Pierre de CheylanOn trouve son nom de famille également orthographié « Cheilan », « Chailan » ou encore « Chaylan », cinquième du nom, seigneur de MorièsMoriès, Moriez ou Mouriès en Provence sont deux anciennes graphies du nom de la commune de Moriez, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Elle ne doit pas être confondue avec la commune de Mouriès, dans les Bouches-du-Rhône., après le rachat du fief à sa cousine du Chaffaut en 1780, et co-seigneur du Castellet de la Roubine, dit le « comte de Moriès du Castellet » ou plus simplement « Moriès-Castellet », né le à Moriès et mort le à Pise, est un officier de marine et aristocrate français du . Il combat pendant la guerre de Sept Ans et la guerre d'indépendance des États-Unis et termine sa carrière avec le grade de chef d'escadre des armées navales.
Biographie Fils de François de Cheylan (Chailan/Chaillan), co-seigneur du Castellet-La Roubine et Moriez, et de Françoise d'Arbaud de Châteauvieux, il naît le , à Moriez, dans le diocèse de Senez.
Pierre de Cheylan intègre la compagnie de Gardes de la Marine au département de Toulon le , à l'âge de seize ans. Il est promu au grade d'enseigne de vaisseau le puis à celui de lieutenant de vaisseau le . Il reçoit une commission de capitaine de vaisseau le . Morès-Castellet est alors âgé de 42 ans. Son avancement et sa carrière sont facilités par les soutiens familiaux influents dont il dispose dans la MarineFrédéric d'Agay décrit ces mécanismes de cooptations. « Chaque groupe familial se présente en effet comme une pyramide ; au sommet toujours un ou deux officiers ayant commencé à servir à la fin du ou au début du , et pouvant dans les années 1730 exercer une quelconque influence en faveur de leurs protégés. Ainsi à Draguignan, les deux baillis de Glandevès, lieutenant général et chef d'escadre, et M. de Raimondis, major général de la Marine, tué à la Hougue, sont à la tête d'un groupe très important. À la génération suivante, douze officiers de marine parmi leurs neveux, dont un lieutenant-général (Rafélis de Broves), et trois chefs d'escadre (Raimondis, Glandevès, Chailan de Moriès-Castellet) ; à la troisième génération, seize officiers de marine, dont d'Entrecasteaux et trois contre-amiraux, (Rafélis de Broves, Richery, Cambis-Velleron). ».
Il reçoit le commandement du vaisseau La Provence, armé en à Toulon. Ce vaisseau fait alors partie d'une petite division navale, placée sous le commandement du capitaine de Broves qui quitte le port provençal le , et met les voiles en direction de la Tunisie, où elle instaure un blocus des ports de Sousse et Bizerte, et prend part au bombardement de ces villes à la fin du mois de juin de la même annéeLe bombardement de Porto-Farina et de Bizerte, . Il est fait capitaine au Régiment de la marine le . Au printemps 1777, il commande L'Hector, de 74 canons, armé à Toulon, au sein de l'escadre commandée par Barras de Saint-Laurent.
Dans ses Mémoires, le chevalier de Cotignon écrit :
Il est élevé au rang de chef d'escadre des armées navales le , à son retour de Constantinople. Il émigre lorsque la Révolution française de 1789 éclate, et il est inscrit sur la liste des émigrés le . Il meurt à Pise le , à l'âge de 75 ans.
Mariage et descendance Le , il épouse Cécile de Glandevès, fille de Charles-François de Glandevès, baron de Glandevès, Grand Sénéchal de Castellane, et de Marie-Hyéronime de Bruny de La Tour d'AiguesLa Maison de Bruny est une famille de la noblesse de Provence et du Comtat. La femme de Moriès-Castellet est apparentée à Pierre André de Suffren.
Notes et références
Voir aussi Sources et bibliographie Frédéric d'Agay, La Provence au service du roi (1637-1831) : Officiers des vaisseaux et des galères, 2 volumes, Honoré Champion, ,
Article connexe Histoire de la marine française de Richelieu à Louis XVI
Catégorie:Naissance en avril 1719 Catégorie:Décès en novembre 1794 Catégorie:Amiral français du XVIIIe siècle Catégorie:Décès à 75 ans