L'équipe d'Arabie saoudite de football () est la sélection de joueurs de football saoudiens représentant le pays lors des compétitions régionales, continentales et internationales sous l'égide de la fédération d'Arabie saoudite de football.

L'équipe nationale dispute, et remporte, la première rencontre de son histoire en 1957, face à la Syrie. Malgré une affiliation de la fédération à la Confédération asiatique de football puis à la FIFA dès 1956, la sélection ne s'engage pour la première fois dans les éliminatoires d'une Coupe d'Asie des nations qu'en 1975 et dispute ses premières qualifications à une phase finale de Coupe du monde en 1976.

Elle compte à son palmarès trois victoires en Coupe d'Asie des nations (1984, 1988 et 1996), ainsi que trois finales perdues, et a participé à 7 phases finales de Coupe du monde entre 1994 et 2026. Elle a également remporté la Coupe arabe des nations et la Coupe du Golfe des nations, respectivement deux et trois fois. Par ailleurs, elle fut finaliste de la première édition de la Coupe des confédérations, disputée à domicile en 1992.

Les « Faucons », ou les « Verts », comme ils sont surnommés, disputent leurs rencontres à domicile au Stade international du Roi-Fahd, situé dans la capitale saoudienne, Riyad.

Les Saoudiens ont terminé l'année 2025 au mondial du classement FIFA.

Histoire Genèse de l'équipe nationale (1950-1974)

C'est au début de l'année 1950 que les premières sélections saoudiennes voient le jour. Le , une équipe rassemblant les meilleurs joueurs des clubs d'Al Wahda et d'Al Ahli est réunie afin de rencontrer en match amical une sélection du Ministère de la Santé d'Égypte. Le lendemain, cette dernière affronte une autre formation saoudienne, cette fois composée de joueurs d'Al Ittihad et d'Al Hilal.

En 1956, la Fédération d'Arabie saoudite de football est créée et obtient la même année son affiliation à la Fédération internationale de football association (FIFA) et à la Confédération asiatique (AFC), fondée deux ans plus tôt. Le , l'équipe d'Arabie saoudite dispute le premier match de son histoire, dans le cadre de sa participation au tournoi de football des Jeux panarabes organisés à Beyrouth au Liban. Ce match est d'ailleurs la toute première rencontre internationaleLe premier match joué dans le stade est un match amical entre l'équipe du Liban et le club roumain de FC Petrolul Ploiești. disputée dans la Cité sportive Camille-Chamoun, édifiée pour l'occasion. Opposés à la Syrie, les Saoudiens l'emportent trois buts à un. Dirigés par l'ancien international égyptien Abdelrahman Fawzi, ils s'inclinent ensuite face à la Jordanie puis arrachent le match nul face au pays organisateur. C'est la différence de buts avec la Syrie qui empêche les Saoudiens d'aller plus loin dans le tournoi.

thumb|Le Stade d'honneur de Casablanca, théâtre de la déroute saoudienne face à la République arabe unie sur le score de 13 à 0|alt=Photo en noir et blanc d'un avant-match de football, prise depuis les tribunes, avec le terrain au second plan|left En 1961, l'Arabie saoudite participe à nouveau aux Jeux panarabes qui sont disputés à Casablanca au Maroc. Ce tournoi est un véritable désastre pour les Faucons : les hommes de Fawzi subissent quatre défaites consécutives, toutes sur des scores-fleuves (dont un 13-0 face à la République arabe unie et 13-1 face au pays hôte) avant de remporter le dernier match de poule face au Koweït. Deux ans plus tard, emmenée par le Tunisien Ali Chaouach, elle subit une nouvelle déroute face à l'Égypte, s'inclinant 7-0 en quart de finale du tournoi de football des Jeux des nouvelles forces émergentes en Indonésie.

