: est le onzième album original d'Alan Stivell et son troisième album live, paru en 1979. Après la reconnaissance de la France avec le premier enregistrement en public à l'Olympia et le second marquant la consécration des pays celtiques à Dublin, ce troisième album acquiert une dimension globale, où la chanson bretonne est reconnue en Allemagne, en Australie, au Canada, aux États-Unis...

La sélection d'éléments des précédents albums signale qu'une étape vient d'être bouclée et témoigne des différentes facettes abordées précédemment : le côté traditionnel, le côté jazz-rock, la poésie. Il comprend deux titres inédits, dont We shall survive, un cri en anglais un peu désespéré, plutôt pessimiste.

Présentation de l'album Il constitue pour les Bretons un témoignage : leur culture est applaudie un peu partout dans le monde, reconnue. Sachant cela peut-on éviter de parler breton, traîner encore avec soi les vieilles hontes ? Ça me donne le vertige... Quand l'enseignement de nos enfants se fera-t-il dans leur langue ? Que dois-je dire de cette langue, sans existence officielle dans son propre pays, au Japonais ou à l'Australien qui l'écoutent parfois sur sa chaîne haute-fidélité ?

Cet album live correspond aux concerts qu'Alan Stivell donne alors pendant ses tournées internationales de la fin des années 1970. Il est principalement enregistré en Allemagne et dans l'EstVerso de la pochette. Avant d'entamer une nouvelle spirale dans sa « queste » musicale (qui démarre par sa Symphonie), Alan Stivell fait le point en résumant les différentes facettes qu'il a abordé dans les chapitres précédents : on y retrouve le côté traditionnel, le côté jazz-rock et le côté intimiste des poèmes. Il y rajoute trois chansons inédites.

Parutions et réception Le disque live sort en 1979, après un tour du monde et trois années de recherches musicales très diversifiées. L'album est réédité en CD par Dreyfus Music en 1997 et distribué par Sony Music.

L'album est tourné vers l'échelon international et reçoit des salutations dans la presse anglaise : (« ballades emplies de rêves, rock endiablé, moments d'une incomparable beauté ») dans le journal Shepherd Express. Les critiques regrettent la qualité des moyens techniques utilisés qui conduisent parfois à un manque de netteté dans la prise de son : citations dans le livre Alan Stivell ou l'itinéraire d'un harper hero, p. 126.

Caractéristiques artistiques Description des morceaux L'essentiel des titres sont des versions en public de chansons issues des trois derniers albums en studio d'Alan Stivell, complétés par trois nouveautés.

Le live démarre par Ar C'hoant Dimezin, « Vouloir se marier », une complainte plutôt mélancolique. Elle est suivie par deux chansons de l'album 'Raok dilestra : Avant d'accoster : Rouantelezh Vreizh et Dugelezh Vreizh redynamisés par l'interprétation live. Suivent les deux premières chansons de Trema'n Inis : Vers l'île : Stok ouzh an enez, qui bénéficie ici d'un bel accompagnement au synthétiseurChronique de l'album sur le site Nightfall.fr et un extrait en anglais et français d'Hommes liges des talus en transe (Liegemen of the trembling slopes). Avec ces quatre chansons, l'histoire et la poésie demeurent présentes.

We shall survive, est une nouvelle composition, d'influences californienne et dublinoise selon Stivell, où la voix du chanteur est accompagnée par des chœurs. La chanson revient sur le thème du linguicide, « en anglais, qui est un peu désespérée, un peu pessimiste. Crier fort avant l'extinction totale »Erwan Le Tallec, Discographie commentée, Paroles & Musique, n° 27, février 1983. Cailin og deas (« Une jeune et jolie fille ») est un traditionnel du Connemara, où la voix du chanteur est joliment accompagnée notamment par la flûte et le violon.

On retrouve deux extraits de Un dewezh 'barzh 'gêr : Journée à la maison qui possèdent un intérêt supplémentaire : An Nighean Dubh, plus calme que la version studio, et O'Carolan's farewell - enchaîné à The Musical Priest - interprété ici de manière moins retenue que sur le disque initial. L'ensemble s'achève avec Fest-Hypnoz, traditionnel breton interprété tel une jam session, où se distinguent flûtes, violon, bombarde, sur fond de basse et d'orgue très seventies.

Pochette et disque

L'intérieur de la pochette associe des photographies du chanteur sur scène (prises par Simone Fisher), de ses musiciens et du public, sur fond de coupures de presse de journaux internationaux prestigieux ayant publié des articles à son propos (Melody Maker, The West Australian...). La couverture est une photo du musicien sur scène à la flûte irlandaise à côté de sa harpe, avec au-dessus le « A » d'Alan stylisé, qui ressemble à la forme une harpe celtique, et le titre qui reprend le style celtique de l'album précédent.

La « quatrième de couverture » reprend elle la pochette de Before Landing aux couleurs apaisées ainsi que celle de Trema'n Inis'' en surimpression, une manière de signaler qu'une étape vient d'être bouclée. En bas, elle accueille un texte introductif :

Fiche technique Liste des morceaux

Crédits

Équipe artistique Alan Stivell : chant, harpes, flûtes, bombarde, cornemuse, claviers Padrig Kerre : fiddle, mandole Mark Perru : guitares, chœurs Chris Hayward : flûtes, percussions Mickael Ar Valy : basse Christian Piget : claviers Ujan Herve : batterie

Équipe technique Production : A. Stivell (Keltia III) Arrangements : A. Stivell Enregistrement et mixage : Gérard Trevignon Photos : Simone Fisher Couverture verso : Claude Jarroir, Smart Art Graphisme : Guy Bariol

Annexes Notes et références

Bibliographie

: réédition 2017, Le Mot et le Reste

Liens externes

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