Belvianes-et-Cavirac (en occitan Belvianas e Cavirac) est une commune française située dans le Sud-Ouest du département de l'Aude, en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par l'Aude et par deux autres cours d'eau, le ruisseau de soubre et le ruisseau de la Soulane. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Belvianes-et-Cavirac est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1896. Ses habitants sont appelés les Belvianais (e) ou Caviracois(e).

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l'église Saint-Jacques, inscrite en 1948.

Géographie Localisation La commune est située au pied des Pyrénées à l'entrée des gorges de la Pierre-Lys où coule l'Aude qui sépare le territoire en deux villages, d'un côté Belvianes et Cavirac de l'autre.

Communes limitrophes

Géologie et relief

Belvianes-et-Cavirac se situe en zone de sismicité 3 (sismicité modérée)..

Voies de communication et transports vignette|Le château.|289x289px La commune de Belvianes-et-Cavirac est située dans la haute vallée de l’Aude, à proximité de l’axe reliant Quillan à Axat. Elle est desservie par la route départementale D118, qui assure la liaison entre Limoux, Quillan, Axat et les Pyrénées-Orientales.

Jusqu’au XXᵉ siècle, le territoire communal était traversé par la ligne ferroviaire Carcassonne–Rivesaltes. La ville était desservie par la gare de Belvianes qui est actuellement fermée. Elle permettait alors le transport de voyageurs et de marchandises dans la vallée. Cette ligne, n’est aujourd’hui plus en service.

L’ancienne voie ferrée demeure partiellement visible dans le paysage, notamment à travers la présence de ponts et de tunnels, témoins du patrimoine ferroviaire local.

De nos jours, les déplacements s’effectuent principalement par la route. La gare en activité la plus proche se situe à Carcassonne, offrant des correspondances vers les principaux axes régionaux. Des lignes d’autocar sont les seules offres de transport dans la vallée.

Hydrographie La commune est dans la région hydrographique « Côtiers méditerranéens »., au sein du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée-Corse.. Elle est drainée par l'Aude, le ruisseau de Carach et le ruisseau des Camps de la Borde, constituant un réseau hydrographique de de longueur totale..

L'Aude, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune des Les Angles et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le golfe du Lion à Fleury, après avoir traversé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Pyrénées orientales, caractérisée par une faible pluviométrie, un très bon ensoleillement (), un air sec, particulièrement en hiver et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Granès à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité Réseau Natura 2000 vignette|Sites Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS) Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : le « pays de Sault »., d'une superficie de , présentant une grande diversité d'habitats pour les oiseaux. On y rencontre donc aussi bien les diverses espèces de rapaces rupestres, en particulier les vautours dont les populations sont en augmentation, que les passereaux des milieux ouverts (bruant ortolan, alouette lulu) et des espèces forestières comme le pic noir..

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : la « forêt des Fanges » (), couvrant du département., et les « gorges de Pierre-Lys » (), couvrant du département. et deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les « Fenouillèdes audois » (), couvrant dont 11 dans l'Aude et 2 dans les Pyrénées-Orientales. ; le « grand plateau de Sault » (), couvrant dont 3 dans l'Ariège et 18 dans l'Aude..

Urbanisme

Typologie Au , Belvianes-et-Cavirac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (91,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (27,2 %), zones agricoles hétérogènes (5,6 %), zones urbanisées (2,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Belvianes-et-Cavirac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Aude. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 1996, 2009, 2014, 2019 et 2020, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|upright=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Belvianes-et-Cavirac. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 83,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (75,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 232 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 94 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

La commune est en outre située en aval des barrages de Matemale et de Puyvalador, deux ouvrages de classe A, situés dans le département des Pyrénées-Orientales. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages, chapitre Risque rupture de barrage..

Toponymie Une villa d'époque gallo-romaine appartenant à un prénommé Balbius pourrait être à l'origine du nom de la commune.

Histoire Les deux communautés de Belvianes et Cavirac font partie au Moyen Âge du comté de Razès. En 992, les prêtres Théodoric et Oliba donnent une pièce de terre située à Cavirac au monastère de Saint-Martin-Lys. En 1009, un habitant de Belvianes nommé Adalgar conclut une vente avec le même établissement. Il semble que Cavirac dépende de la seigneurie du Bézu à cette époque. Deux documents donnent Cavirac comme faisant partie momentanément de la vicomté de Fenouillèdes, peut-être à la suite d'un conflit. Au XIVe siècle, l'archevêque de Narbonne est le seigneur de Cavirac.

Les deux communautés de Belvianes et Cavirac sont unies une première fois au XVIIe siècle.

À partir du la commune commence à prendre une petite importance. Tout d'abord avec le percement d'un premier passage des gorges de la Pierre-Lys, œuvre de l'énergique curé Félix Armand, permettant dès lors de communiquer avec le Roussillon et l'Espagne et de désenclaver un peu plus le village.

Dès 1833 les communes de Belvianes et de Cavirac fusionnent pour devenir Belvianes-et-Cavirac.

Le , à la Pentecôte est inaugurée une ligne de chemin de fer entre Quillan et Saint-Paul-de-Fenouillet passant par Belvianes et traversant les gorges de la Pierre-Lys. De nombreux travailleurs de ces chantiers des tunnels de la Pierre-Lys finiront par peupler la commune.

Politique et administration Découpage territorial