Les Saoudiens disputent par la suite deux matchs amicaux : une victoire 4-0 en Tunisie en décembre 1967 et le , pour le premier match de l'histoire de la sélection sur son sol, un revers contre la Turquie. À partir de 1970, la sélection participe aux premières éditions de la Coupe du Golfe des nations, avec une certaine réussite (deux finales et une troisième place lors des trois premières participations). En 1975, la fédération recrute comme sélectionneur l'ancienne gloire hongroise Ferenc Puskás, qui devient le premier Européen à diriger l'équipe nationale. À cette occasion, l'Arabie saoudite s'engage pour la première fois de son histoire dans les éliminatoires de deux compétitions internationales : les Jeux olympiques de Montréal et la Coupe d'Asie des nations qui ont lieu l'année suivante.

Premiers pas sur la scène internationale (1975-1981) Le à Bagdad, pour leur premier match officiel continental, les Saoudiens affrontent l'Afghanistan dans le cadre des qualifications pour la Coupe d'Asie, dans une poule qui compte également l'Irak et le Qatar. La qualification pour le tournoi final en Iran est obtenue grâce à une deuxième place du groupe derrière les Irakiens. Cependant, les hommes de Puskás ne disputent pas la phase finale, à la suite de la décision de la fédération de se retirer de la compétition, pour une raison indéterminée. Disputé quatre mois plus tard, le tournoi qualificatif olympique est mitigé. Versés dans une poule en compagnie de l'Iran, l'Irak, le Koweït et Bahreïn, les Verts terminent leur campagne sur un bilan de deux victoires et deux défaites, un résultat insuffisant pour participer au tournoi canadien. L'année suivante, en , après une édition de Coupe du Golfe particulièrement décevante (cinquième place avec quatre défaites -dont un 7-1 contre l'Irak- en six rencontres), Puskás laisse le poste de sélectionneur au Britannique Bill McGarry.

McGarry a pour principale mission la qualification des Saoudiens pour la Coupe du monde 1978, dont la phase finale est organisée en Argentine, pour ce qui est la première campagne saoudienne pour le tournoi mondial. Placée dans le groupe 3 avec l'Iran et la Syrie, la sélection entame les qualifications le par une victoire à domicile face à la Syrie avant d'enchaîner trois défaites consécutives, un résultat qui la classe deuxième du groupe, derrière les Iraniens, auteurs d'un sans-faute et seuls qualifiés pour la suite des qualifications. Cet échec entraîne le départ de McGarry, remplacé par un autre Anglais, Danny Allison. La fédération choisit de ne pas inscrire la sélection dans les éliminatoires de la Coupe d'Asie des nations 1980, disputée au Koweït. En 1979, la cinquième édition de la Coupe du Golfe voit les Saoudiens terminer à la troisième place, loin derrière l'Irak, pays organisateur, qui a survolé la compétition. Le poste de sélectionneur est particulièrement instable à cette époque puisque Allison va être rapidement remplacé par un autre entraîneur anglais, David Woodfield, qui ne reste en poste lui aussi que quelques mois. En 1981, la fédération recrute le Brésilien Rubens Minelli qui va faire progresser les Saoudiens et amener la sélection à ses premiers trophées.

Premiers succès majeurs (1982-1990) thumb|right|alt=Photo en noir et blanc de l'entraîneur brésilien Mário Zagallo|Mário Zagallo, sélectionneur de l'Arabie saoudite entre 1982 et 1984 Engagés dans les éliminatoires de la Coupe du monde 1982, les Faucons terminent en tête du groupe 2, dont tous les matchs sont disputés à Riyad. Ils battent successivement l'Irak, la Syrie, Bahreïn et le Qatar. La poule finale à quatre, qui détermine les deux nations qualifiées pour le tournoi espagnol, voit les hommes de Minelli terminer à la dernière place, sans aucune victoire, avec notamment une lourde défaite 5-0 à domicile lors du dernier match face à la Nouvelle-Zélande. Ce revers met un terme à la collaboration entre Minelli et la fédération, qui recrute pour le remplacer le double champion du monde et ancien technicien du club d'Al Hilal Mário Zagallo.

