La bataille d'Orbaizeta oppose l'Armée des Pyrénées occidentales de France, commandée par Bon-Adrien Jeannot de Moncey, aux forces espagnoles, commandées par , du 15 au , pendant la guerre du Roussillon. Cet engagement, qui fait partie des guerres de la Révolution française, a lieu dans une grande zone au nord-ouest et au nord-est de Pampelune, en Navarre, et se solde par une victoire française. Les défenseurs espagnols abandonnent le territoire au nord de Pampelune, et notamment plusieurs positions stratégiques.

Contexte historique Il n'y a pas de batailles importantes en 1793 dans les Pyrénées occidentales, mais il y a beaucoup d'action l'année suivante dans cette partie du monde. Le général de division Jacques Léonard Muller commande l'armée des Pyrénées occidentales, et de petits engagements surviennent à Hendaye le Smith, ., dans le col d'Ispéguy le Smith, . et à Bera (Vera de Bidasoa) le Smith, .. À la fin de juillet, Muller chargea le général de division Moncey de trois divisions : la sienne et celles des généraux de division Henri Delaborde et Jean Henri Guy Nicolas de Frégeville. Avec ces forces, Moncey gagne le combat dans la vallée de Bastan et complète sa réussite en prenant Pasaia, Saint-Sébastien et Tolosa. Promu grâce à ses grands succès pour commander l'armée, Moncey prévoit d'assiéger la forteresse espagnole de PampeluneBeckett-Chandler 1987, ..

La bataille Le , Moncey lance une offensive sur un large front avec . Les divisions françaises étaient commandées par Delaborde, Frégeville et les généraux de division Jean Mauco, Thomas Alexandre Dumas et Jean-Antoine Marbot. Les généraux de brigade Antoine Digonet, Pierre Rouché (Roucher), Louis Hyacinthe Le Feron, Pierre Bories de Castelpers et Jean Daniel Pinet commandent les brigades pendant l'opérationSmith parle aussi d'un général Moraud, mais parmi les Generals Who Served in the French Army during the Period 1789 - 1815, Tony Broughton ne mentionne que des Morand et des Moreau.. Le duc d'Osuna dirige les espagnols de Navarre. Ses commandants sont les généraux Manuel Cagigal, Antonio FilangieriSmith orthographie le nom Filianghiery., Frias et le marquis de la Canada Ibagniez. left|thumb|350px|Guerre des Pyrénées, théâtre de l'Ouest Moncey lance son offensive vers Pampelune, au sud, à partir de la vallée du Baztan et de la région du col de Roncevaux. À l'ouest, l'attaque de Lekunberri provient de Leitza. Au centre, les attaquants provenant de Doneztebe franchissent le col de Donamaria et ceux qui proviennent d'Elizondo franchissent Puerto de Belate (le col de Velate) à destination de . À l'est, les Français quittent Roncevaux (Orreaga) en direction de la vallée de la rivière Urroti, au sud-est, et de la rivière Irati, au sud-ouest. Moncey, qui a « un penchant particulier pour les manœuvres d'encerclement » espère isoler des forces ennemies considérablesBeckett-Chandler, 1987, ..

Le , la division de Delaborde attaque Filangieri à Mezkiritz (Mezquiriz), à au sud-ouest de Roncevaux. Les Français déploient onze bataillons d'infanterie et deux de grenadiers, plus 640 dragons et hussards. Sur les espagnols engagés, 200 sont tués et 724, capturés ; tandis que les pertes françaises sont inconnues.

Les Français prennent Lekunberri le et Villanueva, à plus au sud, le lendemain. Les deux villages se trouvent à l'extrémité ouest de la ligne d'attaque. À l'autre extrémité, Orbaizeta tombe avec sa fonderie d'armes, qui se trouve à au nord du village. Les Français capturent le magasin de mâts de la marine espagnole sur l'Irati et une seconde fonderie, à Egui. L'offensive arrête au seuil de Pampelune, car les représentants en mission n'ont pas autorisé une nouvelle avance des troupes. Le gros des défenseurs évite l'encerclement. Une autorité blâme Delaborde de ne pas avoir isolé les EspagnolsBeckett-Chandler 1987, .. Les pertes espagnoles s'élèvent à environ tués, blessés ou manquants. Les Français ont aussi saisi d'artillerie. Le nombre de victimes françaises est inconnu.

Suites et conséquences Les Français ont infligé des dommages à l'armée espagnole et se sont approchés de la forteresse de Pampelune. Ce qui est encore pis pour les Espagnols, c'est la perte de deux fonderies d'armes et du magasin de mâts de la marine. En , ils connaissent la défaite à la bataille de la Sierra Negra, dans les Pyrénées orientales. Une éclosion mortelle de maladies paralyse les opérations françaises dans les Pyrénées occidentales pendant l'hiver 1794–1795. En , Moncey lance une avance victorieuse vers l'ouest et s'empare de Vitoria-Gasteiz et de Bilbao. Le traité de Bâle conclu le met fin à la guerre. Quand les nouvelles de paix atteignent le front en août, Moncey a traversé l'Èbre, tandis que les autres forces se préparent à investir Pampelune.

Annexes Notes et références

Notes

Références

Bibliographie . .

Catégorie:Bataille de 1794 Catégorie:Bataille de la guerre du Roussillon Catégorie:Bataille survenue en Pays basque Catégorie:Octobre 1794