Fabrezan est une commune française située dans le nord du département de l'Aude, dans la région Occitanie. Elle s'écrit Fabresan en occitan.

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du massif des Corbières, un chaos calcaire formant la transition entre le Massif central et les Pyrénées. Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par l'Orbieu, la Nielle, le ruisseau du Rabet, le ruisseau de la Peyrouse, le ruisseau de la Prade et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (les « Corbières occidentales » et la « vallée de l'Orbieu ») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Fabrezan est une commune rurale qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Narbonne. Ses habitants sont appelés les Fabrezanais et Fabrezanaises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'église Saint-Étienne, classée en 1982, la tour de Fabrezan, inscrite en 1951, et le monument aux morts de Fabrezan, inscrit en 2018.

Géographie Localisation

Communes limitrophes

Géologie et relief

Fabrezan se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)Plan séisme.

Hydrographie

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lagrasse à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité Réseau Natura 2000 vignette|Site Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats. : la « vallée de l'Orbieu », d'une superficie de , servant d'habitat, entre autres, pour le Barbeau méridional et du Desman des Pyrénées en limite nord de répartition.

et un au titre de la directive oiseaux : les « Corbières occidentales », d'une superficie de , présentant des milieux propices à la nidification des espèces rupicoles : des couples d'Aigles royaux occupent partagent l'espace avec des espèces aussi significatives que le Faucon pèlerin, le Grand-duc d'Europe ou le Circaète Jean-le-Blanc..

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. est recensée sur la commune. : le « bois de la Pinède de Boutenac » (), couvrant du département. et trois ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les « Corbières centrales » (), couvrant dont 54 dans l'Aude et 2 dans les Pyrénées-Orientales. ; le « massif d'Alaric » (), couvrant du département. ; la « vallée aval de l'Orbieu » (), couvrant du département..

Urbanisme Typologie Au , Fabrezan est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Narbonne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (66,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (60,6 %), forêts (26,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,8 %), zones urbanisées (3,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Fabrezan est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Orbieu, le ruisseau du Rabet et la Nielle. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1987, 1992, 1996, 1997, 1999, 2005, 2009, 2014 et 2018, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|upright=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Fabrezan. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (75,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 866 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 94 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Toponymie Villa gallo-romaine : villa Fabriciana (du nom de Fabricius, soldat de la de César) 947 : In villa Fabriciano 988 : Fabresa 1007 : Fabrezanum 1161 : Fabreza 1222 : Castrum de Fabrezano 1351 : Ecclesia de Fabrezano 1521 : Fabresanus 1595 : Fabresan

Histoire Sur la commune de Fabrezan se tient un hameau du nom de Villerouge-la-Crémade (sus-nommé Villerouge-la-Panouse auparavant, Villa Rubia à l'époque romaine). Ce pays faisait partie de la florissante province Narbonnaise. L'on peut y voir, selon les légendes populaires, une statue d'une vierge en argent, ainsi qu'une église du où subsistent des fresques.

Situé au seuil des Corbières sur la rive gauche de l'Orbieu, au pied de la montagne de l'Alaric, Fabrezan est un village circulaire aux ruelles étroites. La commune est entourée des vestiges des remparts érigés en 974.

Ce hameau possède aussi un palais du Moyen Âge, dont il ne subsiste à ce jour qu'un demi-mur et une meurtrière.Il est à noter que l'appellation "la Crémade" provient d'une voie de fait : un bûcher dressé à l'intention de cathares (Villerouge-Termenès où fut brulé le dernier cathare, Guilhem Bélibaste n'est pas très éloigné) se rappelle à la mémoire populaire ou plus certainement à la couleur, jaune, ocre et rouge des terres. Ce château a, très certainement, été détruit lors de la chevauchée du Prince Noir.

De plus, dans les archives de la ville, l'on peut découvrir l'existence du comte de Fabrezan et seigneur de Villerouge, au .

Il faut également rappeler que Fabrezan est un ancien village fortifié, on peut encore apercevoir des remparts à l'impasse Nego-Saumo.

À proximité de Fabrezan, les textes signalent un autre site, Villerouge, avec son église Villa Ruvia cum ecclesia sancti saturnini (an 859).

Au Moyen Âge, avant la croisade contre les Albigeois, la seigneurie de Fabrezan appartenait à la vicomté de Narbonne.

À partir du , quand le vicomte de Narbonne accusa les consuls de la ville de Fabrezan de rébellion envers le roi (an 1381), il décida du punir les Narbonnais. Ces derniers ripostèrent en attaquant et en prenant le donjon de Fabrezan, refuge de la famille du vicomte.

En 1508, la vicomté de Narbonne se trouve rattachée au domaine royal. L'histoire féodale se terminait. Les nouveaux seigneurs de Fabrezan se chargent de percevoir les redevances féodales.

Début du , fin de l'histoire féodale. En 1633, Jean de Seigneuret, seigneur de Fabrezan, fut reçu en remplacement du baron de Castrie. Ainsi venait d'être créée la baronnie de Fabrezan.

Fin , destruction des remparts et création de deux quartiers (Saint-Marc et les Plantiers). En 1889, Fabrezan devient le premier relais de transport de l'électricité. En 1900, le village bénéficie d'un éclairage public à l'électricité.

En 1907, le village était éclairé, et possédait son bureau de poste avec télégraphe et téléphone. Il y avait trois abonnés au téléphone.

centré|vignette|upright=1.4|Vue sur Fabrezan, depuis le lieu-dit la Serre, sur les parties hautes du village.|alt=

Politique et administration Découpage territorial