La périssologie, du grec ancien , , dérivé de l’adjectif , et du substantif , « discours », est une redondance, consistant en l’ajout d’un ou de plusieurs détails inutiles qui n’apportent rien à la compréhension d’une idée ni à l’expression de cette idée, sinon pour l’alourdir. Elle est fréquemment confondue avec le pléonasme, figure de style renforçant le sens du texte par une répétition choisie de termes sémantiquement proches.
La périssologie constitue une faute de style. Le plus souvent involontaire, elle peut être également volontaire, par exemple pour obtenir un effet comiqueBernard Dupriez, Gradus (voir Bibliographie)..
Exemples . La . : le papier étant un support, suffit. De plus, est une parataxe, puisqu'il y a omission fautive de la préposition « en » devant « papier » (support en papier). ne serait pas une périssologie en soi sans la surcharge logique créée par la préposition donc, dont l'idée est déjà sous-entendue dans le participe étant qui signifie ici . Cette périssologie est subtile mais réelle et s'évitera en lui préférant . ; le pronom « ceux » ayant une vertu de neutre mixte (« mes filles et mes fils sont ceux qui me succéderont »), l'adjonction du pronom exclusivement féminin « celles » revient à évoquer deux fois les sujets non-masculins. Tic oratoire récent, cette périssologie aboutit paradoxalement à une formulation moins inclusive au nom d'une « non-mixité choisie », par ségrégation du genre féminin détaché du neutre inclusif. ; « monter » indiquant déjà le fait d'aller en haut, on devrait dire, soit « Monter », soit . Par opposition, devrait se dire soit « descendre », soit . C'est l'archétype du pléonasme, et subsidiairement une périssologie. (Boris Vian, L'Écume des jours, cité comme exemple par Dupriez). (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). La fin du discours entre en contradiction avec le début, marqué par une redondance sur le thème de la candeur.
Notes et références
Figures proches
Bibliographie
Catégorie:Figure de style