Les débuts de Zagallo sur le banc saoudien ont lieu lors de la Coupe du Golfe des nations 1982, organisée aux Émirats arabes unis. Avec seulement deux victoires (face au Qatar et au sultanat d'Oman), la sélection termine à une décevante quatrième place, devancée par des équipes qu'elle a battues quelques mois plus tôt. Zagallo parvient tout de même à mener l'Arabie saoudite sur le podium des Jeux asiatiques de 1982, en terminant troisième du tournoi de football. L'année suivante, l'équipe nationale ne dispute aucun match mais le technicien brésilien qualifie la sélection olympique pour les Jeux de Los Angeles. C'est une première dans l'histoire du football saoudien. Zagallo est finalement licencié en , à la suite d'une lourde défaite face à l'Irak 4-0 durant la Coupe du Golfe 1984 à Mascate. La fédération décide pour la première fois de recruter un sélectionneur saoudien, Khalil Ibrahim al-Zayani.

left|thumb|alt=Photo sepia du match entre la Chine et l'Arabie saoudite en 1984|Finale de la Coupe d'Asie des nations 1984 entre l'Arabie saoudite et la Chine Après avoir amené l'équipe saoudienne sur le podium de la Coupe du Golfe, al-Zayani dirige les Saoudiens lors de la phase finale du tournoi olympique de Los Angeles, où ses hommes terminent le premier tour avec trois défaites en autant de matchs, face au Brésil, au Maroc et à l'Allemagne de l'Ouest. Majed Abdullah est le seul buteur saoudien du tournoi, lors du match inaugural contre la Seleção, perdu 1-3.

Le technicien saoudien dirige ensuite les Verts lors des éliminatoires de la Coupe d'Asie des nations, dont la phase finale est disputée à Singapour. Les Saoudiens survolent leur poule de qualification, dont les matchs ont lieu en à Djeddah. Ils battent successivement le Sri Lanka, les Émirats arabes unis, le Népal et à nouveau Oman, sans encaisser un seul but. Placés en phase finale dans le groupe 1, ils sont accrochés par le Qatar et la Corée du Sud et s'imposent face au Koweït et la Syrie, ce qui leur permet de terminer à la première place de la poule et de se qualifier pour les demi-finales. Les hommes d'al-Zayani doivent passer par la séance des tirs au but pour éliminer l'Iran en demi-finale puis gagnent la finale contre la Chine sur le score de deux buts à zéro.

L'année suivante, l'Arabie saoudite est éliminée dès son entrée en lice dans les éliminatoires de la Coupe du monde 1986, sortie par les Émirats arabes unis (0-0 à l'aller, défaite 1-0 au retour). Elle participe ensuite pour la première fois à la Coupe arabe des nations, qu'elle dispute à domicile et qu'elle termine à la troisième place, derrière l'Irak et Bahreïn. Elle termine l'année par une double confrontation face au Cameroun, champion d'Afrique en titre, lors de la Coupe afro-asiatique des nations avec une défaite à Yaoundé 4-1 et un succès à Taïf 2-1. En 1986, la sélection termine une fois encore à la troisième place de la coupe du Golfe des nations, organisée cette année-là à Manama, au Bahreïn avec un bilan de trois victoires et trois défaites. En septembre, elle parvient en finale du tournoi de football des Jeux asiatiques organisés à Séoul en Corée du Sud, s'inclinant face au pays organisateur.

L'Arabie saoudite joue très peu en 1987, elle est notamment exemptée de campagne qualificative pour la Coupe d'Asie des nations, en tant que tenante du trophée. Une nouvelle fois, le poste de sélectionneur national est très instable puisque, après le départ d'al-Zayani, quatre entraîneurs sud-américains se succèdent en à peine deux ans : les Uruguayens Kosia Tastilo et Omar Borrás et les Brésiliens Osvaldo et Galletti. En 1988, c'est un très grand nom du football mondial qui est choisi par les cadres de la fédération avec l'engagement du Brésilien Carlos Alberto Parreira, champion d'Asie avec le Koweït en 1980.