celui de Kenji Mizoguchi que ce soit au Japon ou en Occident. Il est surtout connu du grand public japonais pour son film Sailor Suit and Machine Gun, meilleure recette au box office d'un film japonais en 1982.

Sōmai est choisi en 1990 par les lecteurs du célèbre magazine Kinema Junpō comme le cinéaste japonais numéro un des années 1980.

Sa mort prématurée met un terme à une carrière brillante mais atypique et encore méconnue en Occident.

Filmographie Fiction 1980 : 1981 : 1983 : 1983 : 1985 : 1985 : 1985 : 1987 : 1990 : 1993 : 1994 : 1998 : 2000 :

Documentaire 2001 : .

Distinctions

Récompenses 1981 : prix du meilleur nouveau réalisateur au festival du film de Yokohama pour The Terrible Couple 1985 : Grand prix au festival international du film de Tokyo pour Typhoon Club 1986 : prix du meilleur réalisateur au festival du film de Yokohama pour Love Hotel et Typhoon Club 1986 : prix de la mise en scène pour Typhoon Club au festival des trois continents. 1994 : prix Kinema Junpō des lecteurs du meilleur film pour Déménagement. 1999 : prix FIPRESCI de la Berlinale pour Wait and See. 2000 : prix Kinema Junpō du meilleur film pour Wait and See. 2002 : prix spécial pour sa carrière à la Japan Academy Prize. 2002 : prix spécial du film Mainichi pour sa carrière. 2002 : prix spécial pour sa carrière au festival du film de Yokohama

Sélections 1986 : Montgolfière d'or pour Typhoon Club au festival des trois continents. 1987 : Montgolfière d'or pour La Femme lumineuse au festival des trois continents. 1987 : Grand prix au festival international du film de Tokyo pour La Femme lumineuse 1991 : Silver Screen Award du meilleur film asiatique pour au festival international du film de Singapour

Postérité En 2012, le festival international d'Édimbourg, le Festival des trois continents et la Cinémathèque française proposent une rétrospective intégrale de l’œuvre de Shinji Sōmai....

La Maison de la culture du Japon à Paris propose une rétrospective de ses 13 films du au ..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Ryū Murakami, « Souvenir de Sōmai Shinji », trad. par Amira Zegrour, Tschum (= Carnet Hypothèses) ().

Liens externes

Catégorie:Réalisateur japonais Catégorie:Étudiant de l'université Chūō Catégorie:Naissance à Morioka Catégorie:Naissance en janvier 1948 Catégorie:Décès dans la préfecture de Kanagawa Catégorie:Décès en septembre 2001 Catégorie:Décès à 53 ans Catégorie:Mort d'un cancer du poumon Catégorie:Mort d'un cancer au Japon