Sébastien Birgy, dit « Perquit » où le « baron Perquit », né et baptisé à Sélestat le Sélestat, B, (27/08/1766-19/03/1774), 1768, acte n°9, p. 155. et mort le à Passy, est un général de brigade de cavalerie et baron d'Empire français.

Fils d'agriculteurs devenu baron d'Empire, militaire « intrépide » ne connaissant « aucune espèce de dangers » selon Napoléon, il s'illustre dans toutes les campagnes des guerres de la Révolution et de l'Empire entre 1792 et 1815.

Biographie Famille Il est le fils de Jean Birgy, agriculteur à Sélestat, et de Madeleine Schterring. Il se marie à Marthe Pictet avec qui il a un fils, Philippe, né à Quingey (Doubs), le , sans postérité, puis le à Rose Mann, sans postérité.

Carrière militaire Sébastien Birgy entre comme volontaire dans la cavalerie au régiment d'Esterhazy ( de hussards) en 1786. Promu maréchal des logis en 1792, il fait les campagnes de 1792 à 1793 à l'armée du Nord puis à l'armée de Rhin-et-Moselle. En , il est nommé aide de camp du général de Beaupuy puis après la mort de ce dernier, il devient l'aide de camps du général Desaix, en octobre. Il est promu capitaine en 1798 et sert à partir de au 8 régiment de hussards, aux armées d’Angleterre, d’Helvétie et des Côtes de l’Océan en 1803-1805.

Au sein de la Grande Armée il combat au hussards lors de la campagne d'Allemagne en 1805 où il se distingue à la bataille d'Austerlitz le . Il combat ensuite lors de la campagne de Prusse et de Pologne à la bataille d'Iena le . Nommé chef d'escadrons après cette bataille, il participe à la bataille de Lübeck le , à la bataille d'Eylau le où il commande un détachement du 4e régiment de dragons, à la bataille d'Heilsberg le et à la bataille de Friedland le . En 1808, il sert en Espagne puis fait la campagne d'Allemagne et d'Autriche en 1809 comme major (lieutenant-colonel) du 9e régiment de chasseurs à cheval. Nommé colonel du 6e régiment de chevau-légers lanciers en , il prend part, à la campagne de Saxe en 1813 puis à celle de France en 1814.

Au cours de ces campagnes, il est blessé plusieurs fois : à Sainte-Menehould le , peu après la bataille de Valmy ; à Salzbourg, le ; lors la bataille de Friedland le où il reçoit un coup de biscaïen à la lèvre ; pendant la campagne de Saxe, près d’Holbrunn, le où il est frappé d'un coup de feu à la jambe droite.

Fait chevalier de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII (), promu officier de la Légion d'honneur le , il est nommé chevalier de l'Empire par décret du . En récompense de sa conduite lors de la bataille de la Katzbach, au cours de laquelle, par une charge de cavalerie, il dégage la brigade du colonel Marbot, il est nommé Baron d'Empire par décret du .

Après l'abdication de Napoléon en , la Restauration le met en demi-solde. Après le retour de l'Empereur, il est rappelé à l'activité en lors des Cent-Jours. Dans une note envoyée au ministère de la guerre, le , Napoléon écrit : Général Donop, Historique abrégé du 4e régiment de chasseurs, Belin frères, 1890, p. 112. Lire en ligne. Il est ainsi placé au corps d'observation du Var comme colonel du 14 régiment de chasseurs à cheval. Après la bataille de Waterloo en , il est mis en demi-solde et perçoit une pension de retraite de 2 400 francs.

Il est rappelé à l'activité comme colonel du 9 régiment de chasseurs à cheval en . Il est nommé maréchal de camp (général de brigade) le et placé en même temps dans le cadre de réserve puis admis définitivement à la retraite le .

Lorsque Louis-Napoléon Bonaparte arrive à la présidence de la République en 1848, il le fait commandeur de la Légion d’honneur le et le relève de la retraite, puis par décret du , le place dans le secteur de défense.

Il meurt à Passy en 1856 à l'âge de quatre-vingt-huit ans, malgré les nombreuses blessures reçues au cours de sa carrière militaire. Il est inhumé au cimetière de Passy.

Titres Baron d'Empire par décret du Chevalier de l'Empire par décret du 9

Il est le bénéficiaire de trois dotations, la première le (dotation de sur les biens réservés en Westphalie), la deuxième le (dotation de sur les biens réservés en Hanovre) et la troisième le (dotation de ).

Décorations le Officier de la Légion d'honneur le Chevalier de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII () le

Armoiries Armes : "D'or au dextrochère mouvant du flanc sénestre vers le bas de l'écu, tenant un sabre haut de sable, chargé d'une fasce de sinople à trois molettes d'argent : bordure de gueules du tiers de l'écu au signe des chevaliers posé au 2ème point en chef. Livrées : jaune, rouge, noir, blanc"..

Notes et références

Bibliographie . . . . « Birgy, dit Perquit (Sébastien), notice nécrologique » dans Le moniteur de l'armée, 1856, p. 15. Lire en ligne

Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Naissance en mars 1768 Catégorie:Naissance à Sélestat Catégorie:Décès en mai 1856 Catégorie:Décès à 88 ans